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	<title>Films-horreur.com &#187; A enterrer pour de bon !</title>
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	<description>News ... Critiques ... Rumeurs ... Bandes annonces : le meilleur des &#60;strong&#62; films d&#039;horreur &#60;/strong&#62;</description>
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		<title>[Critique] Shark 3d (David R. Ellis, 2011)</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 15:33:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>alexa1235</dc:creator>
				<category><![CDATA[A enterrer pour de bon !]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<description><![CDATA[Au soleil de l’été, Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête. David [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/kk.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-14344" title="kk" src="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/kk.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a></p>
<p><em>Au soleil de l’été, Sara et ses amis sont bien décidés à passer un week-end de pur fun sur une petite île privée d’un immense lac salé de Louisiane. Pourtant, lorsque Malik, le jeune footballeur vedette, sort d’une séance de ski nautique inconscient avec un bras en moins, l’ambiance n’est plus à la fête.</em></p>
<p><strong>David R. Ellis</strong>, le papa de <strong>Destination Finale 2</strong> (un des meilleurs opus) et 4 (le pire épisode)  s&#8217;est fait  de nouveaux amis après avoir copiné avec des crotales dans<strong> Des serpents dans l&#8217;avion</strong>. Aujourd&#8217;hui, il s&#8217;allie aux requins pour un <strong>Shark 3D</strong> dans la lignée de la nouvelle vague ( ahahaha ) des films comme le<strong> Piranha 3D</strong> d&#8217;<strong>Alexandre Aja</strong>, <strong>The Reef</strong> et toutes sortes de productions qui surfent ( huhuhu ) sur le premier chef d&#8217;oeuvre du genre : <strong>les Dents de la Mer</strong>.</p>
<p>Un requin affamé et des filles en bikini ? En théorie, ça promet des barres de rire et du sang qui gicle dans tous les sens. Et bien on rigole devant Shark 3d, mais pas comme on le croirait. Oui, c&#8217;est une déception : pas de filles sexys (enfin on voit juste des maillots de bains comme chez Décathlon quoi ) et surtout pas de fun dans ce film MTV réservé aux ados de 13 ans en manque de sensations fortes lors de leurs vacances d&#8217;été à la Grande Motte.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/shark-night-3d-still06.jpg"><img class="size-large wp-image-14345 aligncenter" title="shark-night-3d-still06" src="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/shark-night-3d-still06-1024x682.jpg" alt="" width="491" height="327" /></a></p>
<p>D&#8217;abord, le scénario crétin habituel ne surprend guère : on nous présente l&#8217;habituelle bande de jeunes qui va servir de chair à pâté à une famille de requins. Ils partent donc dans une maison en bord de lac (oui les requins sévissent dans un lac) pour passer du bon temps, boire des bières mais c&#8217;est tout. Chacun représente un cliché du cinéma du même genre : la chaudasse mais pas trop, la blonde torturée par un passé trouble, l&#8217;intello, le beau gosse, le sportif, le comique .. Tous présentés en 1 minute 40, on croit qu&#8217;on va alors avoir tout le temps pour se consacrer aux mises à mort mais que nenni.</p>
<p>Car le réalisateur a jugé utile de compliquer son histoire de base par un tournant pourtant bien pensé mais qui complique tout et qui est  trop 1er degrés. C&#8217;est un comble pour ce genre de films. Les vrais méchants ne sont donc pas les requins et la pellicule s&#8217;attarde donc davantage sur les rednecks du coin que sur leurs potes à dents longues, dommage. Les scènes d&#8217;attaque sont en conséquence rares et très prudes, avec peu de sang et de démembrements. Mention spéciale pour une scène hilarante où le personnage du sportif, amputé d&#8217;un bras et agonisant 5 minutes plus tôt décide d&#8217;aller se venger sur le requin (oui oui) uniquement armé d&#8217;un javelot.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/shark-night-3d-04.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-14346" title="shark-night-3d-04" src="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2012/01/shark-night-3d-04-1024x576.jpg" alt="" width="491" height="277" /></a></p>
<p>La réalisation cheap et sans relief ( c&#8217;est bête pour un film en 3d ) se résume à filmer des  ados qui nagent dans des vagues et sous l&#8217;eau pour y intégrer un requin numérique en post-prod. Du beau boulot. Incapable de se détacher de son histoire idiote et d&#8217;insuffler du 2nd degrés dans son film, <strong>Ellis </strong>nous sert un nanard vide et moche. Alors on rigole, mais surtout sur des mecs qui ont osé sortir ça sur grand écran.</p>
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		<title>[Critique] The Haunted House Project (Cheol-ha Lee, 2010)</title>
		<link>http://www.films-horreur.com/2012/01/critique-haunted-house-project-cheol-ha-lee-2010/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 13:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
				<category><![CDATA[A enterrer pour de bon !]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[corée]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[found footages]]></category>
		<category><![CDATA[The Haunted House Project]]></category>

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		<description><![CDATA[Amateur de films de found footages dérivant sur le fantastique, rassure-toi! L’international de ce genre luttant contre les troubles du sommeil se porte bien et compte désormais en ses rangs la Corée du Sud. The Haunted House Project, réalisé par Cheol-ha Lee, reprend ainsi tout les codes du genre et n’y ajoute bien sûr aucune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="The Haunted House Project " src="http://uppix.net/5/f/7/604dcd257e19d19845c60a2b60048.jpg" alt="The Haunted House Project " width="202" height="300" /></p>
<p>Amateur de films de found footages dérivant sur le fantastique, rassure-toi! L’international de ce genre luttant contre les troubles du sommeil se porte bien et compte désormais en ses rangs la Corée du Sud. <strong>The Haunted House Project</strong>, réalisé par <strong>Cheol-ha Lee</strong>, reprend ainsi tout les codes du genre et n’y ajoute bien sûr aucune nouveauté.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="The Haunted House Project " src="http://uppix.net/6/7/a/cecb9de499b0d9d06443f29a54ebd.jpg" alt="The Haunted House Project " width="365" height="254" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L&#8217;espace maquillage est plutôt sommaire</em></p>
<p>L’histoire est donc des plus basiques : une équipe télé suit trois jeunes formant un club de chasseurs de fantômes prêts à passer la nuit dans une vieille bicoque réputée hantée. Au bout d’1h30 de film, de caméra tremblotante dans le noir, voire posée longuement sur une pile de gravas à contempler le vide, un fantôme ou des possédés, personne ne le saura, commencent à massacrer tout le monde, cela la plupart du temps hors champs pour ta plus grande frustration.</p>
<p>Du déjà vu, donc, à l’intérêt très faiblement rehaussé par des jeux d’acteur un peu plus hauts de gamme que le commun de ce genre de production. Une qualité malheureusement trop peu exploitée puisque l’un des principaux soucis du film tient à l’absence totale de développement des personnages, interdisant toute empathie envers les futures victimes.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="The Haunted House Project " src="http://uppix.net/2/8/7/d29c3ebf6f7b60ce6cb4f191a8a72.jpg" alt="The Haunted House Project " width="361" height="244" /><em>Une victime d&#8217;une possession plutôt épuisante pour les non-contorsionnistes</em></p>
<p>Quelques plans sanglants, très furtifs, sont plutôt efficaces même si l&#8217;action n&#8217;est vraiment intelligible : que ce soit l’un des personnages aspirés par les ténèbres comme dans <strong>Paranormal Activity</strong> ou l’un des jeunes réapparaissant avec des yeux dignes d’un possédé de <strong>REC</strong>, le film se contente d’enchaîner les jump scare sans souci de cohérence ou même, tout simplement, de construction d’intrigue. Même le concept de « found-footages » semble parfois être suivi avec beaucoup de liberté lors de séquences semblant faire intervenir deux caméras (à moins d’avoir un cameraman capable de sprinter entre deux prises champ/contrechamp)…</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="the haunted house project" src="http://uppix.net/c/a/b/ce91d7e928c9060caf95d675320b2.jpg" alt="the haunted house project" width="377" height="201" /><em>The Haunted House Project c&#8217;est surtout ça pendant près d&#8217;1/2 heure</em></p>
<p><strong>The Haunted House Project</strong> est donc un très mauvais film et l’on aurait peut-être dû lâcher l’affaire dès son prologue et ses très longues minutes d’interview. Des villageois y explicitent les origines de la malédiction et tout ce qui va arriver par la suite à nos protagonistes, donnant une excuse au &laquo;&nbsp;scénariste&nbsp;&raquo; pour strictement ne rien développer par la suite.</p>
<p><em>Critique par Alex B</em></p>
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		<title>[Critique] Le Manoir de la Terreur (Andrea Bianchi, 1980)</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 10:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un groupe de jeunes gens se rend dans la villa d&#8217;un riche industriel, pensant y passer un week-end agréable. Mais un professeur passionné d&#8217;archéologie séjournant dans la demeure fait réapparaître des zombies qui ne vont pas tarder à semer la terreur parmi les convives. Sorti en salles en 1981 sous les titres Le Notti del [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2011/11/le-manoir-de-la-terreur.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-13652" title="le manoir de la terreur" src="http://www.films-horreur.com/wp-content/uploads/2011/11/le-manoir-de-la-terreur.jpg" alt="" width="252" height="360" /></a><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un groupe de jeunes gens se rend dans la villa d&#8217;un riche industriel, pensant y passer un week-end agréable. Mais un professeur passionné d&#8217;archéologie séjournant dans la demeure fait réapparaître des zombies qui ne vont pas tarder à semer la terreur parmi les convives.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sorti en salles en 1981 sous les titres <strong><em>Le Notti del Terrore</em></strong> et <strong><em>The Nights Of Terror </em></strong>(et parfois même <strong><em>Zombie 3</em></strong>, sur certaines éditions dvd foireuses), <strong><em>Le Manoir de la Terreur</em></strong> fait partie de ces œuvres lamentables à visée purement commerciale qui choisissent de recourir à des scènes de sexe bas de gamme pour combler autant que faire se peut un cruel manque d’inventivité scénaristique. Pas subtil pour un sou, d’une mollesse à toute épreuve et abominablement sur-interprété, le film d’<strong>Andrea Bianchi </strong>(<strong><em>Nue Pour l’Assassin</em></strong>) comporte tous les atouts du navet ultime et s’avère tellement affligeant qu’il en devient franchement hilarant…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://zomblog.zombies.fr/public/Films%20zombis/Manoir_de_la_Terreur/Manoir_de_la_terreur04.jpg" alt="" width="450" height="254" /><br />
