Vivarium

Vivarium (2020)

Note
8/10
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À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement…

Très attendu au festival de Gerardmer, Vivarium repart pourtant bredouille face à la tornade Saint Maud et se fait même étonnement voler le prix du public par 1BR : The Apartement. Vivarium parvient à créer l’angoisse et l’oppression dans un décor quasi idyllique, très lumineux et aux couleurs pastel chaleureuses. Une belle façon de redynamiser le genre, comme a pu le montrer magistralement Midsommar, il n’est pas nécessaire de plonger tout le film dans l’ombre pour créer l’horreur.

Vivarium va dans cette direction mais, contrairement à Midsommar, ici c’est le sentiment d’étouffement et de désespoir qui est travaillé dans ce tableau coloré. Les acteurs sont très convaincants en cobayes désespérés, on redécouvre une brillante Imogen Poots très prometteuse, qui ferait presque oublier sa prestation catastrophique dans le Black Christmas de 2019, aux côtés d’un Jesse Eisenberg très à l’aise dans son rôle de jeune papa rongé par la haine et la folie. Mais ce qui ressort le plus des personnages du film c’est l’enfant, il est clairement le principal élément horrifique de Vivarium.

Image du film "Vivarium"

© 2020 Fantastic Films − Tous droits réservés.

Un travail exceptionnel sur ce personnage, sa voix et ses dialogues sont incroyablement déroutants. Aussi détestable qu’attachant, ce mystérieux enfant est réellement terrifiant. Toute l’intrigue se déroule dans un style déstabilisant, le visuel incohérent et quasi opposé à la situation vécue par les personnages est le principal atout du film. De plus, le but et les motivations de cette séquestration restent énigmatiques. Les avancées et découvertes inabouties des personnages s’emmêlent avec le spectateur ce qui renforce cette idée d’emprisonnement : un très beau travail !

Le plus gros défaut du film est qu’il tourne un peu trop en rond (ironie du sort), est-ce voulu ? Est- ce développé ainsi pour encore une fois renforcer l’idée d’être bloqué dans un Vivarium ? Peut-être, quoi qu’il en soit cela provoque un léger sentiment d’ennui dans la deuxième moitié du film qu’il aurait été sans doute préférable d’éviter. Vivarium est une vraie perle, une très belle découverte et sans aucun doute un film qui marquera 2020. Mais il faut avouer qu’il aurait pu faire encore mieux : la fin est-elle bâclée ? Les intrigues trop répétitives ? Peut-être mais rien n’est réellement dérangeant. Le film est d’une très grande qualité mais il manque d’un petit je-ne-sais-quoi pour en faire un chef d’œuvre. Marquant et très recherché, Vivarium a ses chances de devenir culte. A voir au cinéma le 11 mars.

Par Joanny Combey

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