Hannibal

Hannibal (2001)

2 h 05 min | Crime, Drame, Horreur, Thriller | 8 février 2001
Note
8/10
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Il y a dix ans, le docteur Hannibal Lecter s'échappait de sa cellule. Clarice Starling, agent du FBI sur la touche, n'a pas oublié sa rencontre avec lui, sa présence troublante et le son grave de sa voix qui hantent toujours ses nuits.Mason Verger, un ancien patient, se souvient également d'Hannibal, puisqu'il a été sa quatrième victime. Malgré le fait qu'il ait été atrocement défiguré et mutilé, il a survécu. Il nourrit sa vengeance depuis dix ans. Devenu extrêmement riche, il promet une récompense de trois millions de dollars pour quiconque le repérera.L'inspecteur Rinaldo Pazzi lui téléphone pour l'informer de sa présence en Italie. En effet, après avoir changé d'identité, Hannibal est devenu le conservateur d'un musée à Florence. Et pour attirer ce dernier dans ses filets, Mason connaît un appât irrésistible : Clarice Starling. L'heure de la vengeance va peut-être sonner.

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Année : 2001
Réalisation : Ridley Scott
Acteurs : Anthony Hopkins, Julianne Moore, Giancarlo Giannini, Ray Liotta et Gary Oldman
Durée : 2h05

L’histoire : Quelques an­nées après la re­la­tion am­bi­guë qu’elle en­tre­te­nait avec Han­ni­bal Lec­ter, Cla­rice Star­ling  re­trouve la trace du can­ni­bale grâce à des in­for­ma­tions ob­te­nues par un mil­liar­daire vic­time du cri­mi­nel et très ran­cu­nier…


Thomas Harris, sous la pression de son édieur, a été invité à donner une suite à son livre culte Le Silence des agneaux. On peut donc légitimement se poser des questions sur la qualité de l’adaptation cinématographique, même si celle-ci est orchestrée par Ridley Scott. Il va donc falloir prouver que le film est autre chose qu’un gros coup marketing. A l’instar de ces autres réalisations ( Gladiator .. ), on retrouve la patte spécifique du réalisateur : baroque et étrange. Son film prend ainsi une ampleur particulière, il en fait une sorte de grandiose opéra flamboyant, où la moindre scène de dialogue est filmée comme l’affrontement d’un film d’action. Si son art impressionne, au bout du compte et de deux heures quinze de projection on en ressort un peu gavé : un visuel extrémement riche, des personnages à la limite de la caricature sortis droit d’une tragédie shakespearienne, et un dénouement grand-guignol invraisemblable qui laisse la part belle au gore débridé. Après le visionnage, on a un peu le tournis, on a surtout du mal à savoir ce que l’on ressent. Honnêtement, j’ai toujours détesté de film : trop éloigné du Silence des agneaux, Julian Moore trop froide, une atmosphère trop étrange, c’était, pour moi, une destruction du mythe.

Mais après l’avoir regardé hier, je n’ai pas retrouvé cet agaçement qui pointait auparavant. Les raisons ? la jeunesse, la bêtise, le manque d’expérience cinématographique ? Non, ce film n’est pas accessible au premier venu, c’est le moins que l’on puisse dire. Il demande un certain travail sur soi-même. A l’exception de quelques longueurs malvenues en plein coeur de l’intrigue, le suspens est bien présent. En particulier dans la première moitié, où Hopkins savoure de retrouver le Dr Lecter. Le psychiatre distingué est d’une prestence, d’une carrure inimitable. Installé à Florence il est en passe de devenir conservateur : on se régale à chaque apparition. Florence, ville des Arts et de la Beauté où l’on brûlait les chrétiens lui convient à merveille : Hannibal est l’ignoble psychopate si fascinant qui se cache derrière le masque du respectacle homme de musée. Il a une connaissance absolue du Bien et du Mal et se joue en permanence de la séparation traditionnelle que l’on en fait. Le charisme du cannibal est sans égal, il n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction depuis la fin machiavélique du Silence des Agneaux. Florence est filmé magnifiquement, la musique est simplement divine.

L’affrontement avec Straling est deséquilibré : elle semble trop molle, on sait déja qu’elle désire finalement se faire prendre par Hannibal ( sans mauvais jeu de mots ). Sa position masochiste et féminisante face à tous ces mâles machos au possible ne lui est pas favorable ; en réalité, elle fuit de monde d’hommes pour mieux se complaire dans la poursuite d’un monstre qui la considère comme elle est, et aux qualités paternalistes incontestables.

Le rôle de gary Oldman ( Mason Verger ) est maitrisé grâce à un maquillage particulièrement bien fait ce qui le rend abject aussi bien physiquement que psychologiquement. On apprend, dans cette histoire, la principale qualité de Lecter : le pouvoir de manipulation. Le visage de Verger en est le témoin. Les scènes « gores » sont en fait le summum du film : il en faut pas oublier qu’on parle d’un montre ! Lecter n’est pas qu’un homme qui sait parler !

Le film est riche : en musique, en images, en scénario. J’ai lu quelque part sur internet que quelqu’un disait que ce film pouvait être comparé à la cuisine italienne : apétissante, mais trop riche et finlement trop lourde. Mais c’est tellement bon qu’on s’en lasse pas !

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