<em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tiens, <strong>L&#8217;Enfer des Zombies </strong>? </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais, quelle coïncidence ! Sorti tout juste un an après<strong> <em>Zombi 2 </em></strong>de <strong>Lucio Fulci</strong>, ce soi-disant <strong><em>Zombie 3</em></strong> ne se prive pas de plagier honteusement son aîné… Citons par exemple cette scène absolument ridicule où les cadavres, comme par hasard recouverts de vers de terre gluants (ça ne vous rappelle rien ?) sortent de leurs tombes avec une lenteur à s’arracher les dents ; ou encore celle où Leslie, la « bomba italiana » du film, se fait énucléer dans les débris d’une porte par un zombie pervers (« Bon, allez, les gars, remplaçons la porte en bois de ce bon vieux Lucio par une porte en verre et le tour est joué ! »)… C’est simple, ces scènes sont tournées quasiment à l’identique de celles de <strong><em>L’Enfer Des Zombies</em></strong>, mais avec le talent en moins. Côté technique, on a bien sûr droit aux zooms optiques incessants et insupportables sur des visages atteignant des sommets d’inexpressivité, des scènes d’action traînardes à en crever (« tout ça pour ÇA ?! »), des incohérences scénaristiques toutes plus aberrantes les unes que les autres (tiens, y a des pièges à loup dans le jardin maintenant ?!) et une tension dramatique digne des meilleurs épisodes de <strong><em>L’Inspecteur Derrick</em></strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://2.bp.blogspot.com/__fSnwCCIbLI/TJ0qbAkY8SI/AAAAAAAAWvQ/SRQ21X44HpE/s640/Manoir+de+la+terreur+%28le%292.jpg" alt="" width="420" height="292" /><br />
<em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les zombies vont lui caresser le visage jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;ensuive&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Comme je le disais précédemment, l’érotisme fait partie intégrante du<strong> <em>Manoir de la Terreur </em></strong>; et pour cause, tous ses personnages semblent avoir le feu au cul : à peine arrivés à la villa, tous les couples sont pris d’une envie subite de fornication (et tous en même temps en plus, c’est fou ce que l’air de la campagne peut être vivifiant !) … De dialogues savoureux (<em>« Tu as l’air d’une vraie putain, mais c’est comme ça que tu m’excites… »</em>) en propositions très subtiles (<em>« –  Je mérite une augmentation ! – Je vais te payer ça en nature… »</em>), la première moitié du film se résume à une succession de scènes pseudo-érotiques au moins aussi excitantes qu’un match de croquet dans la forêt de Sherwood ; le tout sur un fond de musique d’ascenseur nous donnant sans cesse l’impression qu’un gros plombier moustachu à salopette bleue va tout à coup débarquer pour réparer la tuyauterie… Et quand le film ne donne pas dans l’érotique <em>cheap</em>, il s’efforce vainement de faire peur à grands coups de déclarations solennelles plus tordantes qu’effrayantes et au sens parfaitement inintelligible pour les pauvres spectateurs ignorants que nous sommes<em> </em>(« <em>Hum…  Ce zombie est comme rongé par le temps… »</em>).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://content9.flixster.com/photo/11/30/58/11305839_gal.jpg" alt="" width="462" height="290" /><br />
<em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ha ha ! Il était caché dans la jardinière, le bougre !</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les morts-vivants peuvent quant à eux se targuer de faire partie des plus moches de l’histoire du cinéma zombiesque ; le directeur des effets spéciaux <strong>Gino De Rossi </strong>semblant s’être contenté de leur foutre des morceaux de pots en terre cuite sur la gueule tout en prenant quand même soin de leur noircir le tour des yeux, le nez et les lèvres pour faire croire à des crânes vides, mais sans grand succès (les bouts de nez grimés qui dépassent des masques sont du plus bel effet…). Pour le reste, les zombies ressemblent davantage à des vieillards séniles en robes de chambre tout juste sortis de l’hospice (sans rire, certains accusent même quelques traits de ressemblance avec le Père Fourras !) qu’à de véritables cadavres ambulants <em>made by </em><strong>Romero</strong>… Sans compter que, pour des raisons probablement budgétaires, c’est en réalité la même douzaine de morts-vivants qui nous est donnée à voir tout au long du film (ah ah ! vous croyiez qu’il était mort, hein ? eh ben non !). D’ailleurs, on se demande bien d’où ils sortent ces zombies ! Certains surgissent des tombes autour de la villa et même des jardinières (ben ouais, les proprios avaient enterré cent cinquante cadavres dans leur jardin, normal), d’autres d’on ne sait où mais bon, peu importe, puisque de toute façon aucune explication ne sera donnée, le film souhaitant conserver son aura de mystère… Tu parles d’un suspense pourri !</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://sinistremag.com/wp-content/uploads/2010/01/manoir2.jpg" alt="" width="451" height="256" /><br />
<em></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Admirez le réalisme saisissant du maquillage&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un truc affolant reste aussi les comportements stupides des protagonistes, presque tous interprétés par des acteurs de films érotiques de second ordre à la sauce italienne (les meilleurs, quoi !). Le fait est qu’ils tombent tous comme des mouches les uns après les autres dans l’indifférence la plus totale, ne se rendent même pas compte de la disparition effective de leurs conjoints respectifs, quand ils ne se barricadent pas avec des branches de plantes vertes (… no comment). En gros, ils sont presque aussi risibles que les zombies lanceurs de pierres pointues ou coupeurs de tête à la faux (et le pire, c’est qu’il y en a vraiment dans le film) !</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://4.bp.blogspot.com/_tngWMToWtCc/SJ945Vi9M4I/AAAAAAAAFW0/9NHecvz2KWI/s400/Peter+Bark.png" alt="" width="400" height="300" /><br />
<em>Aaaargh ! Ces yeux !!!!!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Abordons maintenant l’élément sans conteste le plus perturbant de tout le film, et peut-être même le seul qui réussisse à faire un peu peur : le personnage de Michael, aka <strong>Peter Bark </strong>! Ce jeune homme à la démarche inquiétante et à la croissance curieusement peu développée joue ici le rôle d’un enfant très très moche (non mais quelle horrible tête il a, ce gosse !) aux gros yeux globuleux que le film se régale à « sublimer » par le biais de longs zooms optiques horripilants, amoureux de sa mère et terriblement jaloux de son beau-père … D’une allure générale proche de celle de la créature terrée dans la cave de <strong><em>[Rec]</em></strong>, le petit Michael nous fait beaucoup rire autant de par sa tronche impayable que par ses propos d’illuminé (<em>« Maman ! Ce chiffon ! Il a une odeur de mort…&nbsp;&raquo;</em>),<em> </em>comme il nous fait frissonner d’effroi, notamment dans cette étrange scène assez glauque où il se met à tripoter sa mère de manière peu orthodoxe… Jusqu’à carrément lui sucer le sein, un peu plus tard dans le film. Quel intérêt d’une telle scène, toute aussi nulle qu’incestueuse, me demanderez-vous ? Et c’est sur un ton grave, la tête baissée, les yeux rivés vers le sol, que je vous répondrez avec un tremblement dans la voix (le choc, vous comprenez…) : absolument AUCUN, mes amis.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://content7.flixster.com/photo/11/30/58/11305849_gal.jpg" alt="" width="450" height="300" /><br />
<em></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Les zombies les plus moches de l&#8217;histoire du cinéma.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mal écrit, mal fait, mal joué et quelquefois même carrément malsain, <strong><em>Le Manoir de la Terreur</em> </strong>est un pur navet de basse consommation, un film raté sur toute la ligne et abominablement ennuyeux… A voir pour se foutre de la gueule des scènes érotico-ridicules et de <strong>Peter Bark</strong> !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Bonus</span> :</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><img src="http://s.wat.fr/f/10h6p_480x270_1b5jrc.jpg" alt="" width="480" height="270" /><br />
</strong><em></em></p>
<p style="text-align: left;"><em>OMFG !!!!<br />
(Ok, la qualité est vraiment très moche mais je n&#8217;ai pas pu m&#8217;en empêcher !) </em><em></em><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Zone Of The Dead (Milan Konjevic et Milan Todorovic, 2009)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 15:13:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Zombies]]></category>
