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Grave Encounters 2

Affiche du film "Grave Encounters 2"

© 2012 Death Awaits Cinema − Tous droits réservés.

Le premier Grave Encounters était un décalque cheap et un peu chiant des REC, Blair Witch Project et Paranormal Activity, enfermant une équipe de Real TV surnaturelle dans un hôpital psychiatrique abandonné et hanté par ses anciens habitants. Pour sa suite, les Vicious Brother lâchent la réalisation (ici il est vrai un bien grand mot) à un inconnu mais signent toujours le scénario, cette fois vaguement méta.

Premier flippe : le personnage principal est une grosse tête à claque

Grave Encounters 2 suit ainsi un jeune wannabe réalisateur de films d’horreur, à la mèche ténébreuse, bouffi d’arrogance et également critique de films sur sa chaîne Youtube. En gros, on est déjà en plein film d’horreur. Les scénaristes profitent de ce personnage principal – qui a donc vu le premier film – pour pratiquer une auto-dérision plus ou moins marrante, défonçant au passage les effets cheaps, l’originalité proche de zéro et les comportements irrationnels (et si on se séparait ?) des personnages de Grave Encounters 1… Chose appréciable, la mise en abyme est assez poussée, les Vicious Brothers faisant même une courte apparition, un producteur sans scrupule les présentant comme des monteurs bas-de-gamme ayant seulement travaillé sur les films trouvés sur le lieu maudit, le véritable réalisateur du premier film ayant disparu lors du tournage.

Merci REC 2 pour tes enfants flippants squattant les conduits de ventilation…

L’installation du film prend 45 longues minutes lors desquelles l’intérêt du personnage principal pour réaliser un documentaire sur le tournage du premier film s’éveille peu à peu. Cette pré-enquête un peu redondante s’alterne avec des scènes clichées “on est jeune, fêtard et forcément cool parce qu’on veut bosser dans le cinéma”. Bref, on se fait un peu chier dans l’attente que la nouvelle troupe de jeunes débiles se retrouve enfin coincée dans l’asile maudit, ce qui finit bien sûr par arriver…

Quand je lui ai dit que j’avais perdu ma carte vitale

Une fois sur place, cette suite se démarque du premier film par son rythme plus soutenu, le scénario évitant l’écueil de protagonistes errant dans des couloirs pendant de longs quarts d’heure sans que rien ne se passe. Aidé dans sa mise en scène par des caméras de surveillance disséminées un peu partout dans la bâtisse, Grave Encounters 2 reste encore un peu trop dans le copier/coller de ses aînés avec, pêle-mêle, toujours cet environnement possédé et empêchant ses victimes de s’échapper (Blair Witch Project), des simili- spectres courant comme des dératés et filmés parfois en vision nocturne (Rec) ou bien des poltergeists faisant fi des lois de la gravité (Paranormal Activity). Mais il faut avouer que certains effets ont de la gueule et vont pour une fois un peu plus loin que le simple jump-scare.

Les créatures sont globalement bien mieux exploitées

L’intrigue est également moins linéaire, Grave Encounters 2 arrivant à maintenir l’intérêt grâce à quelques rebondissements bien sentis et qui manquaient sérieusement au premier film. Le lien avec ce dernier sera même un peu plus établi au détour d’une intrigue annexe à la survie des personnages principaux, le scénario tentant évidemment de créer une mythologie pour donner un minimum de profondeur, et donc plus d’intérêt, à un univers quand même bien balisé par le cinéma de genre, que ce soit du côté “film d’hôpital hanté” ou “found-footage” en général. On appréciera également les deux twists finaux, prévisibles mais bien emballés, Grave Encounters 2 s’avérant, une fois passé la longue phase d’installation, un divertissement horrifique appréciable pour peu que l’on ne s’attende pas à voir le film d’horreur de la décennie.

Critique par Alex B

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