[Critique] Whisper

Publié le 19 août 2011

Max, un ex-condamné, est engagé pour enlever le fils d’une famille très riche. Avec sa fiancée et deux complices ils enlèvent l’enfant et se réfugient dans une cabane isolée en attendant de toucher la rançon demandée. Mais les choses prennent rapidement une tournure inattendue. Il apparaît bientôt que le jeune garçon n’est pas si innocent que cela…

Depuis La Malediction en 1976, on a appris à se méfier des petits garçons de 8 ans, surtout quand ils ont un regard menaçant. En effet, ces chères petites têtes blondes, aussi adorables soient-ils, peuvent parfois nous tendre les pièges les plus machiavéliques et devenir les meilleurs amis de Satan. Devenu un véritable sous-genre à part entière, à l’image des films comme le Village des Damnés, The Grudge, ou encore Joshua et dernièrement The Children ou Insidious, les film de mioches diaboliques ont très bien su exploiter le potentiel horrifique de nos chers enfants.

Par exemple, dans l’Exorciste en 1973, on a assisté à la transformation d’une jolie petite fille toute gentille avec une jolie robe à fleus à un truc gluant qui crie, qui mord et qui insulte un prêtre. La déchéance quoi. Car c’est là où l’on touche au plus intéressant : l’enfance représente habituellement le summum de l’innocence et de naïveté. et le décallage avec le sadisme et l’horreur qu’ils peuvent exprimer dans ces films fait souvent froid dans le dos. Mais il y a surement des raisons pour lesquelles ces enfants sont si terrifiants, bien plus même que certains adultes. D’abord ils ont un contact privilégié avec l’autre monde ( Le Sixième Sens ) ce qui fait qu’ils voient des gens qui sont morts, parlent avec eux, vont en soirée avec eux sans même que les parents ne s’en rendent compte. Et puis, ils trouvent souvent une façon de copiner avec les gens qu’il faut pas : un mec qui s’apelle Belzébuth, une vielle voisine qui lui apprend des choses étranges…

Dans Whisper, on arrive jamais au niveau des films précédemment cités ( quoique peut être Insidious, mais ce n’est pas bon signe ). car il ne suffit pas d’embaucher un petit garçon, de lui faire une coupe au bol et lui demander de faire un regard méchant pour que ça fonctionne. Pourtant, le scénario de départ pouvait sembler ingénieux : la fausse piste du film de Gangsters avec l’enlèvement de l’enfant qui évolue en un quasi-slasher enfantin est séduisante sur le papier. Mais ses pouvoirs et son aspect inquiétants sont montrés bien trop tôt dans le métrage ( dès le début en fait ) pour qu’on puisse être un tant soi peu surpris de la tournure des évènements. Ainsi, ses manipulations sur chacun des kidnappeurs sont parfois risibles tant elles sont amenées avec si peu de finesse et de psychologie.

Le casting issu des séries télé qui ont fait la gloire des années 2000 ( Lost et Prison Break ) permet un instant de masquer la vacuité des personnages même si celui de Josh Holloway est le mieux travaillé, mais il aurait mérité un traitement plus attentionné. Whisper ( sorti en 2007 aux Etats-Unis ) ne sait que surfer sur la vague des Enfants de Satan  : il ne servira qu’a une comparaison nostalgique avec les films plus anciens, et plus réussis.

 

 

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