Halloween 3 : Le Sang du sorcier

Halloween 3 : Le Sang du sorcier (1982)

  • Titre original: Halloween III: Season of the Witch
  • Note
    6/10
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    Un fabricant de masques d'Halloween met au point un plan démoniaque pour tuer des millions d'enfants avec ses masques...
    Welcome to Santa Mira… son motel, ses traditions, son usine de farces et attrapes…
    Qu’on se le dise tout de suite, Halloween 3 ne ravira pas les fans du croque-mitaine le plus célèbre de l’histoire. Ici, dans ce troisième épisode peu connu intitulé bizarrement « Le Sang du Sorcier », pas de trace de Michel Myers. Pas même une mention ou une petite référence. Nous sommes dans un film à part, ovni dans l’univers de la saga, plutôt tourné vers la légende celte.​

    Image du film "Halloween 3 : Le Sang du sorcier"

    © 1982 Universal Pictures − Tous droits réservés.

    Réalisé en 1982, l’histoire suit parfaitement les codes de l’époque en matière de structure narrative, et donc très chronologique, afin de faire monter la tension, mais avec quelques belles surprises entre deux clichés très eighties. Par contre, nous ne sommes ni dans du « slasher » ni dans du « gore ». Le film débute d’ailleurs par un générique assez surprenant et digital, et qui annonce indirectement l’orientation de l’histoire.  En effet, il sera plus souvent question ici d’avancées technologiques que de coups de poignard. ​
    Après une intro assez classique, le film gagne en puissance tout au long de l’intrigue, installant une ambiance de paranoïa de plus en plus pesante. Sans dévoiler les quelques rebondissements, l’idée principale de Tommy Lee Wallace est de mélanger l’histoire de la fête d’Halloween, qui célèbre le « Samaïn » (le Nouvel An celtique) et ses traditions sacrificielles ancestrales, à une science-fiction qui ne déplairait pas à un certain Isaac Asimov.​

    Image du film "Halloween 3 : Le Sang du sorcier"

    © 1982 Universal Pictures − Tous droits réservés.

    L’enquête, construite en compte-à-rebours, débute à une semaine de la soirée d’Halloween, afin de distiller les indices qui permettront aux spectateurs de tenter d’imaginer l’issue finale. Il est d’ailleurs intéressant de regarder le film une seconde fois pour voir à quel point le réalisateur nous donnait déjà bon nombre d’indices, mais parvient quand même à nous surprendre quelques fois.​ Certes, on ne passera pas les quelques clichés du genre (propres à l’époque) et certains effets spéciaux assez « cheap ». Mais ces petits ingrédients kitsch semés à petites doses font que cette soupe au potiron prend rapidement et se révèle parfaitement digeste, où il est agréable de voir un culte du masque omniprésent et du sang qui a tendance à virer à l’orange…​

    Image du film "Halloween 3 : Le Sang du sorcier"

    © 1982 Universal Pictures − Tous droits réservés.

    Exit donc ici les tueurs en série. On accompagne une enquête dans un village malsain, peu fréquentable et fréquenté, à forte communauté irlandaise (ben tiens !) où tout le monde semble impliqué dans une sombre machination, et dans lequel il n’est pas conseillé de sortir le soir. D’ailleurs, le couvre-feu annoncé par les micros du village incite même les villageois à rentrer les chatons à l’intérieur des maisons avant de fermer les volets. Mais pourquoi? On n’en sait toujours rien…​

    Image du film "Halloween 3 : Le Sang du sorcier"

    © 1982 Universal Pictures − Tous droits réservés.

    Le duo de héros (Tom Atkins/Stacey Nelkin) reste peu charismatique, les dialogues ne sont pas des plus percutants mais l’ambiance est bien là et on se laisse prendre au jeu. ​Injustement boudé lors de sa sortie, le film a le mérite de jouer la carte de l’originalité, à contre-courant des autres films, et oscille en permanence entre fantastique et SF, certaines scènes faisant indéniablement penser à « Invasion Los Angeles », « Salem’s Lot » ou même « Charlie et la Chocolaterie », tous réalisés des années après.​
    Un film à redécouvrir comme un coup d’audace du réalisateur, qui pourra perturber les afficionados de l’oeuvre originale de Carpenter, mais qui est loin d’être déplaisant. Bien au contraire !

    Par Vincent Maréchal

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