Initiations aux monstres sous le lit, fantômes rigolos et sorcières en tout genre : pas besoin de faire couler l’hémoglobine pour offrir à vos têtes blondes leur premier grand frisson de cinéma. On a fouillé dans les placards pour vous sortir la crème du fantastique « family friendly ». Attrapez le popcorn, regroupez la tribu sous le plaid : voici notre sélection idéale pour régaler les jeunes rétines sans leur payer dix ans de thérapie derrière.
CRITTERS
Ces créatures se sont échappées de leur geôle intersidérale où elles étaient retenues prisonnières pour des crimes que l’on ignore. Elles se crashent à bord de leur vaisseau dans une ville de l’Amérique profonde, et sont traquées par des chasseurs de primes de l’espace. Ils s’attaqueront à la ferme des Brown, dans la contrée de Groovers Bend. Mais les chasseurs de primes les sauveront.
Après le succès de Gremlins, les petites bestioles maléfiques deviennent à la mode dans le cinéma horrifique des années 80. Les Critters ne sont pourtant pas bien interessants complètement crétins, sphéroïdes et velus, leur seul atout réside dans le nombre de leurs dents qui orne une bouche occupant un bon tiers de leur corps. Leurs extrémités, mains et pieds, sont atrophiées, car les Critters se déplacent en roulant. Une crête d’épines empoisonnées, qui peuvent être lancées par de subtils mouvements musculaires, vient agrémenter cette physionomie assez ingrate.
Que font les Critters ? Ils mangent, et engendrent des gags. Comme leur absence d’intelligence en fait des créatures peu dangereuses, ils se réfugient dans l’humour. Et que je me cache dans la cuvette des chiottes, et que je fais « yark yark » façon Gremlins, et que je roule et je me cogne dans la lourde, et que je déchiquette tout ce qui bouge. Avec les quenottes, ils terrorisent la population, et grossissent de plus en plus vite. L’un d’eux devient même une grosse peluche de plus d’un mètre de haut. Ils sont ovipares, et à chaque fin d’épisode on voit nettement que ces abrutis ont caché leurs oeufs quelque part où on ne les retrouvera pas avant le printemps, et surtout avant la suite de leurs aventures !
PARANOIAK
Kale, un jeune adolescent de 17 ans, doit purger sa peine : placé sous contrôle judiciaire après avoir frappé son professeur d’espagnol qui lui a fait une réflexion sur la mort de son père, il est contraint à l’assignation à résidence pendant 3 mois.
Il passe alors son temps sur internet, à jouer sur sa console, à manger des pizzas ou à espionner la fille qui vient d’emménager à côté de chez lui. Mais Kale trouve le temps long.
Son seul plaisir est de regarder ses voisins, à comprendre leurs secrets mais un jour il découvre qu’un de ses voisins est un tueur en série.
Le jeu prend alors une tournure différente, remplie de suspens, d’amour et de frissons. Kale va tout faire pour prouver ce qu’il dit grâce à l’aide de son meilleur ami Ronald (de son surnom Ronnie) et de son amour Ashley.
Un petit film pas trop violent pour les pré-ados avec une jolie histoire d’amour bien sirupeuse entre deux jeunes acteurs sans boutons. Ce film ravira vos enfants de plus de 12 ans, il leur fera un petit peu peur sur la fin avec un peu de suspens aussi.
Un bon compromis avant de les faire regarder Saw.
SOS FANTOMES
Trois professeurs, Peter Venkman, Raymond Stantz, Egon Spengler qui effectuent des recherches sur les fantômes sont mis à la porte par le Doyen de leur faculté. Ils décident alors d’ouvrir une société d’investigations paranormales et de capture de fantômes nommée S.O.S. Fantômes. Mais il faut attendre que l’équipe attrape un fantôme dans un hôtel de luxe pour que leur affaire commence à bien marcher. Ils deviennent le seul espoir de l’humanité face à Gozer, un dieu sumérien, qui projette de dominer le monde avec son armada de fantômes.
SOS Fantômes, c’est le film classique qu’on va revoir et revoir de nombreuses fois, sans jamais s’en plaindre. Et on peut même le montrer à ses enfants tant il est universel ! Un cinéma resplendissant qui s’aventurait partout, osait tout, le meilleur comme le pire, et accordait une place de choix à la musique, chose beaucoup plus rare de nos jours.
Ghostbusters peut être considéré comme le fleuron des comédies fantastiques, genre très peu représenté, la majeure partie des productions de ce type étant sorties pendant les années 80, et essentiellement aux Etats-Unis. C’est une constellation de scènes et de détails parfois insignifiants mais qui pour les amateurs sont devenus cultes. Parmi eux, la scène de la bibliothèque, celle de l’hôtel Sedgewick, la poursuite de Louis, la coupe de cheveux d’Egon, les répliques pince-sans-rire de Venkman ou bien encore la scène finale, colossale.
Les années passent et ce film conserve son charme, cette folie caractéristique des eighties qu’on peine à retrouver aujourd’hui, ce qui renforce d’autant plus son côté « culte », car irremplaçable.
M3GAN
Prenez Chucky, retirez-lui son salopette en velours et son look de tueur en série des années 80, injectez-lui une bonne dose d’intelligence artificielle et vous obtenez M3GAN. L’histoire ? Gemma, ingénieure surdouée et reine du bricolage high-tech dans une boîte de jouets, se retrouve du jour au lendemain avec sa nièce Cady sur les bras après un drame familial. Légèrement à la ramasse côté fibre maternelle, elle décide d’expérimenter son dernier projet top secret : une poupée animatronique ultra-perfectionnée conçue pour devenir l’amie ultime, le tuteur légal bis et le garde du corps personnel de la gamine. Sur le papier, c’est le combo gagnant. Dans les faits, le prototype développe une conscience propre et interprète la consigne « protéger Cady » avec un zèle franchement inquiétant. Comprenez : quiconque contrarie la gamine, du voisin relou au gamin tyran de la forêt, finit par passer un sale quart d’heure.
Pure sucrerie pop et satire ultra-efficace de notre dépendance aux écrans, M3GAN réinvente la poupée tueuse pour l’ère des algorithmes. La mise en scène s’amuse comme une folle avec ce robot au visage de porcelaine fixe, capable de balancer des punchlines mortelles avant d’assommer un rottweiler. C’est du slasher PG-13 fun, sans effusion de sang gratuite, mais avec une sacrée dose de second degré. Parfait dès 11-12 ans pour leur faire passer l’envie de réclamer le dernier iPhone.
GREMLINS
Le film représente à l’époque un véritable tour de force au niveau des effets spéciaux (n’oublions pas que nous sommes bien avant l’apparition et l’utilisation du numérique). L’animatronique a été remarquablement utilisée pour ce film et si l’utilisation actuelle des effets numériques permet une perfection largement supérieure, les effets spéciaux live de Gremlins ont pris avec les années un charme certain.
Un pur régal que ce film, mêlant tous les ingrédients qui plairont autant aux enfants qu’aux adultes. Conte de noël, émotion, tendresse, action, monstres, humour, le tout agrémenté d’effets-spéciaux très bien réalisés. Les créatures sont plus vraies que nature. Ne vous étonnez pas si vos enfants vous demandent après un Mogwaï pour Noël, Gizmo étant sûrement la plus touchante créature vu dans un film, avec E.T., bien sûr.