[Critique] Vampire Clay (Chi o sû nendo)

Chi o sû nendo (2018)

1 h 21 min | Horreur | 20 avril 2018
Note
5/10
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Un démon fait de plasticine dévore les élèves d'une école d'art rurale.

Après avoir fait ses armes dans les effets spéciaux (notament sur deux films de la saga Tomie, ou encore tag et the forest of love, tous deux signé Sion Sono), et réalisé un sketch pour l’anthologie ABC’s of death 2, Sôichi Umezawa livre son premier long métrage : Vampire Clay, l’argile vampire. Si la menace est pour le moins insolite, l’histoire est quant à elle des plus classique : 5 étudiants en art perfectionnent leurs méthodes de sculpture auprès de leurs professeur, qui a détéré une caisse contenant la fameuse glaise malefique.

Image du film "Chi o sû nendo"

© 2018 Soychiume Co. − Tous droits réservés.

Le scénario de Vampire Clay ne brille pas par son originalité, il brille en revanche dans l’art de raconter du vide. Il y a un sentiment de redite dans la première demi heure du film, renforcé par le lieu unique ou se déroule l’action. Les dialogues et les situations sont les mêmes suivant les scènes, à savoir la rivalité entre deux sculptrices et la prof qui encourage ses élèves à faire mieux si ils veulent integrer l’université de Tokyo, les personnages n’ont aucun fond, interprété par des acteurs qui en font le strict minimum, avec une mention pour l’un des personnages masculin qui est un modèle de je m’en foutisme.

Image du film "Chi o sû nendo"

© 2018 Soychiume Co. − Tous droits réservés.

Peut être Sôichi Umezawa aurait gagné à ne pas filmer son métrage au premier degré, à l’image des productions Sushi Typhoon, qui contre balance la pauvreté de leurs scénarios par un second degré qui sauvent les films du désastre scénaristique. Mais tout comme les films fous du studio susmentioné, l’interêt de vampire clay est dans ses scènes horrifiques, et de ce coté c’est un carton. Les effets spéciaux, à base de fusion entre la glaise et l’humain sont à coupé le souffle, fascinant tout en étant révulsant. Assez nombreux et inventif, certain relève même du jamais vu. Il est dommage que Sôichi Umezawa soit tombé dans le piège facile du maquilleur qui devient réalisateur, à savoir être doué pour filmer les scènes contenant des effets spéciaux, mais néglige le reste du film. Que la note attribué ne freine pas à ladécouverte, vampire clay est certe scénaristiquement vide, sa première demi heure peut se reveler bien longue, la suite relève le niveau et saura vous surprendre avec ses exellents effets spéciaux, en attendant une suite qui s’annonce encore plus folle que son modèle.

Par Jonathan Roch

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