[Critique] Host

Host (2020)

0 h 56 min | Horreur | 27 novembre 2020
Note
7/10
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6 amies engagent une médium pour pratiquer une séance de spiritisme via Zoom.

« Host » est un métrage d’a peine une heure, réalisé par Rob Savage et écrit par Gemma Hurley, Rob Savage, et Jed Sheperd. Il est disponible depuis le 30 juillet 2020 aux États-Unis sur la plateforme « Shudder » et connaitra une sortie mondiale dès le 4 décembre 2020 (si la pandémie le permet…). Il a pour l’instant un score de 100% sur Rotten Tomatoes.

Dans la lignée de films tels que « Unfriended » (2014), « Friend Request » (2016) ou encore « Unfriended : Dark Web » (2018), « Host » est un film qui se déroule entièrement à travers un écran d’ordinateur. C’est un genre qui commence donc à sérieusement émerger et qui malheureusement est bien plus efficace lorsqu’on regarde le film chez soi sur son ordinateur que sur un écran de cinéma. Mais pour « Host » cette utilisation de l’écran d’ordinateur fait sens puisqu’elle s’inscrit dans le contexte du coronavirus, dans lequel les réunions en ligne sur Zoom ou Discord se multiplient que ce soit dans le contexte amical ou professionnel, c’est donc assez bien trouvé. Le film a été tourné pendant le premier confinement aux États-Unis. Les différents acteurs ont donc eu des rôles multiples, ils ont dû s’occuper de la caméra, mais également des effets spéciaux. En effet, Rob Savage n’a eu aucun contact physique avec les acteurs lors du tournage, il dirigeait le film à distance. Dans ce film on retrouve une bande d’amis composée d’Haley (Haley Bishop), Jemma (Jemma Moore), Emma (Emma Louise Webb), Radina (Radina Drandova), Caroline (Caroline Ward) et de Teddy (Edward Linard).

Image du film "Host"

© 2020 Shadowhouse Films − Tous droits réservés.

Dès les premières minutes, on voit se dégager une des plus grandes forces du film, à savoir le réalisme. En effet, les échanges entre les différents personnages paraissent étonnamment naturels. On a l’impression d’assister à une réelle conversation entre des amis de longue date, qui ont des affinités particulières et qui partagent un passé commun. C’est grâce à ce réalisme que le film peut prendre tout son sens, il permet de développer un attachement aux différents personnages et de croire aux enjeux que nous présente le réalisateur. Le contact avec la médium va rapidement être coupé et notre bande d’amis va se retrouver livrée à elle-même, en proie à une présence aussi inquiétante qu’énigmatique. À partir de la seconde partie du film la tension est à son comble, c’est un concentré d’événements qui induisent la peur, sans pour autant tomber dans un chaos général au niveau du rythme. L’utilisation de jumpscares est également très efficace, sans pour autant tomber dans un abus de l’outil, très fréquent pour ce genre de film d’horreur. Au niveau des inspirations, on a parfois l’impression de se rapprocher des films « Paranormal Activity » quant aux agissements de l’entité maléfique.

Image du film "Host"

© 2020 Shadowhouse Films − Tous droits réservés.

Rob Savage était déjà suivi de près par la société de production Blumhouse. Suite à « Host », il s’est vu proposer un contrat pour trois films avec la société de Jason Blum, qui règne sur le cinéma d’horreur actuel. Rien d’étonnant vue que « Host » est une réussite à tous les niveaux. Que ce soit par son originalité, son ingéniosité ou sa conception, ça nous donne très envie de voir les prochains films de Rob Savage !

Par Hugues Porquier

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