Vinyan

Publié le 2 oct 2008

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« Un des films les plus marquants de 2008″
« Profondément émouvant »
« Trip esthétique, film superbe »

On avait de quoi en attendre vue les premières critiques s, d’autant plus que le réalisateur est français et qu’il avait signé une surprise plutôt bonne avec Calvaire en 2006. L’évènement de la rentrée horrifique est donc là si on en croit les spécialistes.

Le pitch : Janet et Paul, lors de vacances thaïlandaises donc, ont perdu leur fils unique dans le tsunami. Le deuil est d’autant plus difficile que les secours n’ont pas retrouvé le corps de l’enfant mort : alors que Paul refuse de sombrer dans la folie, Janet s’accroche à des rêves, des fantasmes, des visions, qui la persuadent que son fils a été kidnappé par des trafiquants d’enfants adoptés : elle va donc parcourir la jungle à la recherche de son rejeton, et découvrir que les vivants ne sont pas les seuls à roder, puisqu’une tripotée de fantômes d’enfants va se mêler à son histoire. « Vinyan » est l’âme du mort qui vient hanter le monde des vivants : sauf que l’on ne croit pas vraiment à la force du film de fantômes, comme on ne ressent pas de véritable émotion à voir cette histoire de profonde souffrance parentale.

Dès le générique on a affaire à une image efficace mais une scène sous marine avec une police de caractère hideuse, énorme et pas lisible. L’histoire est simplissime, et pourtant, on a du mal à suivre : on assiste à de véritables béances scénaristiques et d’incohérences comme par exemple l’héroïne qui sort à un moment donné d’un taxi pour trouver on ne sait qui.

Autre problème les acteurs : pas si mauvais que ça, sauf Emmanuelle Béart ; on a l’impression qu’elle n’est  pas là, elle ne parvient pas à nous transporter dans l’univers du film. En multipliant les effets de styles et les prises de vues pseudo-dramatiques sur la situation désastreuse qu’est la perte d’un enfant, Béart, incarnant un personnage de plus en plus fou au fil des minutes , ennuie et même agace plus qu’elle n’intéresse. On a du mal à suivre l’actrice puisqu’elle se force en sur-jouant une femme en proie à la folie.

La fin est désastreuse, le réalisateur nous livre en effet une scène finale qui ne répond pas à toutes les questions du film, et laisse le spectateur dans l’expectative d’un film non-fini. Lorsque les enfants sauvages, promis par l’affiche, apparaissent enfin dans les dernières minutes du film ils ne font pas peur une seconde,  pour voir l’histoire se résoudre en une scène grotesque illustrant à merveille le mythe de la scène primitive. Cette dernière est d’une lourdeur rare ( tout comme le reste du film ) . D’ailleurs, les (le) quelques plans cherchent vaguement à choquer, sont inutiles, voire déplacés. 

Un film fatiguant, hystérique ; et même si Du Weltz réussit à moitié à rendre un film beau esthétiquement ( et encore, certaines scènes sont filmées comme dans Irréversible, c’est pour dire ), mais il tente d’en faire trop : des plans à rallonge inutiles à la bande sonore mal adaptée.

Un film prétentieux en fait.

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Catégorie: A enterrer pour de bon !, Critiques


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