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The Green Inferno

Affiche du film "The Green Inferno"

© 2015 Universal Pictures − Tous droits réservés.

Ah… The Green Inferno, cela fait bien longtemps que l’on t’attendait. Tellement longtemps que son réalisateur, Eli Roth (Cabin Fever, Hostel), a même eu le temps de réaliser Knock Knock avant la sortie. Oh oui, nous avions hâte de découvrir cette petite bande de pseudo-écolo parti dans la jungle amazonienne afin d’y sauver les dernières tribus de la destruction de leur environnement vital. Mais c’était sans compter sur le crash de leur petit avion minable en plein milieu du territoire d’une tribu anthropophage. Mon cher Eli, même si Hostel nous était resté un peu au travers de la gorge, on attendait ta dernière folie gore et viscérale ! Il est temps, désormais, de remettre notre verdict !

Alors, ce film qui se faisait attendre depuis 2013, qu’est-ce qu’il vaut ? Commençons par les bonnes choses. En vue de ses affiches et de ses bandes-annonces, The Green Inferno annonçait un film très gore à l’ambiance bien crade et de ce point de vue, c’est très réussi. Cela faisait longtemps que l’on avait pas vu un film gore aussi dégueulasse (du moins, dans les films ayant droit à une sortie officielle). Eli Roth veut toujours aller plus loin, peut-être trop parfois. Pour les spectateurs cherchant un film pour tester leur résistance aux vomissements, c’est le jackpot !

Allons-y franchement et commençons par le gros point noir du film, sa photographie. Cette dernière est vraiment navrante. En effet, avec les premières images du film (hors bandes-annonces), la photographie semblait très soignée et colorée. Finalement, elle parait très fade et bien trop réaliste. On a l’impression que rien n’a été retouché en post-production. Dans la forêt amazonienne, cela passe plutôt bien car le vert des arbres et le rouge du sang donne un peu de contraste. Mais à la civilisation, on a vraiment l’impression d’être devant un film de série Z tout droit sortie de chez Asylum (Sharknado). Mais le pire dans tout ça, c’est que beaucoup de plans du film sont flous. Pas besoin d’en dire plus, des plans flous non volontaires dans un film c’est la honte pour le cadreur et son réalisateur.

Autre problème, le casting a du mal à suivre. On ne va pas se mentir, l’écriture est pauvre et elle n’a sûrement pas aidé les acteurs à interpréter de bons personnages. A quelques exceptions près, chaque personnage est soit con, soit insupportable (si ce n’est les deux). Au passage, Eli, arrête de faire jouer ta femme Lorenza Izzo dans tes films ! Elle est mauvaise actrice et ça va pas nous aider à nous réconcilier avec toi ! Bref, dans ce casting, on a encore cette impression de série Z clichée et surjouée.

Bon, malgré tout ces défauts, on ne va pas bouder le plaisir de revoir un petit film gore viscéral et, au final, plutôt décomplexé. On voit tout de même la générosité d’Eli Roth et son envie de bien faire. L’intention est bonne, le résultat ne l’est pas. Allez, c’est pas grave, on te pardonne Eli. Bizarrement, on a pas l’impression que c’est Knock Knock qui redorera le blason de notre ami Roth le 23 septembre, mais en tout cas, le rendez-vous est pris !

Benjamin Germany

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