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		<category><![CDATA[zone of the dead]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la ville industrielle de Pancevo, une toxine biochimique est répandue accidentellement au milieu de la nuit, empoisonnant les habitants. L’infection se propage dans toute la ville alors que non loin, des agents d’Interpol escortent un dangereux criminel jusqu’à Londres. Le groupe d’agents va être attaqué par les habitants infectés. La ville est devenue une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://data.sueursfroides.fr/affiche-zone-of-the-dead-1631.jpg" alt="" width="255" height="378" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans la ville industrielle de Pancevo, une toxine biochimique est répandue accidentellement au milieu de la nuit, empoisonnant les habitants. L’infection se propage dans toute la ville alors que non loin, des agents d’Interpol escortent un dangereux criminel jusqu’à Londres. Le groupe d’agents va être attaqué par les habitants infectés. La ville est devenue une zone envahie par des milliers de zombies…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une chose de faite : avec <strong><em>Zone Of The Dead</em></strong>, le cinéma d’horreur compte désormais son tout premier film de zombies <em>made in </em>Serbie, mais a aussi le plaisir de retrouver un acteur qui ne subsistait qu’au fin fond des mémoires les plus cinéphages, j’ai nommé <strong>Ken Foree </strong>(<strong><em>Dawn Of The Dead</em></strong>). Retrouvailles pour le meilleur, peut-être, mais aussi et surtout pour le pire…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://data0.eklablog.com/bubblegeek/mod_article1241934_3.jpg?3967" alt="" width="500" height="332" /></p>
<p style="text-align: justify;">Car malgré ses bonnes intentions, le film des réalisateurs serbes <strong>Milan Konjevic</strong> et <strong>Milan Todorovic</strong> rate son coup en beauté. Au-delà de son intrigue tout sauf originale et bourrée de clichés éculés depuis fort longtemps, le gros point faible de <strong><em>Zone Of The Dead </em></strong>réside dans le fait qu’il soit passablement désagréable à visionner. Je m’explique : dans le but peut-être d’apporter un peu de peps<em> </em>à leur métrage ou encore d’éviter que le spectateur ne remarque certains ratés dans les maquillages et effets spéciaux – cependant plus que corrects –, les deux Milan ont cru bon d’agrémenter chaque scène d’action d’effets de style permanents (et donc redondants) mais surtout absolument  insupportables pour les yeux. Tremblements de caméra intempestifs à la <strong>Darren Lynn Bousman</strong> (<em><strong>Saw II</strong>, <strong>III </strong></em>et <strong><em>IV</em></strong>) pour donner un semblant d’immersion complètement foiré ; montage <em>cut </em>ultra-rapide et déstabilisant ; jeux de lumière sans raison logique apparente, etc. ; ces scènes, en plus d’être formellement illisibles, encombrent le film d’une sorte d’aura prétentieuse laissant penser que <strong><em>Zone Of The Dead </em></strong>cherche à péter plus haut que son cul. D’autant plus que ce (mauvais) choix stylistique ne sert strictement à rien, si ce n’est à décrédibiliser l’œuvre en nous la rendant plus qu’antipathique.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.the-other-view.com/images/zone1.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Comme précédemment évoqué, le scénario de <strong><em>Zone Of The Dead</em></strong> ne cherche nettement pas à se différencier de la pléiade de films de zombies sans aucun intérêt ni personnalité sortis depuis le milieu des années 2000 : encore une énième histoire de virus toxique élaboré par l’armée à des fins que l’on suppose peu amicales ; suivie d’un sempiternel accident qui entrainera le processus bien connu de zombification d’une partie de la population locale, etc. Bref, tout est dit, c’est pas dans le scénar&#8217; qu’on risque de trouver un brin de nouveauté, bien au contraire. L’intrigue se déroule encore (et toujours) sur le modèle indétrônable de <strong><em>Night Of The Living Dead </em></strong>de <strong>George A. Romero</strong>, c&#8217;est-à-dire sur une seule nuit durant laquelle les personnages vont s’efforcer de survivre, à la différence près que<strong> <em>Zone Of The Dead </em></strong>n’approfondit absolument pas ses personnages pathétiquement creux, et encore moins les relations stéréotypées qu’ils entretiennent. A la limite, on pouvait se réjouir d’enfin retrouver dans un film de zombies ce cher vieux <strong>Ken Foree</strong>, entraperçu en caméo dans le remake de <strong><em>Dawn Of The Dead</em></strong>, mais même là, on déchante très vite. Non seulement le pauvre Ken ne parvient pas une seule seconde à rehausser un peu notre intérêt pour le film, semblant complètement à côté de la plaque parmi tous ces Serbes à l’accent à couper au couteau, mais dans quel état le retrouve-t-on, surtout ! Grossi, vieilli et claudiquant, l’acteur se traine littéralement dans chacune de ses scènes, peinant à se mouvoir et donnant l’impression de manquer s’effondrer d’un infarctus foudroyant à chaque effort. Sans parler des scènes où il se trouve forcé de courir ! Autant dire qu’il fait vraiment peine à voir.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://a10.idata.over-blog.com/500x281/3/85/36/69/Image-Zone-of-the-dead.jpg" alt="" width="498" height="281" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus décevant reste très certainement les zombies, dont l’apparence plus ou moins soignée pouvait de prime abord agréablement surprendre les plus naïfs d’entre nous. Malheureusement, les cinéastes n’ont pas pu s’empêcher de suivre la mode du moment en prenant le parti de faire de leurs morts-vivants des coureurs de fond vachement doués et flanqués de rugissements de lion affamé en guise de vagissements typiquement zombiesques pourtant bien plus crédibles. Le film n’évite pas non plus les écueils du coulis noirâtre (censé être du sang) qui s’écoule voluptueusement et surtout continuellement des bouches pourrissantes de nos amis zombies, ni les incohérences flagrantes dans leur design (l’absence ou présence de lentilles blanches) et leur comportement <em>post-mortem</em>. Le pire, c’est que le film croit révolutionner le genre en nous donnant à voir des zombies paisiblement étendus sur le sol, en train de faire une petite sieste tous ensemble en pleine journée comme les bébés à la crèche avant que le « zombie originel » ne vienne les réveiller, alors même qu’aucune explication ne viendra éclairer ce fait aussi illogique qu’inopportun. Sans compter que cette « révolution » avait déjà été traitée trois ans plus tôt avec bien plus de consistance – et de talent, cela va sans dire –  dans <strong><em>Cellulaire</em></strong>, le seul et unique roman zombiesque à ce jour du grand maître de l’épouvante <strong>Stephen King</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://rhapsody2000.free.fr/images/wallpapers/4000/i_43__zone.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Zone Of The Dead</em></strong> n’est donc définitivement pas le bon petit film de zombies rafraîchissant et dépaysant que l’on pouvait attendre d’une production étrangère inédite, mais bel et bien un <em>direct-to-dvd</em> sans âme se contentant de brasser les clichés habituels sans aucune conviction. Ennuyeux au possible et jamais original, ce film ne vaut pas même la peine d’être vu pour le come-back présumé de <strong>Ken Foree</strong>, dont la piètre performance ne manque pas de faire pitié…</p>
<p><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>[Critique] Kill Katie Malone (Carlos Ramos Jr, 2011)</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 13:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre</dc:creator>
				<category><![CDATA[A enterrer pour de bon !]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Direct to Dvd]]></category>
		<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[avis]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[fantôme]]></category>
		<category><![CDATA[kill katie malone]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois étudiants et meilleurs amis achètent une « boite hantée » sur un site d’enchères en ligne, pensant à une blague pré-halloween (et suffisamment cons pour mettre 60$ dedans). Mais en ouvrant cette antique boite pour examiner l’étendue de l’arnaque, les trois nigauds relâchent le fantôme énervé d’une servante irlandaise décédée après avoir été battue toute sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="kill katie malone critique" src="http://uppix.net/f/7/f/13148d690480e22a3d6becba19994.jpg" alt="kill katie malone critique" width="270" height="382" /></p>
<p>Trois étudiants et meilleurs amis achètent une « boite hantée » sur un site d’enchères en ligne, pensant à une blague pré-halloween (et suffisamment cons pour mettre 60$ dedans). Mais en ouvrant cette antique boite pour examiner l’étendue de l’arnaque, les trois nigauds relâchent le fantôme énervé d’une servante irlandaise décédée après avoir été battue toute sa vie.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="kill katie malone" src="http://uppix.net/3/0/d/e636afb3a2540a60cda3efff0c9c4.jpg" alt="kill katie malone" width="461" height="249" /></p>
<p><strong>Kill Katie Malone</strong> se déroule comme un teen movie horrifique produit et réalisé par des retraités sous Lexomile : hormis la teuf en fin de film, la vie étudiante qui y est décrite est chiante comme la pluie. Pas de sexe &#8211; le fantôme venant ruiner le seul plan cul du film &#8211; , pas de fun puisque tout le monde ne semble penser qu’à étudier et une ambiance « meilleurs amis du monde » héritée de la chaîne <strong>Disney</strong>. Difficile donc de croire une seule seconde à ces jeunes vieux qui dorment, pour l’un d’eux, en treillis et chaussettes blanches. Le jeu transparent et végétatif du trio d’acteurs n’arrange évidemment pas les choses et <strong>Stephen Colletti</strong> (vu dans <strong>Les frères Scott</strong>) incarne le personnage principal avec une rare mollesse.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="kill katie malone" src="http://uppix.net/d/9/7/fce6fe1396acccfda54ed5975f92d.jpg" alt="kill katie malone" width="461" height="249" /></p>
<p>La photo, soignée bien qu’un peu trop sombre, masque difficilement le caractère cheap de ce film. <strong>Kill Katie Malon</strong>e semble ainsi tourner sur trois décors. Pire, quand une scène est censée se dérouler à l’étranger – puisque le spectre est un vrai citoyen du monde – c’est pour résumer une gare française à un unique banc dans une salle ressemblant à un couloir de la fac et un panneau « Gare » pour quelques plans très serrés sur l’acteur.</p>
