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Monsters

Affiche du film "Monsters"

© 2010 Vertigo Entertainment − Tous droits réservés.

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Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses. Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine…

Présenté en clôture de l’Etrange Festival 2010, Monsters de Gareth Edwards est un petit film Anglais qui fait parler de lui depuis quelques semaines dans les festivals de films fantastiques du monde entier. Et on était même en droit d’en attendre une belle surprise puisque les premières critiques étaient élogieuses comparant le film à Cloverfield ou même District 9. C’est là qu’on se rend compte qu’on devrait peut être arrêter de comparer les films entre eux parce qu’il y a un moment où ça ne veut plus rien dire. Autre argument vendeur : le budget très serré du film qui aurait coûté en tout 15 000 dollars. Entre curiosité et attente, on entre dans l’histoire de Monsters qui se déroule six ans après qu’une sonde de la Nasa revenue de l’espace se soit écrasée en Amérique Centrale libérant des particules extra-terrestres. Une nouvelle forme de vie est alors apparue : de géantes créatures investissent le terrain et une partie du Mexique et des Etats-Unis est mise en quarantaine. Dans ce marasme, un jeune journaliste-photographe cherchant à se faire bien voir de son patron accepte d’escorter la fille de celui-ci à travers la zone infectée.

Pour être simple Monsters a tout pour faire un bon … court métrage ! Car le postulat de départ ainsi que les 10 premières minutes sont très bonnes et nous mettent directement dans l’ambiance post-apocalyptique plaisante même si pas vraiment originale ( surtout  ces derniers temps ). La seule originalité, ce sont les monstres, dont les effets numériques ne sont pas toujours du plus bel effet. Mais le réalisateur a l’intelligence de les incruster dans les scènes nocturnes donc ça passe bien malgré tout. Mais très vite, Gareth Edwards prend le risque de frustrer le spectateur en mettant ses Aliens au second plan de l’intrigue au profit d’une histoire d’amour fumante et jamais crédible.

Même si l’intention était séduisante ( quoique, là encore pas originale ) : celle de se faire se rencontrer un homme et une femme que tout oppose, l’efficacité de cette trame laisse vraiment à désirer et on a beaucoup de mal à y croire. La faute à des personnages bien trop creux et limite agaçants.  Ni film d’action, pas vraiment science-fiction à cause de la menace qu’on ne fait finalement que ressentir, le réalisateur choisit de faire un road-movie romantique sur fond d’invasion extra-terrestre plutôt vue comme un prétexte à insuffler un peu de fantastique à une intrigue trop molassonne. En réalité, on  a  le sentiment qu’il ne se passe pas grand chose  à part une histoire d’amour bien trop lisse et manichéenne pour soulever un quelquonque intérêt. C’est pourtant domage car il aurait été plus judicieux d’insuffler un peu de personnalité à ses héros qui en manquent tellement, de donner un peu de caractère à cette blonde insipide qui nous fait pendant 1h30 le regard de la vache apeurée en guise d’interprétation du doute. Ne parlons pas de la dernière scène qui se veut allégorique mais finalement trop WTF. On est bien loin des promesses de la bande-annonce.

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