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Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi

Affiche du film "Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi"

© 1988 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

Pour ce septième opus, la franchise tente un crossover qui ne dit pas son nom en nous présentant la petite Tina. Une jeune fille blonde dotée de pouvoirs de télékinésie qui fait immédiatement penser à la Carrie de Stephen King. Manque de bol, dans un accès de colère enfantine, elle a accidentellement noyé son paternel dans le Crystal Lake. Quelques années plus tard, rongée par la culpabilité, la pauvre enfant tente d’utiliser ses dons pour ressusciter son cher papa… et réveille Jason Voorhees à la place. Bravo la championne.

© 1988 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

Et attention, notre tueur préféré revient dans un état de fraîcheur absolument déplorable. Le masque de hockey est à moitié incrusté dans la chair, la colonne vertébrale de mort-vivant est carrément à vif et le visage dessous est devenu un truc indescriptible. C’est d’ailleurs le grand Kane Hodder qui se glisse pour la première fois sous le costume, et il apporte avec lui cette démarche lourde et destructrice devenue iconique.

Comme par hasard, juste à côté de chez Tina, une bande d’ados vient s’installer pour faire la fête. Forcément, Jason trépigne d’impatience. Résultat des courses : un très beau record à son actif avec une bonne vingtaine de victimes au compteur, si on a bien compté entre deux pop-corns.

© 1988 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

Le problème, c’est que Tina nous fait vite regretter la vraie Carrie. Ses crises à répétition sur le thème de « personne ne me croit, bouhouhou » finissent par être un poil saoûlantes. Et puis, soyons logiques deux minutes : maintenant que Jason est officiellement un zombie magique, ça sert à quoi de vouloir le tuer, hein ? L’intérêt principal du film reste heureusement notre colosse. On notera d’ailleurs un détail rigolo : Jason pousse désormais de petits soupirs d’exaspération (très audibles à cause de son col roulé trempé), ce qu’il ne faisait pas avant. On le trouve presque mignon quand il brandit son élagueuse à moteur — oui, une élagueuse, pas une tronçonneuse ! Mais bon… ça manque cruellement de punch et de sauvagerie.

Lissé à l’extrême par les ciseaux de la censure (la terrible MPAA américaine a fait un carnage en coulisses), le film sombre malheureusement dans une fadeur sans nom. Tout ce qui aurait pu épicer le spectacle a été bêtement coupé au montage. Soyons honnêtes : retirer le gore d’un Vendredi 13, c’est comme supprimer les scènes de c** d’un film porno ! Forcément, l’intrigue devient tout de suite moins palpitante et il ne reste plus grand-chose à se mettre sous la dent pour le spectateur affamé.

Jamais au niveau de ses ambitions (le pitch « Jason vs Carrie » était pourtant fun sur le papier), ce septième opus des aventures du psychopathe de Crystal Lake constitue l’un des apports les plus décevants de la saga. À réserver aux fans ou pour une fin de soirée pizza sans prise de tête !

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