Texas Chainsaw Massacre, 2003
Dans la région d’Austin (Texas), cinq jeunes gens accablés de chaleur se rendent à un concert après avoir franchi la frontière mexicaine pour y acheter de la drogue. Manquant d’écraser une jeune fille pâle comme une morte titubant en chemise de nuit au bord de la route, ils la prennent à leur bord, la questionnent mais n’obtiennent aucune réponse. Remarquant la direction que prend le van, celle-ci devient folle de peur, tente de dévier le véhicule, s’écriant qu’elle « ne veut pas retourner là-bas ! » – « Là-bas » ? C’est-à-dire près de la ferme de Thomas Hewitt, l’auteur du « massacre à la tronçonneuse » révélé dans toute son horreur par la police le 20 août 1973. Or, nous sommes le 18 août…
Pour les plus jeunes, Massacre à la tronçonneuse 2003 est un remake du film réalisé en 1973 par le maître Tobe Hooper . Le film original, construit à partir d’un faible budget , rapporta une recette phénoménale. Le scénario est tiré d’un fait divers réel ( l’affaire Ed Gein ). Certains membres de l’équipe du premier film ont accepté de reprendre leur poste dans ce remake notamment le narrateur de la version originale et le chef opérateur. Ce film est célèbre pour avoir été longtemps censuré, pour son tournage épique, mais également pour son incroyable réalisation, audacieuse et encore rarement égalée dans le genre. En 1974, il a obtenu le prix de la critique au Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1976. Censuré, Massacre à la tronçonneuse n’est sorti au Royaume-Uni qu’en avril 1999. La commission de contrôle interdit aussi la sortie de ce film en France après une semaine d’exploitation en salle en 1974 et ce n’est qu’en mai 1982 que l’interdiction fut levée, le film est sorti dans sa version intégrale huit ans après sa réalisation avec une interdiction aux moins de 18 ans. Des suites ont vu ensuite le jour ( 3 films si je ne m’abuse ) mais elles n’ont pas rencontré le succès de l’opus original : Massacre à la tronçonneuse 2 d’abord, également réalisée par Tobe Hooper et sortie en 1986 ; Leatherface : Massacre à la tronçonneuse 3 de Jeff Burr, en 1990; Massacre à la tronçonneuse, la nouvelle génération de Kim Henkel en 1994.
Marcus Nispel s’attaquait donc à un monument en décidant de faire un remake de ce film culte ; mais bon puisque c’est la mode. En apprenant que Michael Bay en était le producteur, on pouvait s’attendre à être déçus . Mais c’est en réalité une bonne surprise, très bonne. Biensûr, le film original n’est pas égalé mais ce n’est pas non plus l’effet recherché. Nispel a proposé au delà d’un remake, une relcture de l’oeuvre originale, comme un fan de la première heure. Le réalisateur a auparavant travaillé sur des vidéos clips et est, alors, un débutant dans le cinéma. Le scénario est réécrit au profit d’une intrigue plus légère.
Le film de 2003 est plus gore que celui de Hooper, car le but du film original n’était pas de montrer de la boucherie, mais de faire peur grâce à des effets réalistes et à une ambiance spéficique. Les meurtres arrivent rapidement ( Cf la première apparition de Leatherface !! brutale ! ) et sont plus individualisés. La scène « d’époque » qui ouvre et qui ferme le film est une vraie bonne idée et permet de donnre une caution » histoire vraie » au film ( qui n’en a pas besoin ) ; elle est néanmoins particulièrement bien fichue ! Le jeux des comparaisons est un des grands plaisirs du film : Leatherface a grandit et a pris du poids, la scène du suicide rempace une autre, plus de garçon handicapé, le Shériff prend du gallon, la scène du repas n’est plus présente .. L’image est crade, sombre, moite .. terrible et angoissante ! Un côté monochrome sépia, presque noir et blanc qui donne un film un cachet certain.Et puis le Shériff : quelle interpréation ! Il pourrait justifier à lui seul un film sur son pesonnage ( quoi ? j’éxagère ? )
Trouver des défauts à ce film est pour moi difficile, et pourtant elles sont présentes ; elles vont d’ailleurs être reprises et accentuées dans le film suivant ( précédent en fait, Massacre à la Tronçonneuse : le commencement ). D’abord que l’on explique la psychologie de l’inoubliable et effroyable Leatherface et qu’on veuille à tout pris lui donner un visage humain, rationnel ( si bien, que dans mes dernièrs visionnages, il en me faisait plus aussi peur ! ). Ensuite, Jessica Biel : en tant qu’actrice, rien à redire elle est parfaite. Seuelement, pourquoi vouloir toujours la filmer sous un angle .. comment dire .. lidibinal ? Je signale aussi que le débardeur blanc mouillé n’était pas obligatoire hein .. Enfin, le jeu des acteurs masculins ( les trois jeunes ) laisse parfois à désirer.
Quel plaisir donc, de retrouver Leatherface avec son joujou préféré, plus sombre, plus moderne. C’est un remake de bonne qualité qui a évité le pire dans cette relecture, mais on reste un peu sur notre fin. Pour remédier à cela, rien de mieux que se retapper l’original !!


(18 vote (s), Note : 3,94/5)
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ce film et le plus terrifian que jai vu
dommages sa serait bien en 3 d