[Critique] Apartment 1303 (Ataru Oikawa, 2007)

Alexandre 20 avril 2012 Critiques, Dommage ... 1

Apartment 1303

Emule cheap de Dark Water, Apartment 1303 démarrait pourtant plutôt bien avant de se terminer dans le grand n’importe quoi je m’enfoutiste pas flippant pour un sous.

L’histoire, tu la connais déjà, c’est à peu près la même dans tous les films de J-horror, soit un lieu (ou objet) maudit, un vilain spectre qui apparaît impunément pour maltraiter de pauvres petits japonais et un protagoniste principal, la plupart du temps féminin, complétement désœuvrée et tentant de dénouer les fils mortels de la malédiction du jour.

J’avoue avoir apprécié cette scène où la jeune soeur se met à manger des croquettes pour chien avant de mettre un casque de moto pour « éviter que sa tête explose une fois achevée sa chute « 

Ici, pour se rapprocher un peu plus de Dark Water, l’histoire tourne autour d’un appartement en bord de mer. Un logement sympathique, avec piscine et terrasse ensoleillées, excepté que tous les locataires féminins ont la fâcheuse tendance de se jeter par la fenêtre. Une jeune femme va alors tenter de comprendre les raisons du suicide pour le moins étrange de sa jeune sœur pourtant si fun. Elle va bien sûr y découvrir un sombre secret, caché jusqu’ici par un promoteur immobilier sans vergogne (et interprété par un acteur mauvais à un point surréaliste de non-retour).

Après une intrigue mise sur les rails de manière assez efficace, le film s’embourbe dans des couloirs de dialogues ponctués par de rares apparitions du spectre. Au lieu d’une enquête en bonne et due forme, l’héroïne découvrira les clés de la malédiction en achetant tout simplement un bouquin sur une tragédie que le réalisateur ne se privera bien sûr pas de mettre en scène lors d’un long flashback. L’occasion de séquences à l’ambiance glauque assez réussie. Un dernier sursaut avant un final tout juste risible puisque film part alors dans tous les sens, reprenant tout d’abord l’idée du climax de Dark Water avant de rebondir dans un ultime retournement aussi cheap qu’à la mise en scène foireuse.

Ce fantôme n’a rien à voir avec l’histoire mais le réalisateur le trouvait cool, donc…

Tout n’est pas à jeter dans le film. Certaines scènes d’attaque sont même plutôt fun quand, par exemple, de jeunes japonaises dans l’esprit d’un Vendredi 13 se font défenestrer en groupe au moyen d’extensions capillaires fantômes dans la veine de Hair Extension, autre fleuron du genre. En parlant des effets spéciaux, le film est très inégal, alternant maquillages plutôt réussies et effets aussi cheap que de multiples apparitions et disparitions en fondu digne d’un Ed Wood. Même le look du fantôme est inégal, allant du look classe et inquiétant au style plus naturel avec zéro maquillage et option voix trafiquée digne d’un Bioman. Par contre, on appréciera les plans assez survoltés des victimes tombant du 13ème étage.

Une bizarrerie assez originale est aussi la bienvenue même si on la soupçonne d’être plus un avantage collatéral d’une histoire mal écrite ou juste d’un scénariste alcoolique. La caractérisation foireuse de l’héroïne, à l’insensibilité censée contraster avec le caractère explosif de sa sœur, amène ainsi son lot de scènes surréalistes. Il faut la voir presque joviale à l’enterrement de sa sœur…

L’instant gothique…

Malgré cela, le rythme du film est beaucoup trop mou, même pas relevé par une bande-son indigne d’un ascenseur, et l’histoire ne sucite jamais assez d’intérêt pour qu’on y perde 1h30 de son temps. Par contre, le film a dû avoir son petit succès au Japon puisqu’un remake américain en 3D est déjà sur les rails, avec au casting Mischa Barton et Rebecca de Mornay.

Critique par Alex B

Trailer

 

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Un commentaire »

  1. Lisa 6 juin 2012 at 17:50 -

    J’avais jamais remarqué mais ta bannière FB y a marqué « Devez fan » c’est fait exprès ?

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