[ Preview ] Meurtres à la Saint-Valentin
Publié le 26 avr 2009
En 1981, alors que le public faisait un triomphe aux films d’horreur comme Halloween, de John Carpenter ou La denrière maison sur la gauche de Wes Craven, un film canadien à petit budget s’imposait par surprise. Meurtres à la Saint-Valentin de George Mihalka fut en effet un événement et remporta un succès que même ses créateurs n’avaient pas prévu. Aujourd(hui, presque trente ans plus tard, Meurtres à la Saint-Valentin 3D repousse les limites de la peur dans un remake aussi inventif que terrifiant de ce classique du cinéma d’horreur.
Mais parlons d’abord de l’histoire : La petite ville minière d’Harmony fut autrefois le théâtre d’un effroyable drame. L’erreur commise par le jeune Tom Hanniger, un mineur débutant, provoqua la mort de cinq hommes. L’unique survivant, Harry Warden, resta d’abord dans un profond coma mais exactement un an après, le jour de la Saint-Valentin, il se réveilla soudain et, ivre de vengeance, massacra vingt-deux personnes à coups de pioche avant d’être abattu.
Dix ans plus tard, toujours hanté par la catastrophe, Tom Hanniger revient à Harmony en espérant pouvoir enfin tourner la page. Il retrouve son premier amour, Sarah, qui a épousé depuis son meilleur ami, Axel, chef de la police. Mais quelque chose a surgi du passé, et de nouveaux meurtres ensanglantent la ville. Un tueur armé d’une pioche est en chasse, et chaque pas le rapproche de Tom, Sarah et Axel. Tous trois commencent à croire que Harry Warden est revenu se venger…
Le réalisateur Patrick Lussier a monté pour Wes Craven : Red Eye, Freddy sort de la nuit. Il a par ailleurs été consultant visuel sur Nuits de terreur de Jonathan Liebesman, Studio 54 de Mark Christopher, Les frères Grimm de Terry Gilliam, L’Exorciste : au commencement de Renny Harlin, et Whisper de Stewart Hendler.. Lussier raconte : « Ce remake marque l’alliance de la plus forte tradition du genre avec une nouvelle technologie qui porte cette excellente histoire à un niveau inédit. C’est la rencontre de plein d’ingrédients différents qui forment un mélange d’un nouveau genre pour les spectateurs. Faire ce film d’horreur en 3D a été une expérience formidable parce que nous avons été obligés d’inventer une nouvelle façon de raconter une histoire. »

Le producteur Jack Murray commente : « La première fois que j’ai vu un film en 3D, cela relevait encore du gadget. Les gens étaient fascinés parce que c’était nouveau, mais ce procédé n’était pas exploité en relation avec l’histoire. Ce n’était qu’une sorte d’attraction, l’occasion de voir des choses sortir de l’écran. Avec ce film, nous voulions aller plus loin. Nous avons bien sûr exploité la 3D pour donner du volume et du relief aux décors, mais nous l’avons surtout utilisée comme un outil pour rendre le film encore plus effrayant. » Il commente : « L’idée de Patrick Lussier était d’utiliser la 3D pour faire ce qu’elle réussit le mieux : vous surprendre et vous immerger dans l’action. En l’associant avec d’autres techniques et moyens comme les maquillages prosthétiques, les cascades et les effets visuels, il a créé un film qui va vraiment terrifier les spectateurs. » Des années de travail avec Wes Craven, le maître de l’horreur, ont appris à Patrick Lussier que la création d’un bon film d’horreur dépend avant tout de ses protagonistes. Patrick Lussier observe : « Tous les films de Wes reposent sur les personnages. Quand vous laissez l’histoire et les personnages passer au premier plan, l’horreur naît spontanément des événements. Pas besoin de répandre des litres de sang sur l’écran. » Kerr Smith, qui joue Axel, le chef de la police d’Harmony, confie : « J’admire la façon dont Patrick a dépassé les limites habituelles des films d’horreur. On va au cinéma pour ressentir des émotions dont on ne fait normalement pas l’expérience. Je n’ai jamais été aussi terrifié, et le fait d’avoir créé des personnages attachants rend le film encore meilleur. »

