[Critique] Leatherface

Leatherface (2017)

Note
3/10
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Le célèbre meurtrier n’est ici encore qu’un adolescent, qui s’échappe d’un hôpital psychiatrique avec trois autres détenus. Ensemble ils kidnappent une jeune infirmière et vont l’embarquer pour l’enfer.

Leatherface est une nouvelle préquelle à « Massacre à la tronçonneuse », un exercice aussi casse gueule qu’inutile. Car après tout, pourquoi vouloir à tout prix savoir comment l’icone du cinéma d’horreur est devenu maitre dans l’art de manier son outil et porte des masques de peau humaine, quand on connait déjà les influences de Tobe Hooper pour le premier film ?

Image du film "Leatherface"

© 2017 Lionsgate − Tous droits réservés.

Un exercice condamné par avance à l’echec, donc. Reste à esperer au moins un bon film, ce qu’est Leatherface dans sa forme : le film est correctement emballé, la mise en scène est plutôt efficace, même si très classique dans la veine des productions horrifiques des années 2000. La photographie, quant à elle, est soignée ; si bien qu’elle arrive presque à faire passer la campagne Bulgare pour les étendues arides du Texas. Sur la forme, ça passe. C’est sur le fond que le film frôle la catastrophe.

Image du film "Leatherface"

© 2017 Lionsgate − Tous droits réservés.

Le scénario est par moment tout simplement idiot, à l’image de cette scène où une future victime court après un gamin inquiétant coiffé d’une tête de porc, un raccourci scénaristique effarant, prétexte à servir le futur cadavre à ses bourreaux. Autre exemple, sla scène où les fugitifs se cachent dans le corps d’une vache, il faut le voir pour le croire. Le reste du script n’est pas en reste, et chose étrange, il s’éloigne de la saga dont il est censé être la préquelle. Le film se raproche davantage des films de Rob Zombie que de son héritage. En effet, on sent l’inspiration du remake d’Halloween par l’ex star du métal dans la majorité de ce Leatherface. Le fait que notre bogeyman soit interné depuis son enfance en hôpital psychiatrique renvoie directement à Halloween, le pseudo road movie qui suit, avec son flic plus dangeureux que les cinglés qu’il poursuit rappelle fortement The Devil’s Rejects, et que dire de cette scène de sexe qui vire au plan à trois avec un cadavre, qui n’aurait pas déparaillé dans un film du réalisateur de La maison des 1000 morts.

Image du film "Leatherface"

© 2017 Lionsgate − Tous droits réservés.

Malgré des reshoots demandées par la production ( les scènes alternatives ne tirent d’ailleurs en aucun cas le film vers le haut), il est dommage que les réalisateurs Alexandre Bustillo et Julien Maury, sans remettre en cause leur amour sincère pour le genre, aient completement tapé à coté. Cela prouve une fois encore que « Massacre à la tronçonneuse » est un film définitif, et qu’il se suffit à lui même.

Par Jonathan Roch

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