<p>Le maquillage du fantôme est plutôt réussi mais les mises à mort restent trop cheap. Cela en devient même comique quand l’absence d’effets spéciaux oblige les acteurs à tout faire par eux même comme cette prof’ enchaînant les grimaces les plus outrancières possibles afin de signaler qu’une force invisible est en train de lui couper la langue. Il aurait peut-être fallu se passer de la présence de <strong>Dean Caine</strong> (le Superman de <strong>Lois et Lane</strong> ici méconnaissable), seule « star » (triple guillemet) du film mais finalement assez inutile, et investir plutôt dans les sfx ou dans la direction artistique, ici bien trop générique. Il en résulte un manque flagrant de personnalité qui rend ce film long et ennuyeux. Un endormissement progressif même pas réveillé par le minimum syndical de tension ou de sursauts mous, les apparitions du spectre se déroulant selon des clichés bien trop éculés, entre <strong>Ring </strong>et <strong>Mirors</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="kill katie malone" src="http://uppix.net/d/1/c/8e467595bdbc7ff9ad28cf38995b0.jpg" alt="kill katie malone" width="480" height="270" /><em>Ne clignez pas des yeux! C&#8217;est le seul plan cool du film!</em></p>
<p>Bref, un peu comme ce que les protagonistes auraient dû faire dès le début du film, je te conseille de fuir ce <strong>Kill Katie Malone</strong> soporifique de bout en bout.</p>
<p>Critique par Alex B<br />
<a class="twitter-follow-button" href="https://twitter.com/AlexSleepless">Suivre @AlexSleepless</a></p>
<p>Merci à Cinetraffic.<br />
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Day Of The Dead 2 &#8211; Contagium (Ana Clavell, 2004)</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 14:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que le docteur Donwynn et quelques-uns des patients du Romero Memorial Hospital sont en train de nettoyer un ravin, ils découvrent une étrange boîte contenant un objet irradiant. La contamination est immédiate et les symptômes spectaculaires : perte de lambeaux de peau, apparition de furoncles, sécrétion d’une substance noirâtre et visqueuse, dilatation des pupilles, … [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://ia.media-imdb.com/images/M/MV5BMjA1MTIwNjIwOV5BMl5BanBnXkFtZTcwMDg3NzMzMQ@@._V1._SY317_CR9,0,214,317_.jpg" alt="" width="214" height="317" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alors que le docteur Donwynn et quelques-uns des patients du Romero Memorial Hospital sont en train de nettoyer un ravin, ils découvrent une étrange boîte contenant un objet irradiant. La contamination est immédiate et les symptômes spectaculaires : perte de lambeaux de peau, apparition de furoncles, sécrétion d’une substance noirâtre et visqueuse, dilatation des pupilles, … Ils sont contaminés par un étrange virus, qui les transforme en zombies et les amènent à dévorer de la chair humaine. L’armée est chargée de contenir l’épidémie. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Qui aurait cru qu’un film aussi génial que <strong><em>Day Of The Dead </em></strong>engendrerait une fausse suite aussi merdique que ce <strong><em>Day Of The Dead 2 : Contagium </em></strong>? Je dis bien « fausse » car, comme vous allez pouvoir le constater, cette petite série B sans talent ni originalité n’entretient strictement aucun rapport avec le troisième et meilleur volet de la saga <strong><em>Of The Dead</em></strong>. Outre son titre tape-à-l’œil (opportuniste ? nooon…) laissant logiquement supposer une séquelle (sachant qu’il en existe déjà une intitulée <strong><em>Land Of The Dead</em></strong>), il s’agit en réalité d’une sorte de préquelle à l’œuvre de <strong>George A. Romero</strong> censée expliquer à la place de <strong><em>Night Of The Living Dead </em></strong>(pas prétentieuse en plus, la <strong>Ana Clavell</strong>) comment l’invasion zombiesque a commencé, en se focalisant sur le quotidien d’un petit hôpital psychiatrique dénommé le « Romero Memorial Hospital »&#8230; Hommage raté, à vrai dire. Non seulement vain et inutile, ce projet opportuniste et hypocrite n’a décidément rien pour lui : lent, creux, inintéressant, fauché et mal joué, <strong><em>Day Of The Dead 2 </em></strong>est à <strong><em>Day Of The Dead </em></strong>ce que <strong><em>Zombie 3</em></strong>,<strong><em> 4 </em></strong>et <strong><em>5 </em></strong>étaient à <strong><em>Dawn Of The Dead </em></strong>dans les années 70 et 80.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://1.bp.blogspot.com/_x-ykRkgKa7k/SmetD9rUesI/AAAAAAAABWk/bhBUtkdIqNk/s400/c2.JPG" alt="" width="400" height="230" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après une scène d’introduction atrocement longue qui ne parvient pas une seule seconde à nous plonger dans l’ambiance qu’il n’y a pas, nous faisons la connaissance des cinq personnages principaux (quatre patients et un docteur), tous plus vides et stéréotypés les uns que les autres, sans parler du non-jeu des acteurs, résolument mauvais. S’il ne transparait du comportement des patients aucun symptôme quel qu’il soit d’une éventuelle pathologie (on dirait juste des abrutis), il demeure encore plus difficile de croire ne serait-ce qu’un seul instant au statut de psychiatre de docteur Donwynn (<strong>Stephan Wolfert</strong>). En même temps, tout s’explique : un rouquin-surfer en chemise à fleurs, ça vous parait crédible, à vous ? C’est donc sans aucun intérêt que nous suivons leurs minables péripéties : la découverte fortuite d’une espèce de thermos vert contenant le virus de la « zombie-attitude » (<em>« J’ai trouvé un trésoooor ! »</em>) ; une histoire d’amour insupportablement gnangnan avec une suicidaire dégottée au marché aux puces sur laquelle fantasme le cliché ambulant d’une lesbienne frustrée ; et, bien sûr, leur transformation progressive en zombies de pacotille.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://analogmedium.com/blog/2007/11/day_of_the_dead2-2.jpg" alt="" width="480" height="270" /></p>
<p style="text-align: justify;">Parlons-en d’ailleurs, de cette transformation, puisque le film se montre assez insistant voire même carrément lourdingue sur ce passage… Elle prend des proportions énormes en termes de temps narratif pour… Rien. Ridicule, profondément ennuyeuse et servie par des effets spéciaux encore plus <em>cheap</em> qu’un épisode de <strong><em>Chair de Poule</em></strong>, la métamorphose zombiesque est tout juste bonne à enfoncer un peu plus le film dans les abymes sans fin de la nullité. Et le stade final tant attendu est, comment dire, pathétique ? Pire que ça : un croisement hybride entre les vampires de <strong><em>Buffy</em> </strong>et le steak haché qui repose au rayon boucherie de mon supermarché préféré. Sans déconner, j’ai rarement vu pire que les morts-vivants de <strong><em>Day Of The Dead 2</em></strong>… Le zombie « ultime » du film, le méchant surveillant moustachu et libidineux tout droit sorti d’un épisode de <strong><em>Walker Texas Ranger</em></strong>, n’est rien de plus qu’un amas de viande (… hachée ?) sanguinolent qui pousse des cris de fauve en mettant trois plombes pour assassiner ses victimes. Quant aux autres, eh bien, ils se contentent de pousser des vagissements (certains privilégiés ont même l’étrange capacité de parler, on se demande bien pourquoi…) en claudiquant ou en frottant leurs têtes contre le cou ou l’abdomen de leurs proies pour donner la vague impression de les dévorer. Les actions censées être « chocs » sont elles aussi horriblement mal foutues : <em>headshots </em>à répétition sans qu’aucun impact de balles ne viennent s’inscrire sur les fronts ; mauvais timing des giclées de sang, sang qui d’ailleurs recouvre le corps des morts mais qui ne provient d’aucune sorte de blessure, etc. ; le tout servi par des interprétations en dessous de zéro des innombrables figurants inutiles.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://monsterhunter.coldfusionvideo.com/wp-content/uploads/2011/02/Day-of-the-Dead-2-Contagium-3.jpg" alt="" width="567" height="312" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le pire reste sans nul doute la tentative désespérée de <strong><em>Day Of The Dead 2</em></strong> pour tenter de nous faire croire à son histoire d’hôpital psychiatrique… C’est simple, rien n’est crédible dans ce film, et encore moins ce qui est censé se dérouler à l’hôpital : des patients grimaçants pour faire croire à la folie, en passant par les infirmières et les surveillants caricaturaux au comportement tout sauf professionnel, sans parler des docteurs en bois pas foutus de sortir un seul terme du jargon psychiatrique (le méchant aux lunettes-nœud pap’ qui se tient comme Mr Burns dans <strong><em>The Simpsons </em></strong>est particulièrement gratiné) ; il demeure tout simplement impossible de se faire prendre à ce jeu de dupes. Un autre détail exaspérant, c’est la fâcheuse tendance de l’un des héros à lire ses passages préférés d’un bouquin de philo par l’intermédiaire d’une voix <em>off</em> insupportable de niaiserie misérabiliste. A voir comme le film se montre incroyablement lourd sur ce point, on se dit que les auteurs ont vraiment du le kiffer, ce livre… Enfin, le final de <strong><em>Day Of The Dead 2</em></strong>, expédié en deux minutes après des heures de torture mentale, se montre simplement à la hauteur de tout ce qui le précède : désespérant.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.dvdoutsider.co.uk/dvd/pix/d/da/dayofdead2a.jpg" alt="" width="369" height="212" /></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà donc un film qui, non content de faire fi de <strong><em>Night</em></strong>, <strong><em>Dawn </em></strong>et<strong><em> Land</em></strong>, condense tout ce qu’il y a de pire dans les mauvaises séries B et qui ne mérite pas même de figurer parmi les nanars les plus drôles de la décennie. Une véritable escroquerie naze sur toute la ligne dont la prétention n’a d’égale que son inénarrable platitude. Surtout ne vous faites pas avoir par son titre racoleur, rien ne vous fera davantage perdre votre précieux temps que cette véritable abomination audiovisuelle. A enterrer pour de bon !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Emmanuelle Ignacchiti </em></p>
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		<title>Day Of The Dead (Steve Miner, 2008)</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 14:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une épidémie se répand dans une petite ville des États-Unis, la garde nationale organise alors une quarantaine afin de contrôler l’épidémie. Sarah, caporal de la garde nationale originaire de cette même ville, décide d’aller prendre des nouvelles de sa mère et de son frère. Quelle grosse merde. Excitant comme un plagiat raté de Bruno Mattei [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://4.bp.blogspot.com/_ITZ1KLIppt0/SwdePg3se4I/AAAAAAAAAVQ/unNzxK9vMWo/s320/dayofthedead08.jpg" alt="" width="200" height="295" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Une épidémie se répand dans une petite ville des États-Unis, la garde nationale organise alors une quarantaine afin de contrôler l’épidémie. Sarah, caporal de la garde nationale originaire de cette même ville, décide d’aller prendre des nouvelles de sa mère et de son frère.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Quelle grosse merde.</p>
