Les Autres

L’histoire : Ile de Jersey, 1945. La Seconde Guerre Mondiale est terminée mais le marie de Grace ne rentre pas. Seule dans une immense demeure victorienne, elle élève ses enfants qui souffrent d’une étrange maladie : ils ne supportent pas la lumière du jour. Pour tous les occupants du domaine, une seule règle vitale : la maison doit rester dans l’obscurité ; ne jamais ouvrir une fenêtre en leur présence. Cet ordre simple sera pourtant enfreint. Dès lors, Grace, les enfants et tous ceux qui les entourent devront en supporter les conséquences.
Si l’histoire de ce film , le sujet dont il traite et certains de ses aspects font parfois penser au Sixième Sens de Shyamalan ; la comparaison s’arrête là tant ces deux films différent notamment dans la mise en scène. Malgré tout, on peut regretter que ces deux films soient sortis à la même période , et surtout que Sixième Sens soit sorti en premier.
Mais mettons le contexte cinématographique de côté pour apprécier ce film en tant que tel. L’atmosphère est prenante, très particulière avec ce brouillard pesant et menaçant. Celui-ci sépare également la famille et la maison du reste du monde, des autres. Ce climat est idéal pour instaurer une intrigue à suspense accentuée par l’absence de maître de maison, et de la maladie mystérieuse des deux enfants : une allergie totale au moindre rayon de lumière. Alors que dans tout film de terreur qui se respecte, le noir est synonyme de peur, de danger , Amenabar choisit d’en faire l’allié de ses jeunes héros. Un paradoxe gonflé à l’image de ce que le cinéaste nous propose en terme d’effroi tout au long d’un récit lancinent ( le rythme très lent du film est tout sauf innocent). Amenabar a ici la capacité particulière d’engendrer l’angoisse, la tension, le frisson sans avoir besoin d’en faire des tonnes. De fait, l’ambiance, tendue, feutrée, claustrophobe, mystérieuse, reste néanmoins réaliste, chargée d’un malaise latent.
Le réalisateur brouille volontairement les pistes, a le goût des coups de théâtre et nous force par son lever de voile final à faire une relecture du film.
Dès le début, le film tient ses promesses de nous donner des frissons que cela soit par ses jeux de lumière ou par le silence assourdissant de cette grande maison. Rien de tel qu’un éclairage à la bougie pour accroître la tension d’un récit. Le mystère tient à la fois dans la réalisation mais également de l’opacité des personnages : c’est dans cette perspective que chaque acteur joue avec sobriété, offrant une ambiguïté certaine. Nicole Kidman, actrice principale, ne se contente pas de grimacer pour souligner la terreur progressive du personnage, mais révèle un vrai charisme, une présence, et nous éblouit aussi bien par son interprétation que par sa beauté froide hors du temps. Dans la grande tradition des héroïnes hitchockienne (ce n’est pas un hasard si son prénom, Grace, est également celui de l’une des actrices fétiches du maître du suspense), l’actrice, magnifiquement photographiée (sa beauté et sa fragilité n’ont jamais parues aussi touchantes) est au centre de toutes les émotions du film. Présente dès le premier (et fulgurant) plan, elle est le parfait baromètre du spectateur.

(6 vote (s), Note : 4,67/5)
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J’ai Vu Quelques Passage Et Meme S’il N’y A Pas De Sang (dans les extrait que j’ai vu ) Sa Fait Super Peur !!
C’est Ambiance Stressante , Angoissante.
=S
j adore se film ………..
Un des meilleurs films à frisson qui existe. L’ambiance est le grand atout du film. Bon scénario, bon jeu d’acteur, ambiance parfaite, original. Très bon film.