Le film a été tourné à Pittsburgh, à quelques kilomètres du centre de la région des mines de charbon de l’ouest de la Pennsylvanie. Patrick Lussier raconte : « Un des premiers lieux de tournage que nous avons découverts a été la mine. Elle n’était plus exploitée depuis longtemps, mais le décor était parfait. » Le réalisateur poursuit : « C’est un endroit terriblement exigu quiruisselle d’humidité. Nous y passions des journées entières dans l’obscurité et la boue. Certains membres de l’équipe font du cinéma depuis vingt ou trente ans et ils étaient tous d’accord pour dire que c’était le pire lieu de tournage de toute leur carrière ! » Max Penner, expert en relief, explique : « Grâce aux lignes de perspective de la mine, nous avons pu donner une profondeur inédite à l’image. Ce n’est pas seulement un monde obscur, la 3D vous aide à voir à l’intérieur, vous avez vraiment le sentiment de vous enfoncer dans ses galeries, d’y être aspiré. »
Et que serait une mine sans un Mineur ? Tous ceux qui ont vu le film original se souviennent encore avec terreur de ce personnage sombre et sinistre. Mais qui peut bien se cacher derrière son masque ? Patrick Lussier commente : « Ce mystère est un des aspects les plus excitants du film. Quelqu’un commet des actes horribles mais nousignorons qui c’est, et pourquoi il fait cela. Le Mineur est un désaxé impitoyable et implacable, une véritable machine à tuer. Implorer sa clémence ou demander pitié ne sert à rien. Tout ce qu’il veut, c’est vous voir mort. C’est ce qui rend ce film terrifiant. Il y a des scènes que vous n’oublierez jamais. » Le producteur Jack Murray précise : « Le Mineur n’est pas un être surnaturel. C’est juste un individu qui a un comportement extrême. Il semble insensible et froid, et quand il apparaît à l’image, un frisson vous parcourt le dos… »
Couvert des pieds à la tête d’une tenue de mineur, le tueur se révèle particulièrement impressionnant. Patrick Lussier observe : « Si le Mineur est aussi effrayant, c’est parce qu’il apparaît comme une machine qui n’éprouve de pitié pour personne. On ne perçoit aucune émotion dans ses yeux, il semble n’avoir aucune âme. Son costume ressemble beaucoup à celui du film original. Nous avions examiné plusieurs types de masques à gaz, de pioches et d’habits de mineur, mais nous avons finalement réalisé que l’original était assez idéal. Nous l’avons juste un peu plus sali et usé. » L’arme préférée du Mineur est une pioche, un outil très utilisé dans les mines en raison de sa polyvalence. Patrick Lussier commente : « Dans les mains du Mineur, cette pioche devient une arme redoutable qu’il manie avec rage et précision. C’est l’arme parfaite pour briser les os, et sa pointe est si acérée qu’elle peut littéralement arracher la mâchoire ou l’oeil d’une personne. Il y a un tas de choses merveilleuses à faire avec cet outil ! »
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J’ai regardé ce film au cinéma et il a été génial tout comme Jensen Ackles qui est toujours aussi beau. J’ai apprécié son rôle car on a l’habitude de le voir incarner des jeunes hommes ayant toujours le mot pour rire. Là il a été sérieux tout le long du film et ça a fait un certain changement. Bref, j’ai adoré ce film malgré quelques scènes très dégoutantes mais bon c’est tout de même un film d’horreur.
Salut,
J’ai déjà regardé 3 fois ce film au cinéma. Il est vraiment génial. Jensen Ackles, y joue très bien son rôle. Les effets spéciaux sont géniaux… Toutes mes félicitations au réalisateur de ce magnifique film d’horreur… MEURTRES A LA SAINT VALENTIN…
ARNAUD