The Divide en DVD, Blu-Ray et Édition collector le 1 er Juin

Adele 1 juin 2012 Tests DVD / Bluray 0

Synopsis : Lors d’une explosion atomique ravageant New York, huit personnes se réfugient dans le sous-sol de leur immeuble. Des tensions et des rivalités apparaissent rapidement parmi les rescapés qui survivent grâce aux réserves d’eau et de nourriture. Ce qui semblait initialement être un sanctuaire se transforme en véritable enfer.

Le 1er juin 2012, vous pourrez découvrir le troisième long-métrage de Xavier Gens (Frontière(s), Hitman) en DVD, Blu-Ray et édition collector.

Caractéristiques techniques DVD :

Durée : 1h57

Format image : 16.9 compatible 4/3-2.35

Son : Dolby Digital 5.1

Langues : Français – Anglais. Sous-titres : Français

Bonus :

Les coulisses du tournage

Scènes coupées

Les dérapages du tournage

Bandes-annonces

 

Caractéristiques techniques Blu-Ray :

Durée : 1h57

Format image : Haute définition (2 : 35.1)

Son : Français 5.1 DTS HD Master Audio, Anglais 5.1 DTS HD Master Audio. Sous-titres : Français

Bonus :

De The Shelter à The Divide – interview de Xavier Gans

Les effets spéciaux dans le film

La musique de The Divide

La préparation au financement

Fin alternative

Bande-annonce

L’édition collector contient l’édition DVD, l’édition Blu-Ray et un DVD Bonus avec :

Xavier Gens, son parcours en tant que réalisateur

Au petit matin et Born to Kast, deux courts-métrages de Xavier Gens

Les incroyables aventures de Fusion Man, un des cinq courts-métrages vainqueurs du concours « Jeune et homo sous le regard des autres »

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The Divide a su créer une certaine attente, se présentant « avec modestie » comme à la croisée de Panic Room et de Sa Majesté des Mouches.

Pour la référence au film de Fincher, The Divide n’en retient que le superflu, soit une caméra virevoltant quelques secondes entre grilles et plafonds pour suivre les pas de l’un des protagonistes. On reconnaîtra par contre au réalisateur un talent certains pour les plans furtifs qui en imposent, cela pour un budget limité. Pour la référence à Sa Majesté des Mouches, on se rend vite compte qu’une société d’enfants livrés à eux-mêmes est quand même plus propice aux questionnements sur l’humanité qu’une bande d’adultes tous dès le début aussi peu attachants les uns que les autres.

La première demi-heure du film fait ainsi très peur : après une ouverture réussie en forme d’apocalypse nucléaire aperçue au détour d’une baie vitrée, le film aligne les grands moments d’écriture too much, de direction d’acteurs faiblardes et de dialogues bis. Niveau cabotinage de haut vol, on retiendra les prestations franchement over the top d’une Rosanna Arquette embarrassante et d’un Michael Biehn desservi par une caractérisation ultra-kitsch (et clin d’œil probable à ses glorieuses nineties, où la panoplie cigares/punchlines lourdingues était permises).

Dans la deuxième moitié du film, l’histoire s’enlise en se focalisant sur les futurs « bad guys » du film, dont on taira le nom pour éviter de spoiler ce qui se révèle être l’intérêt principal du film. Car, effectivement les deux acteurs bouffent littéralement l’écran de par leur impressionnante transformation physique et un jeu de plus en plus animal. À côté d’eux, les personnages d’Eva et de son boyfriend (souffrant lui d’une interprétation calamiteuse) peine laborieusement à s’imposer et leur histoire, censée être le cœur du film, manque de crédibilité à l’écran et paraît trop forcée. L’impact du climax final, gentiment triste et nihiliste, en est alors désamorcée, laissant un peu le spectateur sur sa faim.

Autre déception : finalement les mecs en combinaisons ne sont qu’un prétexte pour isoler un peu plus le petit groupe et n’apparaîtront que deux fois dans le film. Cela aurait pu être un T-Rex ou la bande de Casimir, cette partie de l’histoire n’est pas du tout développée alors que quelques pistes avaient pourtant été jetées au spectateur (quid des enfants à l’épilation intégrale ?). A cela, Xavier Gens préfère filmer de près et avec une certaine complaisance la déliquescence crasse, moite et progressive de cette communauté réduite, cela jusqu’au pétage de câble intégral d’une partie de la troupe. La civilisation régresse alors dans des scènes de décadence pré-apocalyptique appuyée par une direction artistique au niveau et transformant peu à peu le refuge en véritable enfer souterrain.

Sur The Divide, Xavier Gens a clairement fait des progrès par rapport à ses premiers films, réduisant un peu le gouffre entre sa mise en image, efficace et éclairée, et la maladresse de certains dialogues ou de la direction d’acteur en général. Doté de deux acteurs ultra-investis dans leurs rôles de pervers ultimes, le film n’arrive pourtant pas à faire oublier les six autres personnages, régulièrement insipides ou embarrassants, et passe à côté d’un pan entier de son intrigue, laissant un grand vide probablement similaire à ce qui attend les personnages à l’extérieur.

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