<p style="text-align: justify;">Excitant comme un plagiat raté de <strong>Bruno Mattei</strong> et presque aussi prétentieux qu’une daube à gros budget de <strong>Paul W.S Anderson</strong>, ce remake, ou plutôt devrais-je dire cet <span style="text-decoration: underline;">affront</span> au chef-d’œuvre culte de 1985 <strong><em>Day Of The Dead</em></strong>, s’acharne à vouloir péter plus haut que son cul pour un résultat, disons-le clairement, pire encore que tout ce qui se fait en termes d’opportunisme foireux et complètement dénué de talent. Visuellement très très moche, atrocement mal joué, inintéressant au possible et ridicule à en pleurer, le film de <strong>Steve Miner </strong>(<strong><em>Le Tueur du Vendredi </em></strong>; <strong><em>Halloween, 20 Ans Après </em></strong>; <strong><em>Lake Placid</em></strong>) se fout ouvertement de la gueule des fans de l’original en prenant des libertés qui, s’il y avait déjà fort peu de chances pour qu’elles réussissent à surpasser ou ne serait-ce qu’à égaler le scénario de <strong>George A. Romero</strong>, s’avèrent être des initiatives aussi merdiques qu’incohérentes. Retour sur le massacre d’un chef-d’œuvre en bonne et due forme.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.bloodygoodhorror.com/bgh/files/promos/day-of-the-dead-remake-070523-3.jpg" alt="" width="459" height="311" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier point qui nous agresse les yeux au visionnage de <strong><em>Day Of The Dead</em></strong>, c’est son absence totale d’originalité – d’inspiration ? – que le film tente vainement de combler à grands coups d’effets de style plus risiblement cheap les uns que les autres. Le pire reste sans nul doute ces accélérations d’images intempestives convoquées dans l’unique but de donner un semblant de dynamisme au film mais qui ne parviennent au final qu’à rendre les actions complètement brouillonnes voire carrément illisibles. Cet effet insupportable va en réalité de pair avec le parti pris de <strong>Steve Miner</strong> – sans doute le pire outrage du film – de donner des pouvoirs surhumains à ses zombies. En effet, ceux-ci sont capables de pousser des sprints supersoniques, de marcher au plafond comme dans <strong><em>L’Exorciste</em></strong>, de courir sur les murs à la <strong><em>Prince Of Persia</em></strong>, et j’en passe des pires et des meilleures… Ben ouais, normal : ils sont morts, quoi de plus logique ?! Ces grotesques accélérations essaient donc tant bien que mal de rendre la présence insignifiante des zombies un tantinet angoissante (ce qui reste malgré tout un échec), la rapidité servant souvent de dernier recours aux films nazes pour tenter de faire peur lorsque leur scénario touche le fond.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://beyondmediaonline.net/wp-content/uploads/2008/12/dayofthedead09.jpg" alt="" width="500" height="312" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et il faut bien avouer que niveau zombies, <strong><em>Day Of The Dead </em></strong>en tient une sacrée couche, je parle notamment de ces nombreuses scènes de métamorphoses ridicules et tout bonnement incompréhensibles (les gens normaux qui se décomposent en bidoche avariée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire) avec même au programme une super-vision intracrânienne pour illustrer le processus de contamination des cellules du cerveau par le virus (allez, ne nous refusons rien, on a les moyens après tout…). En plus de ces joyeusetés, cet immonde remake qui ne se contente pas uniquement d’user et d’abuser de CGI absolument atroces a même eu  le mauvais goût de transformer les zombies si subtilement élaborés de <strong>Romero </strong>en monstres assoiffés de sang tuant davantage pour le plaisir que par instinct de se nourrir (c’est simple, on ne les voit <span style="text-decoration: underline;">jamais</span> se nourrir). Sans parler de l’honteuse scène d’auto-cannibalisme (si, si, je vous jure !) qui a largement de quoi foutre les puristes en rogne, et ils auront bien raison ! D’ailleurs, ne saviez-vous pas que les zombies se désintégraient instantanément au contact des flammes, os y compris ? Oui, oui, j’ai bien dit « désintégrer instantanément ». Le pire, c’est que le talentueux scénariste <strong>Jeffrey Reddick </strong>devait sans doute trouver ça trop classe comme idée…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://anythinghorror.files.wordpress.com/2010/03/suvari-rhames.jpg" alt="" width="500" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais quel lien peut-il bien y avoir entre cette sombre merde et le <strong><em>Day Of The Dead </em></strong>de 1985 ? Aucun, mis à part peut-être le prénom de l’héroïne, Sarah, interprétée par une <strong>Mena Suvari</strong> (<strong><em>American Beauty </em></strong>; <strong><em>Stuck</em></strong>) complètement à côté de ses pompes, et encore, il est bien possible que ce soit là le pur fruit du hasard. Le remake a même cru judicieux d’aller à contre-courant de l’original en faisant des militaires les « gentils » se battant contre les méchants scientifiques, réduisant par là même la critique antimilitariste de <strong>Romero </strong>à néant. Que reste t-il donc de bon à prendre dans ce remake ? Absolument rien. Des dialogues creux et ennuyeux à en crever, un scénario aussi inintéressant qu’illogique (une usine de fabrique <strong>Nike </strong>secrètement reconvertie en silo de l’armée Russe à l’insu de tous… malgré le gros sigle « Biohazard » qui orne sa façade, of course) ; des acteurs de seconde zone insipides et pas crédibles un brin (mention spéciale au scientifique pseudo-beau gosse en costard-cravate tout droit sorti d’un épisode de <strong><em>Nip/Tuck</em></strong>) ; des scènes d’action puant le <em>fake </em>a des kilomètres (ah ah ! je tire au fusil à pompe d’une seule main et y a même pas de recul !) quand elles ne frisent pas carrément la bouffonnerie (le zombie fourbe qui attaque silencieusement du plafond façon <strong><em>Alien</em></strong>…). Le film, malgré son manque évident de budget, a quand même tenu à se payer quelques « stars » en les personnes de <strong>Mena Suvari</strong> (sans doute en mal de reconnaissance) et de <strong>Ving Rhames</strong>, décidément abonné aux remakes (<strong><em>Dawn Of The Dead </em></strong>; <strong><em>Piranha 3D</em></strong>) qui au final n’apparait pas plus de dix minutes en tout à l’écran (il devait sûrement coûter trop cher…).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/exclus-cinema/actualites-cinema/trailer-o-rama-day-of-the-dead-life-before-her-eyes-baby-mama/13632432-1-fre-FR/trailer_o_rama_day_of_the_dead_life_before_her_eyes_baby_mama_image_article_paysage_new.jpg" alt="" width="470" height="313" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais je suis mauvaise langue, il y a bien UN point commun entre ce remake pourri sur tous les points et l’original : le zombie intelligent « Bub » (« Boubou » en français), ici rebaptisé « Bud ». Eh bien, croyez-le ou non, mais même ça, le film a réussi à le foirer ! Tout ce qui constituait un formidable intérêt dans le film de <strong>Romero </strong>et qui de plus était traité avec une sensibilité (et non sensiblerie) touchante et empreinte d’humanisme se retrouve ici littéralement saccagé par une overdose de bons sentiments absolument pathétiques et incohérents tout juste bons à filer la nausée. Ici, le gentil petit soldat végétarien Bud (le très inexpressif <strong>Stark Sands</strong>) tombé amoureux en trois secondes-chrono de sa supérieure conservera une fois transformé en zombie son profond amour pour Sarah de même que son aversion pour la viande. Voici donc… Le premier zombie végétarien de l’histoire du cinéma ! Pire, il sauvera même sa belle des griffes de ses congénères ! A voir ça, on se dit que le film nous prend vraiment pour des cons. Encore pire, les zombies, se sentant honteusement trahi par l’un des leurs, n’hésiteront pas à lui faire subir de cruelles représailles… Mais où va le monde ?!</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://reeleyes.files.wordpress.com/2011/03/day-of-the-dead-2008-1.jpg" alt="" width="573" height="301" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nul à chier, voilà ce qui caractérise le mieux ce <strong><em>Day Of The Dead</em> </strong>aussi aberrant par son absence totale de qualités que par sa prétention démesurément éhontée. Tout ça pour ça, j’ai envie de dire… Y a des idées qui feraient mieux de rester au fond d’un tiroir pour l’éternité. Y a aussi des films qui foutent vraiment la haine. Et y a <strong><em>Day Of The Dead</em></strong>, un anti-film notoire qui n’aurait jamais du voir le jour.</p>
<p><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
