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Jennifer’s Body

Affiche du film "Jennifer's Body"

© 2009 Fox Atomic − Tous droits réservés.

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L’histoire : Sous l’emprise d’une force intérieure, une jeune pom-pom girl à la vie idéale se met à assassiner les garçons de sa petite ville. Sa meilleure amie va tenter de l’arrêter.

Attendu par beaucoup depuis qu’on savait que Megan Fox faisait partie du casting, Jennifer’s Body est (enfin ) sorti au cinéma il y a quelques jours. Enfin parce qu’on nous abreuvait de bandes annonces et de photos plus ou moins intéressantes, et à travers lesquelles on avait déja pu dire que le film reposait uniquement sur les épaules de l’actrice la plus sexy du moment. La scénariste, Diablo Cody, semble être connue par les plus geeks d’entre vous. Personnellement, j’en avais jamais entendu parler. Ah si, quand j’ai vu Juno sur Canal+, film auquel je n’ai pas du tout accroché. Ex-streapteaseuse, elle s’est visiblement forgé une bonne réputation dans le milieu alors qu’elle n’en est qu’à son second film.

Un film totalement féminin puisque la réalisatrice s’est également forgé une petite renomée en réalisant un épisode de L World et en ayant un film récompensé à Sundance. Les plus impatients s’attendaient à un film diablement sexy étant donné que tous les ingrédients étaient présents pour assurer ce résultat. Personnellement, je n’en attendais rien à part peut être une bonne surprise. Mais ça n’a pas été le cas. Ceux qui s’attendaient à voir un nichon seront déçus, on ne verra qu’un roulage de pelles entre filles. Alors que la promo s’était basée sur Megan, et sur le fait qu’elle soit bouillante comme une baraque à frites. Les mecs se contenteront de la reluquer en débardeur et shorty, se mordre la lèvre inférieure et parler comme un chartier. Eh oui c’est tout ! Son jeu est insipide, naîf et totalement dénué de nuance. C’est tellement mauvais qu’on ne voit même pas la différence entre la Jennifer normale et la Jennifer démon. Megan Fox, qui clame pourtant partout que Transformers ne rend pas justice à son talent et qu’elle a le potentiel d’être une vraie et grande actrice, ne le montre pas ici. Pire, on a pas l’impression qu’elle pourra le faire un jour.

Les personnages représentent tous les clichés du lycée américain : la bombe, la moche à lunettes, le gothique.. Du côté des acteurs, c’est tout aussi mauvais. J’ai pensé à un moment à un film à tendance féministe, mais si l’idée est assez drôle grâce au jeu de massacre ( enfin c’est vite dit : 3 morts mal filmés ou hors champ ) que nous propose le film, elle est vraiment trop simpliste et lassante sur la durée pour séduire totalement. On sent bien que la volonté était de faire une sorte de pastiche de film d’horreur mais le résultat est tellement premier degrès que cette intention louable tombe complètement à l’eau. La faute à une implication de la réalisatrice plus que médiocre qui filme tout ça trop froidement. Le film se résume en effet à des stéréotypes si tenaces qu’on peut facilement s’amuser à deviner la suite des événements 10 minutes à l’avance pour ne pas s’endormir.

Rien ne surprend, rien ne fait peur, rien n’est crédible. En sortant de la projection, j’ai pensé à Jusqu’en Enfer, le dernier Sam Raimi. Non pas que ces deux films aient quelque chose ne commun, mais j’y voyais la preuve que de faire un bon film avec une méchante vraiment méchante qui fait peur ET qui fait rire est possible.

En bref, si vous être un prépubère qui achète FHM en cachette de ses parents pour le regarder avec ses copains lors de soirées pyjamas en sirotant de la Smirnoff Ice achetée au Monop du coin, vous aimerez ce film. Les mecs plus agés auront sans doute l’impression d’avoir été trompés sur la marchandise. Les autres auront l’impression d’avoir assisté à un film creux, cliché et tellement décevant.

Comme le résume bien Frogita, “petit film mignon pour ados en pleine croissance hormonale”.

Spéciale dédicace à Mad Movies : c’était bien la peine d’en faire la Couverture du numéro d’Octobre.

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