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American Nightmare 2 : Anarchy

Affiche du film "American Nightmare 2 : Anarchy"

© 2014 Universal Pictures − Tous droits réservés.

En mélangeant home-invasion et portrait au vitriol de l’Amérique, le réalisateur James DeMonaco était arrivé à un cocktail et succès honorable avec le premier The Purge, retitré American Nightmare chez nous pour éviter les mauvais jeux de mots. Malheureusement, le soufflet retombe pour cette suite, American Nightmare 2 : Anarchy ne satisfaisant jamais les promesses d’un pitch pourtant prometteur.

Un gang à priori charismatique

Les détracteurs du premier film se sentaient un peu trop à l’étroit dans cette maison assiégée par une poignée de jeunes en quête de sensations fortes ? James DeMonaco et, on l’imagine, ses producteurs (Blumhouse Productions, à qui on doit les Paranormal Activity et Insidious), ont alors annoncé vouloir voir un peu plus grand pour le nouvel épisode et filmer ce qu’il se passe dehors lors de cette nuit où tous les crimes sont permis. L’histoire de cette suite lâche donc un jeune couple, un père surarmé en quête de vengeance et une petite famille, chacun avec leurs problèmes, dans une ville censée se transformer en champs de bataille une fois la nuit tombée. Des rixes épiques qu’on attend d’autant plus que les gangs en présence, présentés en ouverture, sont sacrément bad-ass.

American Nightmare 2 : une alternative aux fêtes de famille

Malheureusement American Nightmare 2 est un gros pétard mouillé. L’anarchie est molle et tout le monde semble être resté chez soi. On retiendra seulement deux moments : une soirée latino virant au carnage et un climax en forme de chasse à l’homme dans un décor customisé pour l’occasion. Une séquence assez fun même si la satire du libéralisme poussé à son extrême avec ses guerriers chassant un peu de classe populaire devant une élite amatrice de spectacle extrême fait surtout penser au bon vieux Running Man, le fun et l’hystérie des années 80 en moins.

Pour le reste, à force de voir les protagonistes se déplacer dans des rues vides, American Nightmare 2 donne l’impression qu’il se passe 3 fois moins de choses que dans le premier épisode qui était pourtant un huit clos. Quand il se passe un truc, les ficelles du scénario semblent alors inspirées des pires série Z que ce soit cette mitrailleuse monstrueuse mais incapable de défoncer une moto à 20 mètres ou les circonstances amenant les protagonistes à se retrouver ensemble. Les scénaristes ont également du mal à équilibrer leurs velléités un peu plombantes de discours politique, se contentant très souvent d’une vision nanardeuse de l’humanité où derrière chaque homme semble se cacher un violeur potentiel. Bien sûr, histoire de préparer la voie à plusieurs suites, le film installe un peu plus sa mythologie autour des nouveaux pères de la nation américaine, censés avoir pris le relais de l’ancienne démocratie.

Histoire d’en rajouter une couche, le film est d’autant plus frustrant que le réalisateur et le scénariste prolongent la flemme en expédiant à la va vite la résolution des enjeux, que ce soient ceux concernant la milice d’opposants à la purge, la romance renaissante au sein du couple, la vengeance du vigilante… Tout est bâclé en 1 minute, cela parfois même hors champs. Tout comme les bad-guys qui ont permis d’assurer le marketing, American Nightmare 2 reste donc un énorme teaser avec pas grand chose derrière et beaucoup trop chiant pour arriver même au simple statut d’honnête divertissement décérébré.

Critique par Alex B

Trailer :

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