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		<title>Return Of The Living Dead 5 – Rave To The Grave (Ellory Elkayem, 2005)</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 14:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Julian et Jenny découvrent un mystérieux baril. Dans un effort d&#8217;identifier son contenu chimique, ils finissent par le laisser aux soins de leur ami Cody… Mais Cody a de sinistres projets personnels pour la toxine au potentiel narcotique. Opportuniste, il fabrique des capsules de drogue qu&#8217;il vend à travers le campus. Des centaines d&#8217;étudiants innocents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://media.screened.com/uploads/0/24/11169-return-of-the-living-dead-rave-to-the-grave_large.jpg" alt="" width="267" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Julian et Jenny découvrent un mystérieux baril. Dans un effort d&#8217;identifier son contenu chimique, ils finissent par le laisser aux soins de leur ami Cody… Mais Cody a de sinistres projets personnels pour la toxine au potentiel narcotique. Opportuniste, il fabrique des capsules de drogue qu&#8217;il vend à travers le campus. Des centaines d&#8217;étudiants innocents sont alors transformés en zombies affamés de cerveaux. À peine la soirée commencée, les zombies sont hors de contrôle dans une rave sanglante à faire crier d&#8217;horreur tous et chacun.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’entrer dans l’analyse du contenu de ce cinquième et dernier volet de la franchise <strong><em>Return Of The Living Dead </em></strong>(ouf, enfin !), une petite contextualisation s’impose afin de saisir pleinement à quoi et surtout à qui on a affaire… Sans doute désireuse de faire d’une pierre deux coups, la réalisatrice (si l’on peut la nommer ainsi…) <strong>Ellory Elkayem</strong> décida en 2005 de tourner successivement <strong><em>Necropolis </em></strong>et <strong><em>Rave To The Grave</em></strong> en réutilisant une bonne partie de son casting, mais avec deux scénarios qui n’ont absolument rien à voir. Résultat : on se retrouve avec un <strong><em>5 </em></strong>extrêmement similaire au <strong><em>4 </em></strong>sans toutefois en être sa suite directe. Si ce n’était pas vraiment gênant dans <strong><em>Return Of The Living Dead – Part II</em></strong>, dans lequel on pouvait retrouver les deux compères <strong>James Karen</strong> et <strong>Thom Mathews</strong> du premier volet de la série mais dans des rôles différents, c’est loin d’être le cas ici car l’on devine aisément le pourquoi du comment d’un tel parti pris. D’entrée, sans même le voir, ça en dit long sur la qualité et les motivations du film…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://media.monstersandcritics.com/articles/1289906/article_images/cap074.jpg" alt="" width="450" height="254" /></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, quelle surprise de retrouver les acteurs <strong>John Keefe</strong>, <strong>Peter Coyote</strong>, <strong>Aimee-Lynn Chadwick</strong> et <strong>Cory Hardrict </strong>dans le même genre de rôles et avec exactement les mêmes noms que dans <strong><em>Necropolis </em></strong>! Je vous fais le topo très brièvement : Julian (<strong>John Keefe</strong>), qui a perdu ses parents (dans un accident de voiture ?) était élevé par son oncle Charles-quelque chose (<strong>Peter Coyote</strong>) jusqu’à ce que celui-ci décède durant une transaction qui devait le rendre riche mais qui a mal tourné (comme d’hab’). Vous l’aurez deviné, l’oncle Charles se retrouvait encore à vouloir vendre un baril de Trioxyne 5 (et non plus 203 mais à la limite on s’en fout, ils changent de numéro à chaque épisode…) mais cette fois-ci à des agents d’Interpol au lieu de trafiquants russes (pour changer un peu…). Après sa mort tragique, Julian finit bien évidemment par trouver lesdits barils restants dans le grenier de la maison familiale en compagnie de sa copine Jenny (ils ne sont pas allés chercher loin pour le nom, <strong>Jenny Mollen</strong> remplaçant <strong>Jana Kramer</strong>) et décide de les faire analyser par son pote Cody (alias <strong>Cory Hardrict</strong>) qui a troqué sa vocation précédente de pirate informatique contre une blouse blanche de scientifique (l’un dans l’autre, c’est toujours la même chose). Seule <strong>Aimee-Lynn Chadwick </strong>se trouve un peu exclue de ce trio désormais bien connu des nanarphages en occupant un rôle beaucoup moins présent que les autres mais sans pour autant changer de registre : celle qui jouait la blonde-conne-à-couettes-et-lunettes dans <strong><em>Necropolis</em> </strong>se retrouve ici à jouer la blonde-conne-sexy-qui-taille-des-pipes-dans-la-voiture-après-le-restau. Pas mal comme évolution…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.necromaticmedia.com/images/zr_rotld5_2005_03.jpg" alt="" width="350" height="301" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais laissons un peu de côté les personnages, toujours aussi stéréotypés et inintéressants. Le film choisit donc de baser son intrigue dans le contexte d’une rave durant laquelle des centaines et des centaines de jeunes américains débauchés vont avoir l’occasion de tester une toute nouvelle drogue à leurs dépens : le « Z », petite gélule bleue bourrée de Trioxyne 5 dont les propriétés apparemment trop kiffantes sont de changer ses consommateurs en zombies l’espace de quelques instants, puis définitivement, selon la quantité ingurgitée. Comme on pouvait s’y attendre, sont présents tous les clichés de base liés à la drogue : les hippies de quarante ans dont chaque vêtement vert-jaune-rouge comporte au moins une feuille de Gandja illustrée et qui apparaissent à l’écran uniquement pour montrer comment ils fument des pétards à la Bob Marley ; le dealer complètement allumé avec son manteau de vendeur de montres bourré de narcotiques en tous genres ; les bonnasses complètement défoncées qui finissent toujours par montrer leurs nibars à la première occasion ; le junkie surexcité aux yeux exorbités et au sourire insupportablement figé sur les lèvres dont l’unique but semble être de tester tout ce qui lui passe sous la main ; les novices exagérément méfiants qui finissent toujours par perdre le contrôle ; du sexe facile lié à la prise de drogues en-veux-tu-en-voilà ; et j’en passe et non des moindres… Le pire reste sans doute ces quelques séquences d’hallucinations passablement moches, avec effets auditifs et visuels trop ringards à la clé, quand elles ne mettent pas en scène une <em>sex bomb</em> à poil recouverte de peinture rouge et arborant une fourche, des cornes et une queue de diable atrocement ridicules… De ce côte-là, <strong><em>Rave To The Grave </em></strong>fait pire encore que les <em>teen movies</em> débiles destinés aux ados pré-pubères qui ne comprennent rien à la vie.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.necromaticmedia.com/images/zr_rotld5_2005_05.jpg" alt="" width="350" height="296" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les zombies sont également très similaires à ceux de <strong><em>Necropolis </em></strong>: ils sont moches, courent le cent mètres, papotent et crient <em>« Cerveeeeaaaauuuux ! »</em> à tout bout-de-champ. Rien de nouveau de ce côté-là non plus. De plus, le film a une fâcheuse tendance à vouloir faire « du gore pour du gore » et de fait à multiplier les scènes non seulement inutiles mais en plus vraiment mal foutues. Certes, il y a beaucoup de sang, des décapitations et des amputations aussi diverses que variées, mais cette profusion de gore n’a au final ni queue ni tête. A force d’en faire trop, <strong>Elkayem </strong>finit par banaliser totalement ces séquences qui en soi n’avaient déjà pas grand intérêt… Sans compter qu’elle finit par tomber dans le non-sens complet : depuis quand une griffure de zombie suffit-elle à contaminer quelqu’un en moins de deux minutes ? C’est du grand n’importe quoi… Et ce n’était le cas dans aucun <strong><em>Return</em></strong>. <strong><em>Rave To The Grave </em></strong>se plait également à réutiliser les grosses ficelles du nanar précédent : les flingues qui n’ont plus de balles ; les zombies capables d’arracher un bon bout de cuir chevelu, de crâne et de cerveau en un seul coup de dents (filmés toujours de la même façon, en plus…) ; les attaques minables de rats-zombies trop mal faits ; etc. La scène finale, celle du carnage dans la rave, est toute aussi décevante et mal foutue ; le film se contentant d’accumuler les mêmes scènes gore avec une redondance absolument lourdingue qui finit par achever le peu d’intérêt que l’on pouvait encore avoir pour ce film naze de bout en bout. Mention spéciale aux deux agents d’Interpol, sortes de Dupond et Dupont ressemblant plus à des caricatures de mafieux italiens qu’à des agents spéciaux et qui alignent les bourdes avec un manque de finesse qu’il convient de saluer haut et fort.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.coldfusionvideo.com/wordpress/wp-content/uploads/returnoflivingdead5-a.jpg" alt="" width="400" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify;">Non, vraiment, tout est à jeter dans ce <strong><em>Return Of The Living Dead 5 – Rave To The Grave</em></strong>, <strong>Elkayem </strong>aurait bien mieux fait de stopper les dégâts au <strong><em>4</em> </strong>et de laisser de côté ses folles aspirations mercantiles au lieu de pourrir la saga d’une énième fausse-suite aussi ennuyeuse qu’horripilante. Au final, l’initiative de <strong>John A. Russo</strong> pour contrer le succès de la saga <strong><em>Of The Dead </em></strong>de <strong>George A. Romero</strong> n’aura vraiment eu que très peu d’intérêt, puisque seuls les premier et troisième volets sont à peu près corrects. D’autant plus qu’elle reste très loin de faire le poids face à une saga comme celle de <strong>Romero</strong>… Espérons seulement que cette franchise ratée s’en tiendra là.</p>
<p><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
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		<title>Return Of The Living Dead 4 &#8211; Necropolis (Ellory Elkayem, 2004)</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 15:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un groupe d&#8217;adolescents fait la découverte de l&#8217;existence d&#8217;une base secrète où une multinationale teste sur des humains une toxine qui réanime les morts à des fins militaires. Mais suite à un accident, les adolescents permettent à un mort vivant de s&#8217;échapper, la base se retrouve alors vite envahie par les zombies. Malgré la qualité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www3.schnittberichte.com/www/SBs/4467/cover.jpg" alt="" width="230" height="326" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un groupe d&#8217;adolescents fait la découverte de l&#8217;existence d&#8217;une base secrète où une multinationale teste sur des humains une toxine qui réanime les morts à des fins militaires. Mais suite à un accident, les adolescents permettent à un mort vivant de s&#8217;échapper, la base se retrouve alors vite envahie par les zombies.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la qualité toute relative de la franchise initiée par <strong>John A. Russo</strong> en 1985, <strong><em>Return Of The Living Dead</em></strong> en remet une couche avec ce quatrième volet baptisé <strong><em>Necropolis</em></strong>. Il faut préciser d’emblée que ce film n’a absolument rien en commun avec les autres opus de la saga, si ce n’est la présence de l’indémodable Trioxyne, ce virus militaire contenu dans des barils imperméables qui finissent toujours par s’ouvrir, capable de transformer les cadavres en morts-vivants accros au cerveau humain. Nous voici donc repartis pour une toute nouvelle aventure qui, si elle ressemble à s’y méprendre à celle des <strong><em>Goonies</em></strong>, ne risque certainement pas de connaitre le même succès public&#8230; Vous voilà prévenus.