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Mirages

Affiche du film "Mirages"

© 2011 − Tous droits réservés.

Pouvant être vu comme une énième tentative de renouveau du cinéma horrifique francophone, Mirages de Talal Selhami a bénéficié d’assez peu de buzz avant son arrivée à Gérardmer : en effet, la bande-annonce du film a été disponible uniquement le 26 janvier 2011 soit la veille de sa présentation au festival. Personne n’était donc en mesure de dire à quoi pouvait ressembler le film, mise à part ceux qui l’avaient vu au festival de Marrakech.

Mais le réalisateur Talal Selhami jouit d’une bonne réputation et son nom circule depuis un moment dans les rédactions, on était alors curieux de pouvoir voir ce métrage. Mirages est pourtant son premier film et c’est au Maroc qu’il est allé le tourner, avec quelques difficultés notamment liées du budget et aux conditions climatiques de tournage dans le désert marocain. C’est donc avec une certaine fierté qu’il nous a présenté son film en disant au public présent que c’était “un film pour vous”. De bonne augure ?

Pas vraiment puisque dès les premières minutes, la mise en scène et surtout les techniques de réalisation désarçonnent le spectateur et ne parviennent pas à le faire entrer dans l’histoire qui était pourtant, assez judicieuse sur le papier. Car c’est par la mise en images que le film échoue, ces aspects dérangeants et parfois agaçants vont rendre Mirages difficile à suivre visuellement. Les scènes de dialogue filmées de trop près,  les scènes d’action illisibles où l’on tente d’insuffler au film la pêche dont il manque à certains moments et la shakycam à outrance sont autant de mauvais points que l’on compte dans la première partie du film.

A croire que tous ces points de mauvais goûts sont devenus le procédé incontournables  de quelques réalisateurs débutants en manque d’inspiration et allant puiser dans ce qui a déjà été ( mal ) fait. Tout ça ne laisse rien présager de bon pour la suite du film, qui n’est pourtant pas dénuée de qualités : quelques plans du désert notamment ceux à la tombée de la nuit sont particulièrement réussis et mis en valeur par le jeu des ombres et du contre jour : brillant !

Mais au delà du formel, c’est l’histoire qui finit également par poser problème au bout de la 1ère heure : le scénario se complique inutilement et la multiplication des vraies/fausses pistes ne facilite rien. Salhami avait pourtant de quoi faire un bon film de mise en abîme avec de solides personnages comme celui du boxer, crédible et remarquablement interprété par Karim Saidi. Malheureusement, les autres personnages ne sont pas aussi attachants et le héros est finalement assez mal choisi.

On sent donc avec Mirages une réelle volonté de bien faire de la part de l’équipe du film qui n’est pas suffisante pour livrer un bon film.

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