[Critique] Once Upon a Time at Christmas

Once Upon a Time at Christmas (2017)

1 h 37 min | Horreur | 26 novembre 2017
Note
3/10
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Une dizaine de jours avant Noël, un couple de tueurs en série, déguisés en Père et Mère Noël, se lance dans une sanglante odyssée. Ils sèment allègrement la terreur dans la petite ville de Woodbrige, pistés par un jeune policier et une adolescente. Ceux-ci tentent de comprendre quelle logique se cache derrière ces homicides a priori sans liens apparents...

En 2017, le prolifique Paul Tanter réalise avec « Once Upon a Time at Christmas », son second long-métrage américain mais son treizième en à peine six ans. En effet, l’anglais travaille vite et, avant de partir outre-atlantique, il a réalisé de nombreuses « séries B » aux titres plus évocateurs les uns que les autres : « London Falling » (2014) ou la trilogie « White Collar Hooligan » (2012-2014) pour ne citer que ceux-là.

Avec son acteur et compère Simon Phillips (près de 8 films ensemble à ce moment-là), ils signent le scénario de ce conte de Noël sanglant reprenant les codes connus de ce sous-genre et évoquant le premier « Douce Nuit Sanglante Nuit » (Silent Night, Deadly Night, 1984). Le pitch est simple : 12 jours avant Noël, la tranquillité de Woodbridge, une petite bourgade située au nord de New York, prend fin. Un couple de psychopathes, Santa Claus (Simon Phillips) et Madame Claus (Sayla de Goede), commencent un décompte macabre plus ou moins inspiré par la comptine anglosaxonne « The Twelve Days of Christmas ».

Avec un tel point de départ, on peut s’attendre à un film où le body-count pourrait faire pâlir le Jason Voorhees des grandes heures mais malheureusement la fête est de courte durée. Tanter tourne vite et ça se sent à tous les niveaux. Manque flagrant de gros plans ou de découpage, la tension est loin de monter et ce n’est pas la musique contemplative qui va aider. Les acteurs en roues libres manquent à donner quoique ce soit (le coup de gueule du Shérif sur la place publique au milieu du film est assez équivoque en ce sens). Tanter livre une réalisation mole et ne trouve jamais l’inspiration que ce soit pour une scène de meurtre, de night-club ou de « drum fest ».

On pourrait s’en remettre à notre couple Claus mais ils ont du mal à trouver leur place à l’écran. Il y a Madame Claus qui passe pour une « Harley Quinn » en cosplay hot de Noël et Santa Claus qui donne dans le « laïus du méchant » pendant plus de cinq minutes au moment du climax final. Même les séquences « chocs » sont expédiées essentiellement en hors-champ et/par quelques gerbes de sang ci et là… ou encore quelques doigts en pastiques qui passent mal. On peut tout de même relever un effort sur la photographie du film qui a de jolie contraste et qui est cohérente avec la période de l’année traitée. On le remarque dès l’ouverture avec Mrs Claus derrière les barreaux. Une séquence que l’on retrouve par ailleurs deux fois pareil dans le film. Y’a pas de petites économies !

« Once Upon a Time at Christmas » est loin de marquer les esprits pour de bonnes raisons mais Tanter et Phillips s’en moquent bien car entre deux saisons de leurs séries « Age of the Living-Dead » et « Killing the Cure », ils font revenir leurs Santa & Mrs Claus en décembre 2020 avec « The Nights before Christmas »… et en décembre 2021 avec Once Christmas Night in a Toy Shop. Les deux complices ont clairement fait le choix de la quantité quitte à pas nous faire de cadeaux !

Par Pierrick Lafond

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