Creepshow

Creepshow (1982)

2 h 00 min | Horreur, Comédie | 12 novembre 1982
Note
10/10
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Un père confisque à son petit garçon un magazine d'épouvante et le jette dans la poubelle. Le vent fait tourner les pages et cinq histoires s'en échappent: "La fête des pères", "La mort solitaire de Jody Verrill", Un truc pour se marrer", "La caisse" et "Ça grouille de partout".

« Creepshow », qui marque la première collaboration de George A. Romero et Stephen King, est un hommage aux EC comics, avec qui les deux hommes ont grandi. Qu’est ce un EC comics ? Il s’agit des comic book des années 50 qui contiennent des histoires d’horreur de qualité, bien écrites avec le plus souvent une morale et une conclusion effroyable, illustrées par une nouvelle génération de dessinateurs qui influenceront les prochaines à venir, que ce soit dans le domaine du comic book, du cinéma ou de la littérature. Le rejeton le plus connu de EC Comics est bien évidement « Tales from the Crypt », qui sera adapté en une série télé devenue culte.

Image du film "Creepshow"

© 1982 Creepshow Films Inc. − Tous droits réservés.

Creepshow se décline en cinq histoires, en plus de l’inévitable fil rouge. Tout ces sketchs sont écrit par King, et réalisés par un Romero au top de sa forme. Tom Savini est au effets spéciaux et c’est Michael Gornick (fidèle collaborateur du réalisateur de Zombie) qui est au poste de directeur de la photographie. Et c’est une véritable déclaration d’amour aux EC comics que l’équipe va accomplir. L’équipe est la même pour l’ensemble du métrage ce qui permet de garder une constance et une cohérence dans la réalisation, sur ce point aucune histoire est plus faiblarde qu’une autre, le tout est très bien réalisé et les quelques idées de mise en scène, tel ces scènes qui s’enchaînent comme des vignettes de BD et des cadres ornant les images, font mouche. Les transitions entre les sketchs sont faites en dessins animés représentant les pages du comics, la encore, cela fonctionne très bien et ces pages sont fournies en détails comme les publicités pour des produits fantaisistes et les commentaires d’introduction et de fins par le crypt keeper. La sublime photographie de Michael Gornick renforce le coté comic book du film, avec l’apparition de couleurs criardes à dominante rouge et bleu lors des scènes choc.

Image du film "Creepshow"

© 1982 Creepshow Films Inc. − Tous droits réservés.

Le casting est également aux petits oignons. Si Georges A. Romero s’est toujours entouré de comédiens inconnus pour ses précédent films, ici il fait appel à des acteurs confirmés. On y retrouve entre autre Adrienne Barbeau, Tom Atkins, Leslie Nielsen, Ted Danson ou encore Ed Harris. Les histoires en elles-même sont bien écrites et respectent le matériel de base. Passons sur le fil rouge qui ouvre et clôture le métrage : un enfant (joué par Joe King, aujourd’hui connu sous le nom de Joe Hill, écrivain qui marche sur les traces de son père) est révolté car son père à jeté son exemplaire de Creepshow, il se vengera d’une manière surprenante. Dans « la fête des père », un zombie revient d’entre les morts pour régler leur compte a sa famille et réclamer son gâteau de fête des pères. Ce sketch est une excellente introduction a ce qui nous attend, la réalisation et la photographie y sont déjà au top, et voir ce mort vivant répéter sans cesse « je veux mon gâteau » est jubilatoire. Dans « La mort solitaire de Jordy Verrill », ce dernier est joué par Stephen King qui livre ici un véritable one man show dans son rôle de paysan benêt attaqué par une végétation extra terrestre. Pour « un truc pour se marrer », c’est une histoire en apparence plus terre à terre qui est contée, celle d’un mari qui va noyer sa femme et son amant, tout en les faisant souffrir psychologiquement.

Image du film "Creepshow"

© 1982 Creepshow Films Inc. − Tous droits réservés.

« La caisse » replonge dans l’horreur, avec la découverte d’une caisse renfermant un monstre. Là encore, l’humour noir est omniprésent et c’est également un accomplissement personnel pour Tom Savini, puisque c’est pour Creepshow qu’il construit sa première création animatronique. La dernière histoire est de loin la meilleure. Il s’agit de celle de Upson Pratt, un riche entrepreneur tyrannique obsédé par la propreté, qui va voir son appartement envahi par des milliers de cafards. À l’instar du second sketch, « ça grouille de partout » se concentre sur une seule personne en huit-clos. Avec ses dialogues riche en humour et son interprétation fantastique, E.G. Marshall Livre une prestation mémorable. Attention, si vous avez une phobie des blattes et autres cafards, ce segment contient des images qui hanteront vos nuits.

Image du film "Creepshow"

© 1982 Creepshow Films Inc. − Tous droits réservés.

Creepshow est un petit chef d’œuvre, c’est a la fois un comic book movie réussi et l’un des meilleurs films à sketch horrifique jamais réalisé. La mise en scène, la photographie, l’écriture et les effets spéciaux sont tant de qualités qui seront absentes des ses deux suites tardives.

Par Joanthan Roch

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