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American Nightmare 3: Élections

Affiche du film "American Nightmare 3: Élections"

© 2016 Platinum Dunes − Tous droits réservés.

Commençons par raconter l’histoire du réalisateur James DeMonaco ou plutôt comment nous imaginons la vie de James DeMonaco. James était un jeune garçon frustré qui avait beaucoup d’ambition mais personne pour croire en lui. De plus, il avait des problèmes à l’école avec plusieurs de ses camarades de classe qui n’arrêtaient pas de se moquer de lui.
Un jour, après une grosse crise, James décida de trouver une manière originale de se venger de ses bourreaux et de la société en général. Tout au long de la nuit, il s’imagina une loi qui lui permettrait, pendant douze heures, de tuer qui il voudrait. Cette simple idée l’aida à tenir toute sa triste adolescence.
Aujourd’hui, James prend sa revanche sur la vie et a enfin réussi à mettre son idée à exécution à travers une trilogie qu’il appela “The Purge” (nous nous interdisons tout mauvais jeu de mot avec ce titre). Parlons donc du dernier épisode, American Nightmare 3: Elections.

Tout d’abord, le concept. Que ce soit clair, le principal facteur du succès de cette trilogie est son concept initial, car oui, ce concept est juste génial et ouvre énormément de possibilités. Centrer l’histoire sur une candidate à la présidentielle tenant un discours anti-purge et menacée par le parti pro-purge, tout cela au cours de la purge elle-même et à la veille des élections: idée brillante.
Après cette situation mise en place, c’est la promenade des bonnes idées qui jouent à “où est Charlie?”. Des bonnes idées, il y en a, mais trop peu et surtout, totalement anecdotiques. Un joli masque par-ci, une belle voiture par là, bien trop pauvre pour honorer un aussi bon concept. Mais bon, au moins, elles sont présentes.

L’un des points qui gêne vraiment avec ce nouveau volet et qui se ressentait déjà un peu sur le deuxième, c’est que James s’est totalement perdu au niveau du genre. Adieu la pression, le suspense, le sang. Place à la grosse action avec de gros guns dans une série B de bas étages.
On sent réellement davantage ici le style Michael Bay que l’influence de Jason Blum. C’est simple, si ce film ne faisait pas parti de la saga, on n’en parlerait sûrement pas sur Films-horreur.com…

Mais les véritables problèmes du film sont ses personnages et surtout ses dialogues. Parlons déjà des personnages, on a droit à tous les clichés possibles. Le mec badass qui ne sert qu’à être badass, le gentil papa renoi qui prend les jeunes sous son aile dont un mexicain immigré habile au fusil ou encore la femme fatale avec un lourd passé dont on ne sait pas grand chose. Seul le personnage de la sénatrice joué par Elizabeth Mitchell (Lost) sauve les meubles sans être vraiment fascinant.
Comme si ce n’était pas assez, les dialogues sont absolument catastrophiques, on tombe presque dans la série Z. Tout y passe, des pseudos punchlines aux discours censés être larmoyants, et à chaque fois, ça tombe à l’eau, à la limite du ridicule sans être nanardesque. Bref, c’est raté.

Encore une fois, James DeMonaco peine à trouver un autre intérêt à son film que son concept de départ et encore une fois, on se retrouve déçu. C’est navrant de voir un aussi bon concept maltraité par un réalisateur sans grandes idées qui s’enfonce dans une saga dont il ne maîtrise pas les enjeux.
Passe à autre chose James ! Merde !

Benjamin Germany.

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