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://hagiblog.files.wordpress.com/2010/05/return_living_dead_04_01.jpg?w=550&amp;h=367" alt="" width="550" height="367" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de<strong> <em>Return Of The Living Dead 4 – Necropolis </em></strong>ne se veut pas tellement comique ; pourtant, force est de constater que le risible est omniprésent dans quasiment chaque scène tant les scénaristes sont à côté de la plaque : que ce soit dans les rapports entre les personnages, plus stéréotypés que jamais ; ou encore dans l’improbabilité de certaines situations, le film ne parvient jamais à faire mouche et s’enfonce bien au contraire dans un marasme de platitude insignifiante dont il lui sera très difficile de sortir. L’histoire se déroule apparemment dans un univers similaire à <strong><em>Return 3</em></strong>, puisque la scène d’intro fait mention d’un état de guerre dans le passé qui opposa les humains contre les zombies, mais cette fausse-apparence de séquelle est vraiment très mal foutue, le <strong><em>3 </em></strong>se terminant sur la destruction du laboratoire maudit par les zombies et rien de plus. Quoiqu’il en soit, ladite guerre fut annihilée par une puissante multinationale nommée HYBRA TECH, qui a la mainmise sur l’intégralité du marché technologique, des jeux vidéo aux armes bactériologiques en passant par la nourriture et les médicaments. Tout commence lorsque le professeur Charles-quelque chose (oups, j’ai oublié son nom…), employé d’HYBRA TECH de son état, décide de se rendre dans une usine désaffectée de Russie traiter avec des trafiquants aux mines faussement patibulaires et à l’accent faussement Russe afin de se procurer quelques barils de cette fameuse Trioxyne, <em>« pour son usage personnel » </em>dit-il<em>. </em>Bizarrement, la transaction tourne mal : un baril s’ouvre sans raison apparente (oh comme c’est original ! on nous l’avait encore jamais faite, celle-là…), entraînant la pagaille sur fond de hurlements zombiesques qui ont comme un air de déjà-vu – le pathétique et insupportable <em>« Cerveaux ! Cerveaux ! » </em>si caractéristique de la franchise –. Néanmoins, le fourbe professeur réussit à s’échapper et à rapatrier on ne sait trop comment les cinq barils de Trioxyne jusqu’aux USA. C’est donc à partir de là que les évènements vont s’enchaîner à une vitesse de croisière qui devient vite lassante, le film se focalisant dès à présent sur une bande de jeunes dont le « héros » n’est autre que le filleul du professeur Charles, dont celui-ci a hérité la garde après que ses parents aient été tués dans un accident de voiture.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://hagiblog.files.wordpress.com/2010/05/return_living_dead_04_02.jpg?w=550&amp;h=238" alt="" width="550" height="238" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est là que ça se complique, car si la scène d’introduction pouvait encore passer – bien que difficilement, il faut l’avouer –, ce n’est définitivement plus le cas lorsque le jeune Julian (<em>« Jul’ »</em>,<em> </em>pour les intimes) entre en scène. Avec la tête irritante au plus haut point qu’il se trimballe et ses sourcils sans cesse tirés vers le bas comme s’il allait se mettre à chialer d’une minute à l’autre, Julian fait partie des héros les plus larmoyants et pitoyables qu’il m’ait jamais été donné de voir. Mais admirons un peu ses copains, tout aussi gratinés : alors, il y a Zeke (non mais, c’est quoi ce nom pourri ?!), le pseudo-<em>badass </em>jaloux et violent tout habillé en noir (parce qu’il est trop <em>dark</em>)<em> </em>aux allures paradoxales de petit bourge capricieux, qui se fera enlever par HYBRA TECH et sera donc celui qui entrainera ses collègues dans une « <em>Gonnies-like adventure »</em> lorsqu’ils décideront tous ensemble de partir à sa rescousse ; il y a aussi l’Afro-Américain-blagueur de service Cody, spécialiste en piratage informatique (enfin, c’est ce qu’ils veulent nous faire croire…) ; ainsi que Becky, la blonde-conne-à-couettes-et-lunettes-pas-si-conne-et-moche-que-ça, qui finit par daigner sortir de son  éternel rôle de potiche pour se rendre un peu utile vers la fin du film (et que l’on peut également retrouver dans tout bon film de <em>teenager</em> bas-de-gamme digne de ce nom) ; Katie, la bombe sexuelle intelligente et naturelle mais à l’air cruche et superficiel dont le héros Julian et son rival Zeke sont amoureux ; Emmy, la blondasse à tête en plastique et corps de rêve cramé aux UV, fringuée en mini-jupe et top pour enfant de cinq ans rose-bonbon et qui ne sert au final qu’à exhiber sa plastique deux minutes avant de crever connement ; le petit frère casse-cou à la voix insupportable (on sent bien qu’il a été doublé en français par un adulte qui tente tant bien que mal de modifier sa voix) et dont le passe-temps débile consiste à tout faire cramer au lance-flammes (trop crédible, il doit avoir 8 ans…) ; et enfin Carlos, le trouillard antipathique abonné au sarcasme et à l’instinct de survie surdéveloppé, toujours prêt à sortir son flingue comme un ahuri mais qui au final s’avère être celui qui fait le plus preuve de bon sens, et donc le plus crédible du film. On ne croit pas une seule seconde aux relations périmées qu’entretiennent ces personnages saturés de clichés, et les voir évoluer entre leurs activités d’ados débiles et leurs déboires affectifs gnangnan n’a en soi pas plus d’intérêt qu’un roman d’<strong>Anna Gavalda</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://analogmedium.com/blog/2007/04/returnofthelivingdead4-2.jpg" alt="" width="480" height="270" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais assez parlé des personnages, venons-en au fait : que valent donc les zombies, cette fois ? Est-ce qu’ils se cassent la gueule toutes les cinq minutes en racontant des conneries comme <strong>Ben Stiller</strong> ? Non, rassurez-vous, <strong><em>Return 4 </em></strong>nous épargne au moins ça… En revanche, les zombies ont toujours les quenottes aussi incroyablement robustes, capables de vous ouvrir le crâne par l’arrière ou par le front et de récupérer un bon bout de votre cerveau, os crâniens y compris, en un seul et unique coup de mâchoire. Bizarre, bizarre… On peut également déplorer le fait qu’ils parlent, comme je l’ai déjà dit un peu plus haut (<em>« Cerveaux ! Cerveeeaaauuuux ! »</em>), mais bon, ça, la franchise commence à nous y habituer (ou plutôt, on finit par ne plus rien en espérer). Niveau maquillage, ils sont plutôt pas mal, dommage cependant que le film se soit senti d’innover en nous présentant des espèces de cyber-zombies tout droit sortis d’un épisode de <strong><em>Buffy contre les vampires </em></strong>(oui, c’est une tendance à la mode) autour desquels on fait tout un foin (ils sont l’arme ultime !) mais qui se font latter le cul aussi vite qu’ils sont apparus. Les scènes gore sont correctes, le sang gicle pas mal, mais elles sont en définitive plutôt rares et surtout rébarbatives (ben ouais, les zombies ne s’attaquent qu’aux cerveaux donc c’est toujours plus ou moins pareil…). Il n’y a qu’une seule scène, une seule et unique dans tout le film, qui vaille un tant soit peu le détour : celle où les zombies s’échappent de leurs cellules et décapitent sauvagement un gardien avant de l’éviscérer en bonne et due forme. Très brève mais plutôt réussie, cette scène fait contraste avec le reste du métrage dont elle ne parvient pas pour autant à rehausser le niveau. A part cela, les scènes d’action sont comme tout ce qui compose ce film : molles, bourrées de clichés et totalement indignes d’intérêt. Comble du ridicule, on peut même y voir une attaque de rat-zombie fou furieux atrocement mal foutue : imaginez des peluches cradingues secouées frénétiquement  contre le cou ou le bras de ses « victimes » par un mec hors-cadre, et vous aurez tout compris de la scène. Absolument rien de surprenant dans tout cela, sans parler de la tendance lourdingue à recycler sans cesse les mêmes ficelles, comme le coup du flingue qui n’a plus de balles, pour ne citer qu’un exemple…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://analogmedium.com/blog/2007/04/returnofthelivingdead4-1.jpg" alt="" width="480" height="270" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Return Of The Living Dead 4 – Necropolis </em></strong>est donc bien ce que l’on peut appeler sans se tromper un mauvais film : lent, chiant, creux et maladroit, il s’agit sans conteste du pire des quatre volets (qui n’étaient déjà pas terribles) ; quand bien même a-t-il pris soin d’éviter l’humour à deux balles, il n’en demeure pas moins ridicule. Un film que je ne conseille pas même comme remède ultime pour s’endormir en cas d’insomnies sévères…</p>
<p><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
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		<title>Hell Of The Living Dead (Bruno Mattei, 1980)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 15:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Ignacchiti</dc:creator>
