[Critique] Curtains, L'ultime Cauchemar

Curtains, L'ultime Cauchemar (1983)

  • Titre original: Curtains
  • 1 h 29 min | Crime, Horreur, Thriller | 4 mars 1983
    Note
    6/10
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    6 jeunes actrices sont invitées à venir passer un week-end d'audition chez un célèbre producteur, Jonathan Stryker, qui offrira un rôle de rêve à la meilleure d'entre elles. Celui-ci s'étant débarrassé de son actrice principale (et compagne) en la faisant interner, il doit lui trouver une remplaçante pour son plus grand film.Cependant, un mystérieux tueur masqué va venir se joindre à la fête...

    Un manoir en haut d’une colline et perdu dans la forêt, six actrices réunies pour un casting, un producteur louche, de la neige qui bloque les voitures, et une personne qui porte un masque de vieille femme et une combinaison de travail : ça ne peut que mal finir !

    Image du film "Curtains, L'ultime Cauchemar"

    © 1983 Curtains Productions − Tous droits réservés.

    Curtains s’inscrit très clairement dans la continuité des slasher lancés par Halloween, la Nuit des Masques (1978), mais ici, on frôle la parodie sans jamais vraiment dépasser la limite. Cela laisse un sentiment assez confus pour le spectateur. La scène d’ouverture et le premier quart du film sont pourtant très prometteurs. Le film débute sur un lever de rideau et le monologue d’une actrice. Cette actrice, Samantha Sherwood (jouée par Samantha Eggar) est poussée par son producteur, Jonathan Stryker (joué par John Vernon), avec qui elle entretien une relation intime. Elle décide de se faire passer pour folle afin de se faire interner. Cela doit lui permettre de s’imprégner du milieu psychiatrique pour qu’elle puisse incarner au mieux son prochain grand rôle, Audra. L’ambiance de l’hôpital psychiatrique est très réussie. Les gros plans et plans poitrines s’enchainent rapidement, s’arrêtant sur les visages torturés des patientes, le tout à grand renfort de cris et de rires tonitruant. En effet, dans cet asile, les folles ne parlent pas mais se contentent de hurler … L’effet produit par ces scènes est très oppressant, et l’hôpital est tellement inquiétant que Samantha fini par divaguer et Stryker décide de l’y abandonner.

    Image du film "Curtains, L'ultime Cauchemar"

    © 1983 Curtains Productions − Tous droits réservés.

    Stryker a donc l’idée de faire venir six jeunes actrices prometteuses dans son manoir et de les auditionner pour reprendre le fameux rôle d’Audra. Samantha s’échappe alors de l’hôpital pour se venger de Stryker et les meurtres commencent. Il y a d’ailleurs un autre lever de rideau, un peu impromptu, qui nous indique que le film change de décor et entre dans une autre dynamique. On se retrouve alors dans le manoir de Stryker, avec cinq jeunes filles très enthousiastes d’avoir été sélectionnées pour ce casting, et Samantha qui accepte également de participer aux auditions. Même si les filles semblent bien s’entendre, elles sont en rivalité et cela se ressent dans l’ambiance sombre de la maison. Et elles sont prêtes à en venir à toutes sortes d’extrêmes afin d’obtenir le rôle…

    Image du film "Curtains, L'ultime Cauchemar"

    © 1983 Curtains Productions − Tous droits réservés.

    S’ouvre ensuite une scène d’extérieure, très lumineuse et très douce qui apparait comme une bouffée d’air frais, rapidement gâchée par une scène d’action au ralenti plutôt douteuse et une actrice peu convaincante. Nous retournons au manoir et, au cours d’une discussion, Stryker fait comprendre à Samantha qu’il l’a évincé principalement parce qu’elle est devenue trop vieille. Si on ne l’avait pas encore compris, le sens du film prend alors une autre dimension. On voit que, sous la parodie de slasher, il y a une critique de l’industrie du cinéma, cela se confirme davantage lors de la scène finale qui est cette fois réussie, même si elle est peut-être un peu longue.

    Image du film "Curtains, L'ultime Cauchemar"

    © 1983 Curtains Productions − Tous droits réservés.

    S le film tend parfois au ridicule avec son côté parodique à peine dissimulé, il reste intéressant à regarder. On notera d’ailleurs que la tenue du tueur n’est pas sans rappeler celle d’un certain Michael Myers. Mais si ce dernier est parfois grotesque par son incroyable invincibilité, le tueur au masque de vieille femme est quant à lui grotesque pour sa vulnérabilité… Tous les codes du slasher classique sont repris et parfois détournés mais ils sont mis au service d’un discours plus sérieux. Il s’agit d’un film à prendre au second degré et à regarder avec une distance critique afin d’espérer mieux l’apprécier, mais il ne convaincra très probablement pas tout le monde. Il vaut également mieux le regarder en version originale car le doublage français est plutôt mauvais.

    Par Sarah C.

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