Evil Dead

Evil Dead (1981)

  • Titre original: The Evil Dead
  • 1 h 20 min | Horreur | 15 octobre 1981
    Note
    9/10
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    Cinq jeunes vacanciers s'installent dans une baraque au cœur d'une sinistre forêt. En descendant dans une cave lugubre, les deux garçons de la bande découvrent un vieux magnétophone qui une fois remis en marche, émet une incantation magique. Laquelle réveille les forces du mal, déclenchant ainsi une horreur sans nom...

    Réalisé par Sam Raimi (Spider-Man, Jusqu’en Enfer) alors âgé de 20 ans et sorti en 1981 , “Evil Dead” est devenu au fil des années un film culte. Initialement intitulé “Book Of The Dead” (Le Livre Des Morts), le tournage s’est étalé sur près de trois ans, faute de budget. Devenu une référence du cinéma fantastique dans son ensemble, le long métrage fait toujours son effet même s’il a, il faut le reconnaître, un peu vieilli.

    Image du film "Evil Dead"

    © 1981 Renaissance Pictures − Tous droits réservés.

    L’histoire, simple, est celle d’un groupe d’adolescents qui se retrouve dans une vieille cabane perdue en pleine forêt et alors que tout se passe pour le mieux, ils trouvent un livre, et réveillent des morts-vivants assoiffés de sang. Des effusions de faux sang, des scènes gores à gogo, des effets spéciaux artisanaux à la limite de l’amateur, du maquillage pas très discret mais un seul but, réussi, celui de faire peur. “Evil Dead” a permis à son réalisateur,Sam Raimi, de se faire remarquer à juste titre car il arrive à nous plonger dans son univers dès les premiers instants du film : le rythme est très soutenu, même si certaines scènes pourraient être moins longues, la caméra part dans tous les sens, grâce notamment au système de “shaky camera” qui fait que celle-ci est en mouvement permanent, les scènes où l’esprit parcours la forêt utilise cette technique à la perfection. La vue subjective nous met à la place de cette entité, on casse une fenêtre, on explose une porte.

    Image du film "Evil Dead"

    © 1981 Renaissance Pictures − Tous droits réservés.

    Les effets spéciaux grossiers, comme dit plus haut, le crayon dans la cheville par exemple, ne nous font pas sortir du film pour autant, ils font parti intégrante de cet univers ultra gore, proche de la bd ou du comics, qui nous tient pendant les 80 minutes que dure le long-métrage. Le personnage principal, « Ash », est joué par Bruce CAMPBELL, c’est son premier film, en effet il n’avait alors tourné que dans des courts métrage, notamment celui de Sam RAIMI, déjà, “Within the Woods”, qui a permis à financer “Evil Dead” et qui en est une version alternative en quelque sorte.

    Image du film "Evil Dead"

    © 1981 Renaissance Pictures − Tous droits réservés.

    Le métrage lui doit aussi beaucoup de son succès, il interprète son rôle à la perfection, il se donne corps et âme, et ça se voit. Se connaissant depuis leur adolescence, l’acteur et le réalisateur ont su utiliser à bon escient leur complicité, d’ailleurs il jouera un rôle plus ou moins important dans presque tous les films de RAIMI, on pense à la trilogie “Spider-Man” en particulier, où il tient trois petits rôles différents dans chacun des long métrage. Les autres comédiens, qui n’auront pas la carrière de Bruce CAMPBELL, sont aussi impliqués et très convaincants quand ils se transforment en morts-vivants, d’où le fait que l’on reste accroché à son siège tout le film. Autre réussite, le montage de Edna RUTH PAUL, assisté d’un tout jeune, lui aussi, Joel COEN, frère d’Ethan, lequel réalisera par la suite le chef-d’oeuvre Fargo (1996) notamment. L’assemblage des images est parfait et complète totalement la mise en scène.

    Image du film "Evil Dead"

    © 1981 Renaissance Pictures − Tous droits réservés.

    Adulé par certains, détesté par d’autres, “Evil Dead” de Sam RAIMI n’en reste pas moins un film culte qui a apporté un nouveau souffle au cinéma du genre et qui a hissé son réalisateur vers les sommets. Bien qu’ayant vieilli, le long-métrage nous tient en haleine tout le long, nous dégoûte, nous fait sourire, avoir peur, bref c’est un classique du genre et il mérite vraiment son statut de film culte.

    Clément GAUGUE.

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