				<category><![CDATA[A enterrer pour de bon !]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouvelle-Guinée. Un accident à l’intérieur de ce qui ressemble à une centrale nucléaire transforme les employés et les habitants de la région en monstres cannibales. Contaminés par un virus fabriqué e laboratoire dans le but de régler le problème de la surpopulation de la planète les morts-vivants se jettent sur les soldats du commando d’élite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://3.bp.blogspot.com/_koUONV0zPzw/RjLwc_xHl8I/AAAAAAAAAAU/9JXlEoKO3Tw/s320/1.bmp" alt="" width="228" height="320" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nouvelle-Guinée. Un accident à l’intérieur de ce qui ressemble à une centrale nucléaire transforme les employés et les habitants de la région en monstres cannibales. Contaminés par un virus fabriqué e laboratoire dans le but de régler le problème de la surpopulation de la planète les morts-vivants se jettent sur les soldats du commando d’élite envoyé par le gouvernement. Rapidement, la situation devient incontrôlable et l’horrible contagion se répand dangereusement…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après visionnage, une question se pose d’emblée : <strong><em>Hell Of The Living Dead </em></strong>serait-il le nanar ultime que l’on attendait tous ? Bien que <strong><em>Virus Cannibale </em></strong>(en français) constitue en soi une aberration totale, force est d’admettre qu’il s’agit là du long-métrage le plus réussi – ou plutôt le moins pourri– de feu <strong>Bruno Mattei </strong>(<strong><em>Zombi </em>3</strong> ;<strong><em> Horror Cannibal</em></strong> ; <strong><em>L’Ile des Morts-Vivants</em></strong>), bien connu des cinéphiles nanarphages pour son statut de maître incontesté de la série Z et son goût immodéré du plagiat sans scrupules. En effet, et pour une fois, celui qui se cache sous le pseudonyme de <strong>Vincent Dawn</strong> (peut-être par peur des représailles ?) a pu bénéficier pour on ne sait quelle raison d’un budget plus ou moins correct pour mener à bien son projet qui dès les premières minutes semble fort s’inspirer d’un certain <strong><em>Dawn Of The Dead</em></strong> de 1978 (nous y reviendrons un peu plus tard)… Toujours épaulé par son fidèle collègue scénariste-producteur opportuniste <strong>Claudio Fragasso</strong> (<strong><em>Zombie 4</em></strong>), <strong>Mattei </strong>nous livre ce qui restera dans l’histoire du cinéma comme le nanar le plus ambitieux de tous les temps…</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://4.bp.blogspot.com/_1GzakHhC-wo/TA7WsV0yfKI/AAAAAAAABD8/3En2ALFsNZc/s1600/Vic+Israel.jpg" alt="" width="400" height="221" /></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ce qui frappe dès le générique d’introduction, c’est la présence inespérée au casting du groupe <strong>Goblin</strong>, à qui l’on doit les excellents scores de chefs-d’œuvre du cinéma d’horreur tels que <strong><em>Les Frissons de l’Angoisse</em></strong> ou <strong><em>Suspiria</em></strong> de <strong>Dario Argento</strong>, entre autres. Comment expliquer cet évènement surréaliste ? Eh bien, c’est simple : ce cher <strong>Mattei </strong>s’est tout bonnement cru en droit de pouvoir dérober plusieurs des morceaux composés pour la version Argentesque du film<strong> <em>Dawn Of Dead</em> </strong><strong> </strong>et le moins connu <strong><em>Contamination</em> </strong>de <strong>Luigi Cozzi</strong>. Gonflé, le Bruno… Mais les similitudes avec le film culte de <strong>George A. Romero</strong> ne s’arrête pas là, notre réalisateur italien préféré ayant poussé le vice jusqu’à carrément copier certains éléments de l’intrigue de <strong><em>Dawn Of The Dead</em></strong>. Après une scène d’introduction parfaitement risible ou des ersatz de scientifiques affolés se contentent de balancer des termes techniques à-tout-va (<em>« Évacuez le module Antarès » </em>; <em>« Point de convergence OK »</em>) en appuyant toutes les trois secondes sur des boutons clignotants, nous retrouvons un commando de soldats d’élite entièrement vêtus de bleu chargés de pénétrer un immeuble où a lieu une prise d’otages. Cela ne vous rappelle rien ? Attendez donc d’apprendre la suite… <strong>Mattei</strong>, pas malin, a même eu l’idée géniale (et ô combien originale) d’accompagner cette scène du même morceau musical que celle de <strong><em>Dawn </em></strong>! La ressemblance est alors frappante, et ce qui était de l’ordre de l’étrange sentiment de déjà-vu se transforme tout à coup en certitude indignée : cette scène est bel et bien plagiée.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.bloodsprayer.com/wp-content/uploads/2011/07/Hellofthelivingdead1.jpg" alt="" width="400" height="216" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi <strong><em>Hell Of The Living Dead</em> </strong>s’efforce t-il vainement d’implanter son scénario dans un univers similaire, voire parallèle, à celui du deuxième volet de la saga Romerienne… Entreprise tout ce qu’il y a de plus raté. En effet, l’histoire du film atteint des sommets de banalité en matière d’invasion zombiesque, jugez-en par vous-mêmes : l’Occident, toujours à l’affût de quelque trouvaille technologique pour imposer sa supériorité écrasante au reste de la planète, met au point une arme bactériologique censée éliminer le Tiers-Monde de manière définitive. Naturellement, la centrale chargée de fabriquer cette arme redoutable, basée en Nouvelle-Guinée, connait un accident tragique. Tous les scientifiques sont éliminés et le virus mortel se répand à l’extérieur, entraînant alors un génocide aux conséquences bien plus lourdes que ce que ses instigateurs auraient pu imaginer. Dans ce foutoir, des militaires en mission secrète en Nouvelle-Guinée vont croiser la route de deux journalistes venus enquêter sur les faits. Ils vont alors tenter de survivre à une population transformée en morts-vivants affamés de chair humaine… Rien de bien original, en somme, traité qui plus est avec de très, très grosses ficelles et une cruelle absence de dynamisme. Non, vraiment, <strong>Bruno Mattei</strong> n’est pas ce que l’on peut appeler un cinéaste doué.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://monsterhunter.coldfusionvideo.com/wp-content/uploads/2008/05/HellOfTheLivingDead1.jpg" alt="" width="364" height="200" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui est bien avec <strong><em>Hell Of The Living Dead</em></strong>, c’est qu’il peut aussi faire office de documentaire animalier, pour ceux qui rêvent de terres sauvages à leurs heures perdues. Je m’explique&#8230; Le film contient autant de scènes effectivement tournées que de <em>stock-shots</em> tout ce qu’il y a de plus inutiles et repérables à deux cent kilomètres ! En effet, <strong><em>Hell </em></strong>fourmille de plans plus ou moins longs – quand ce ne sont pas des séquences entières – piqués ça et là à des documents d’archives portant sur des animaux exotiques ou des tribus originaires d’on ne sait où. Entre deux plans de dialogues, hop, un petit plan d’un singe qui grimpe à un arbre… Après une scène de lutte contre les zombies, hop, une petite scène d’un coyote qui chope et dévore une espèce de ragondin… Navrant. Il y a tellement d’exemples de ce type que le film en devient vite insupportable, surtout que cela n’apporte strictement rien à l’histoire et ne sert au final qu’à rallonger la durée du métrage. Mais quand le maître du détournement essaie de nous faire passer des vessies pour des lanternes, le résultat en devient carrément hilarant… Preuve en est cette magnifique séquence où la conne de journaliste Lia Rousseau, après s’être tout à coup foutue à poil et peinturluré les seins pour approcher l’une des soi-disant tribus Papou – le quota de nudité de tout bon nanar étant ainsi respecté –, observe un rite funéraire censé se dérouler devant ses yeux grâce à la magie d’un champ-contrechamp tout à fait dérisoire. Ça crève les yeux que cette scène a été volée, déjà par le fait que l’actrice ne soit jamais dans le même plan que ces authentiques indigènes, mais aussi et surtout par la différence énorme de lumière, de grain de l’image et de cadrage qui existe entre les deux plans. Le pire reste sans nul doute les efforts complètement vains du maquilleur pour faire ressembler ses pauvres figurants aux indigènes des <em>stock-shots</em>… Quand on voit dans un plan volé l’aspect très réaliste (puisque réel) des membres de la tribu en question et dans celui qui suit (tourné) la tronche ridicule des acteurs du film, on ne peut que rire à gorge déployée tant on se dit que ce tordu de <strong>Mattei </strong>cherche vraiment à nous prendre pour des cons. Il y aurait encore des pages et des pages à écrire sur cet aspect du film, mais il est grand temps d’aborder un autre sujet tout aussi intéressant.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.noroominhell.com/wordpress/wp-content/uploads/2010/07/hell_of_the_living_dead13.jpg" alt="" width="400" height="216" /></p>
<p style="text-align: justify;">Parlons un peu des zombies, puisque malgré ses trompeuses apparences de documentaire diffusé sur Arte à cinq heures du mat’, <strong><em>Virus Cannibale </em></strong>n’en reste pas moins un film de zombies. Curieusement, leur design reste très aléatoire – et on se demande bien pourquoi – : ceux-ci ont la face tantôt grimée de noir, parfois de vert, quelquefois encore de blanc, quand ils ne sont carrément pas maquillés du tout. Néanmoins, les zombies ont au moins l’avantage de ne pas courir, de ne pas parler, de ne pas tendre d’embuscade etc., même si certains d’entre eux ont l’incroyable faculté de s’installer comme si de rien n’était sur le siège d’une voiture en marche&#8230; Mais bon, dans l’ensemble, ils sont plutôt convaincants, leur démarche lente et saccadée ainsi que leurs gestes désarticulés suffisant à les rendre un tant soit peu crédibles, même si tous les figurants ne sont pas égaux en termes de qualité de jeu. Il est malheureusement loin d’en être de même pour les acteurs… La plupart d’entre eux se contente de faire acte de présence en ayant l’air de souhaiter plus que tout au monde être ailleurs, sauf peut-être l’acteur <strong>Luis Fonoll</strong> (Osbourne dans le film) qui apporte un petit grain de folie à son personnage pourtant voué à être aussi cruellement vide que ses comparses. Sans parler de l’actrice <strong>Margit Evelyn Newton</strong>, qui interprète Lia Rousseau et qui croit dur comme fer que faire les gros yeux à tout-bout-de-champ suffit largement à exprimer la terreur la plus profonde. Faut dire aussi, les dialogues ne sont pas là pour les aider (<em>« On prend ce putain de radeau et c’est parti mon kiki. »</em>), pareil pour les doublages français, hideusement datés et constamment à côté de la plaque. Heureusement, les scènes gore, sans être particulièrement réussies, demeurent correctes et participent un peu à rattraper ce foutoir en y injectant un semblant d’intérêt épisodique.</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://1.bp.blogspot.com/_mlCB5rRk2jw/SF8h8_L8OfI/AAAAAAAAAGE/4wUqNznyeyc/s400/Hell+of+the+Living+Dead-1.jpg" alt="" width="400" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Hell Of The Living Dead </em></strong>est donc certes un film nul à chier mais qui comporte ce petit je-ne-sais-quoi de délicieusement kitsch qui le rend involontairement drôle et pas si désagréable que ça à mater. De plus, son absence totale de complexes (je parle bien sûr du plagiat de <strong><em>Dawn </em></strong>et des<em> stock-shots</em>), qui demeure tout de même assez incroyable, lui confère un aspect ludique non négligeable qui vient combler un peu le vide intersidéral de son scénario téléphoné. A voir entre fans de nanars ultimes pour se marrer un bon coup !</p>
<p><em>Par Emmanuelle Ignacchiti</em></p>
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