[Critique] Gallowwalkers

Gallowwalkers (2013)

1 h 36 min | Action, Horreur, Western | 6 août 2013
Note
2/10
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Après avoir renié Dieu, un cow-boy nommé Kaos, se voit affligé d'une malédiction qui ramènera à la vie tous ceux qu'il a tué et qu'il tuera. Très vite, une armée de victimes menée par Kansa, revient du monde des morts et se lance à sa poursuite. Afin d'équilibrer le combat, Kaos engage un jeune guerrier, Fabulos, pour se battre à ses côtés.

Acteur condamné à passer un bout de temps en prison, comment faire pour ne pas avoir la nostalgie du 7ème Art une fois enfermé entre quatre murs ? Simple : tourner dans une bonne purge tout juste avant d’entamer sa peine est un moyen simple de se convaincre que, dans tous les cas, sa carrière avait besoin d’un sérieux break. Wesley Snipes l’a compris et a donc tourné ce « Gallowwalkers » quelques semaines avant d’aller passer trois ans à l’ombre pour fraude fiscale.

Les temps sont durs pour Blade et son styliste

Dans ce « Blade » perdu dans un western spaghetti, Snipes joue un cowboy taciturne et atteint d’une malédiction plutôt embarrassante : tout ce qu’il flingue se transforme en mort-vivant revanchard. Et comme flinguer les gens est un peu son hobby favori et que le criminel semble sévir à la chaîne dans le Far-West, une armée de zombies menée par un leader psychopathe vient bientôt frapper sa porte. Pour tous les ré-envoyer ad-patres, il finit par recruter un peu au pif un ancien condamné nommé très sérieusement « Fabulos ».

« Gallowwalkers » arrive à faire illusion quelques minutes. Le mélange entre « Blade« , « Vampire » et « Le Bon, La Brute et Le Truand » amène même parfois son lot de visions étonnantes comme ce premier combat en plein milieu du désert où les tenues rouges simili-religieuses des bad-guys semblent sorties de l’esprit surréaliste d’un Jodorowski. Par contre, la mise en scène en fait trois tonnes dans le « gimmick Sergio Leone » et saoule rapidement à force de plans resserrés sur les yeux, le tout souvent désamorcé par un score musical digne d’un « Sharknado« . Un signe parmi beaucoup trop d’autres au sein d’une production menée avec trois bouts de ficelles, la ville de l’ouest étant par exemple régulièrement réduite à trois pauvres maisons en plein désert de Namibie.

Des exécutions souvent bien gores

Hormis cela, on pourra reconnaître que Wesley Snipes s’en sort plutôt pas mal alors que son look « cuir, dreadlocks et collier de barbe blanche » tient quand même de l’attentat esthétique totalement Z. Le reste du casting fait par contre peine à voir car, hormis un bad-guy vraiment très méchant et faisant illusion deux minutes, tous les personnages sont sous-écrits à l’exemple de cette bimbo qui ne sert pas à grand chose si ce n’est être bousculée pendant tout le film.

Pour le reste, le Gallowwalkers nous perd dans ses longueurs assez improbables et ses enjeux complètement nébuleux. Certains passages, trous du scénario et overdose de flashbacks donnent même l’impression d’une histoire écrite en cours de tournage puis réécrite à nouveau pendant le montage. De toute façon, quand on voit que le projet faisait déjà parler de lui en 2005 – avec Chow Yun Fat dans le rôle principal – cela avant d’être enterré une première fois jusqu’à l’arrivée de Wesley Snipes, on peut se dire que ce n’était déjà à la base pas gagné du tout.

Critique par Alex B

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