[critique] Phénomènes

Publié le 11 déc 2008

L’histoire : Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n’y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu’est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d’attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l’air, par l’eau, ou autrement ?
Pour Elliot Moore, professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d’abord d’échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma, ils fuient en compagnie d’un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n’est plus en sécurité nulle part. Il n’y a aucun moyen d’échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l’avenir même de l’espèce humaine…

Après quelques tribulations (La Jeune Fille de l’eau, son dernier film, a été un échec), le réalisateur de Sixième sens a décidé de renouer avec le public en lui proposant un produit très prisé ces derniers temps au cinéma : une histoire d’apocalypse et de survivants. M. Night Shyamalan, qui déteste qu’on le confonde avec d’autres cinéastes, a procédé à rebours de ses confrères a sans doute aussi une haute opinion de lui-même. Celle-ci n’est pas d’ailleurs pas toujours justifiée. Après un premier film épatant, on attend toujours LE métrage qui supportera la comparaison avec Sixième Sens. Signs et Incassable étaient moyennement réussis et le Village n’a pas rencontré le succès escompté. Avec Phénomènes, il poursuit pourtant les investigations paranormales qui ont dessiné sa carrière. Shyamalan décide donc de retrouver ses premiers amours en offrant un film dans la droite lignée de Sings : un évènement catastrophique sans précédent qu’il raconte en se plaçant du point de vue d’une famille en crise… Cette technique narrative, déjà utilisée auparavant comme dans La Guerre des Mondes dernièrement, servira donc de pieere angulaire à ce film.

Il semblerait que le réalisateur ait tenté de reconquérir son public, en mettant en avant les aspects familliaux ( le couple sur le point de rompre ) et écologiques dans son oeuvre. Mais cela ne prend pas sand doute à cause de l’impression que l’on a en sortant de la salle de cinéma. Une grosse morale bien dégoulinante nous rend amer et nous empèche de voir les quelques qualités ( même si elles sont peu nombreuses ) du film.

La bande annonce nous avait mis en haleine avec ces suicides mystérieux mises en scènes de très belle manière, et parfois un peu trop sanguinolants ( cela n’apporte pas grand chose ). Ce sont d’ailleurs ces gens qui tombent de partout qui m’ont donné envie d’aller voir le film. Malheureusement, cela ne dure que 10 minutes. Les acteurs sont plutôt mauvais : dans le rôle principal , Mark Walhberg est incipide, vide et un peu idiot. Il faut dire que son personnage n’aide pas ( un scientifique qui apsse son temps à relativiser avec des formules mathémathiques ). La jeune femme n’est pas meilleure. Auncune réelle émition, aucun sentiment remarquable, une histoire finalement assez ennuyeuse. Pourtant, dans la dernière partie du film, après des péripéties diverses qui finissent par se répéter, Shyamalan a la bonne idée d’isoler ses derniers héros dans une vieille ferme tenue par une étrange vieille femme ( ce qui rappele encore une fois lépisode de la cabane de la Guerre des mondes de Spielberg ). Partie du film assez bien réussie, la vieille est carrément flippante !

Une bonne ambiance, des idées originales et bien trouvées mais déservbies par l’égocentrisme du réalisateur, trop occupé à vouloir retrouver son heure de gloire pour pouvoir faire des films entièrementréussis.

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Catégorie: Critiques, Dommage ...


Commentaires

  1. « Une grosse morale bien dégoulinante nous rend amer et nous empèche de voir les quelques qualités »
    Voilà la phrase qui résume parfaitement le film, je n’aurais pas mieux dit, un début qui tient bien et ça part en morale inachevées. Du coup dégouté, un sentiment de « Rien » qui m’a envahit.

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