Dark Skies (2013)

Note
8/10
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Dans une banlieue paisible, la famille Barrett voit soudainement sa vie basculer suite à des évènements étranges qui, chaque nuit, viennent troubler la tranquillité de sa maison. Lorsque leur fils cadet évoque un mystérieux « Ogre des sables » lui rendant visite le soir, le quotidien de Daniel et Lacy Barrett tourne alors au cauchemar : ils deviennent victimes d’inquiétants trous de mémoires, et de soudaines pertes de contrôle de leur corps. Ne trouvant aucun soutien autour d’eux, ils se retrouvent impuissants pour affronter ce qui va se révéler être une force extra-terrestre cherchant à s'emparer de leurs enfants...

Sous la houlette des producteurs d’Insidious et Sinister et réalisé par Scott Stewart, responsable des sympathiques mais un peu foireux Priest et Légion, Dark Skies reprend le thème déjà bien exploité récemment du cercle familial menacé par une entité plutôt vénère, le tout dans une maison de banlieue américaine. L’occasion de remettre en scène une famille légèrement dysfonctionnelle et obligée de se serrer les coudes pour résister à un agresseur non-humain rôdant autour de leur plus jeune enfant. Sur ce canevas déjà bien usé, le film arrive cependant à insuffler une originalité bienvenue.

Dans Dark Skies, c’est la crise économique qui fissure les liens familiaux, le père étant un semi-loser incapable de gérer un entretien d’embauche alors que sa femme, agent immobilier, s’ennuie à réciter chaque jour le même speech commercial. A ce titre, ces personnages et les relations tissées entre eux, que ce soit les rapports mari/femme, père/enfants, ou même aîné/cadet, sont agréablement bien amenés et soutenus par des interprétations solides.

Outre la réalité de la menace, finalement assez originale et bien mise en scène – on sent que le réalisateur vient des effets spéciaux -, c’est donc cette écriture sensible d’une famille américaine, en proie au doute et tentant de tenir le coup, qui touche. Tout comme ces incartades spielbergiennes, au détour notamment d’un plan aérien et nocturne suivant un adolescent à vélo ayant tout juste échangé son premier baiser, la musique pop du groupe The Drums, légère et romantique, contrastant alors parfaitement avec la menace sourde planant littéralement au-dessus de lui.

Celle-ci se manifestera d’abord par des signes relevant un peu du cliché « film de maison hantée », avec ces affaires changeant mystérieusement de place, l’alarme se déclenchant sans raison ou bien le fameux pote imaginaire du petit dernier. Le scénario arrive cependant à replacer par la suite ces éléments au sein d’une stratégie perverse permettant alors de les reconsidérer de manière assez ludique.

Le film ménage également bien ces effets, amenant une progression bienvenue dans la tension au fur et à mesure que grandit la menace. Parfois vraiment flippant, Dark Skies ne tombe jamais dans le déluge d’effets horrifiques – tel le final d’Insidious – jouant plutôt sur des idées simples mais efficaces, cela jusqu’à une dernière séquence de siège vraiment électrisante. Le film aligne aussi quelques beaux moments malsains où la réalité, pervertie par les forces inhumaines en présence, nous amène à nous poser des questions sur la santé mentale des personnages.

Toutes ces qualités font que l’on excusera le semi-twist final, pont un peu énervant vers une potentielle suite, ainsi que la grosse ficelle de « l’expert en la question » débarquant aux 3/4 du film, tant ce qui précède élève cette production d’apparence modeste au rang de très bonne surprise de 2013.

Critique par Alex B

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