The Midnight Meat Train
Publié le 6 fév 2009

RÉALISATION: Ryuhei Kitamura
SCÉNARIO: Jeff Buhler, Clive Barker
AVEC: Bradley Cooper, Leslie Bibb, Brooke Shields, Vinnie Jones et Roger Bart
D’après l’oeuvre de Clive Barker, Le train de l’abbatoir.
L’histoire : Un photographe de presse est témoin d’un meurtre dans le métro de New-York. Il décide de prendre en chasse le criminel, un serial killer connu sous le nom de “boucher du métro”…
Mitigée, c’est le mot qui définirait bien mon état d’esprit à la sortie de la projection de The Midnight Meat Train ; n’ayant lu aucun roman de Clive Barker, je n’étais pas familiarisée avec l’ambiance générale du film. Le script à l’esprit manque certes de profondeur, il apporte des éléments trop facilement identifiables et il peine finalement à nous surprendre. Le récit se limite en fait à la filature d’un serial killer par un photographe trop curieux ( pas très bien interprété )n’est que trop linéaire et ne parvient à nous tenir en haleine que par son atmosphère angoissante, et surtout son esthétisme qui est plutôt réussi. En effet, la réalisation japonaise est d’une bonne qualité : froide, bleue, et les litres de sang versés paraissent presque noirs tant l’image est maitrisée. L’utilisation particulière du cadre et des décors new-yorkais montre que Kitamuraest très à l’aise ; la photographie est très soignée, et souvent magnifique. Bien souvent, la caméra se met à la place des victimes pour que le spectateur ressente le choc de manière brutale et physique et fait de ce boucher un boogeyman effrayant.
Les séquences d’horreur, jamais gratuites, sont ainsi très dures, fortement dotées d’éléments gores et macabres. La réussite de ces séquences horrifiques tient aussi en majeure partie du charisme de Vinnie Jones, qui est tout simplement terrifiant dans un rôle presque muet. En véritable machine à tuer, il ne transparait aucune émotion ; bien plus qu’un simple boogeyman, le dénommé Mahogany est un implacable exécuteur investi d’une mission, qui est en fait le but même de son existence.
Là où j’ai eu plus de mal, c’est dans l’évolution de l’histoire et de l’enquête de Leon. En effet, même si l’on arrive à comprendre son envie au départ qui l’entraîne à poursuivre le boucher, sa folie se manifeste beaucoup trop brusquement. Par là même, sa copine, qui trouvait l’obsession de Leon déraisonnable ( et on la comprend ), elle finit par se lancer un peu trop facilement dans cette histoire pour aider son mec. Et puis le dernier quart d’heure apparait être une idée tellement bonne , inatendue et originale, mais il est comme greffé au reste de l’histoire sans aucun lien et beaucoup trop précipité pour être valable.
Un film de bonne qualité dont on ressort un peu largué ( ce qui doit être voulu ) mais dans lequel on peine à rentrer, peut être à cause d’une atmosphère étrange, et à un rythme parfois trop lent.
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