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Cockneys vs Zombies

Affiche du film "Cockneys vs Zombies"

© 2012 Tea Shop & Film Company − Tous droits réservés.

Deux frangins de l’East End londonien décident de braquer une banque afin de sauver de la destruction la maison de retraite de leur grand-père, et éviter ainsi que ses amis et lui ne soient envoyés loin de leur quartier chéri, qu’ils n’ont jamais quitté. Mais quand des promoteurs immobiliers véreux déterrent un caveau ancestral, les morts se réveillent et tout l’est de Londres se retrouve rapidement infesté de zombies. Réfugiée dans la maison de retraite, la petite équipe se retrouve en compagnie de vieux durs-à-cuire prêts à en découdre. Entre Cockneys et Zombies, l’affrontement s’annonce sanglant…

Réalisé par le scénariste du sympathique Severance, Cockneys Vs Zombies est une comédie horrifique dans la lignée de Shaun of the Dead et sorti au mois d’Aout dernier en Grande-Bretagne. Qu’est-ce qu’un Cockneys ? Ca désigne les Londoniens issus de la classe ouvrière et habitant l’est de la ville, ainsi que leur argot. Ici, les Cockneys désignent une bande de vieux retraités prêtant finalement main forte à leurs petits fils et petites filles venus initialement les sauver d’une invasion zombie qui frappe maintenant à la porte de leur maison de retraite.

Sympathique zombie-movie anglais prenant pour cadre la banlieue Est de Londres, Cockneys vs Zombies nous montre son quota de petits vieux isolés dans une maison de retraite aux prises avec des morts-vivants voraces. Un détournement amusant de La Nuit des Morts-vivants qui permet au réalisateur Matthias Hoene d’aborder son film sous l’angle de la parabole. Satire évidente d’une déchéance sociale typiquement occidentale, incitant les jeunes générations à délaisser les plus anciennes pour leur propre intérêt économico-politique, Cockneys… traite de l’abandon des personnes âgées, laissées pour compte dans un monde en crise au système oppressant.

 A la manière d’un George Romero post-moderne (en tout de même moins inspiré), Matt Hoene exploite donc un genre galvaudé (franchement, on en a un peu marre des zombies au cinéma, non ? Mais alors, que fait-on là ? Oui, vous avez raison de poser la question !) pour mieux exposer une problématique contemporaine qui l’interpelle et l’inquiète. Seul défaut véritablement handicapant, le metteur en scène se frotte de trop près au mythique Shaun of the Dead sans jamais être en mesure de soutenir la comparaison. Ainsi, la comédie gaguesque n’est pas l’élément qui fonctionne le mieux ici et on préfèrera de très loin voir les sous-arcs narratifs se rejoindre pour formuler une solution optimiste et très satisfaisante que constater l’extrême banalité d’un humour tournant trop souvent à vide (exception faite d’une déjà culte course-poursuite entre un mort-vivant sous Lexomil et un petit vieux en déambulateur). Gageons que Cockneys vs Zombies aurait gagné en puissance s’il n’avait pas cédé à la mode du slapstick pour s’orienter sur des chemins plus matures et, de nos jours, bien moins pratiqués.

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