[Critique] Paranoïak

Paranoïak (2007)

  • Titre original: Disturbia
  • 1 h 37 min | Thriller, Drame, Mystère | 13 avril 2007
    Note
    7/10
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    Kale, un adolescent de 17 ans, doit purger sa peine : placé sous contrôle judiciaire après avoir frappé son professeur d'espagnol qui lui a fait une réflexion sur la mort de son père, il est assigné à résidence pendant 3 mois. Il passe son temps sur internet, à jouer sur sa console, à manger des pizzas ou à espionner la fille qui vient d'emménager à côté de chez lui. Mais Kale trouve le temps long. Son seul plaisir est de regarder ses voisins et comprendre leurs secrets. Un jour, il croit découvrir qu'un de ses voisins, Robert Turner, est un tueur en série. Le jeu prend alors une tournure différente, remplie de suspense, d'amour et de frissons. Kale va tout faire pour prouver ce qu'il dit grâce à l'aide de son meilleur ami Ronald et de sa nouvelle voisine, Ashley.

    Petit film sans prétention, Paranoïak est un remake inavoué du fameux « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock. Pas la même ambition, mais on y retrouve les mêmes thématiques autour du voyeurisme et aussi pas mal de suspense. Pour moderniser l’histoire, les scénariste ont d’abord transposé l’homme en adolescent, ce qui permet l’identification des plus jeunes. Mais cela qui génère aussi  de nombreux de gags et de quiproquos en tous genres.

    Image du film "Paranoïak"

    © 2007 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

    Entre voyeurimse et paranoïa, le héros observe tout ce qui se passe, sa maison devient très vite une tour de contrôle. Le point de départ est identique au modèle original : un meurtrier se cache-t-il parmi ces voisins, apparemment sans histoire ? Le film joue aussi habilement sur la fragilité du héros, un ado qui vient de perdre son père et qui pourrait aussi perdre un peu la tête. Les décors sont très travaillés et ils arrvient à rendre floue la perception de la réalité : chaque espace ayant son propre univers visuel, ses couleurs, son genre en fonction de qui y vit. La clôture que s’est fabriqué  le jeune Kale définit en réalité les limites du cadre du film. On ne sort jamais de cette grande demeure aux fenêtres immenses. Une belle trouvaille de mise en scène.

    Image du film "Paranoïak"

    © 2007 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

    Pour passer le temps, notre héros se crée une télé-réalité personnelle : la série se joue dans le théâtre d’une petite bourgade résidentielle, à travers la vie follement banale de ses quelques voisins délimités par l’écran improvisé qu’est la fenêtre qui devient sa seule et unique fenêtre sur le monde. Côté casting, on est surpris par le talent de Shia LaBeouf dont le charisme et le caractère nous emportent facilement. On retient aussi David Morse, excellent en psychopathe.

    Image du film "Paranoïak"

    © 2007 Paramount Pictures − Tous droits réservés.

    Sans être un chef d’oeuvre, Paranoïak a le mérite de mettre en images levoyeurisme contemporain et la paranoïa. Le film les intégre habilement dans un scénario moderne et malin. Les quelques travers naïfs du scénario ou la transparence des seconds rôles passent presque inaperçus.

    3 plusieurs commentaires

    1. super film

    2. bonjour.
      film sympa, amusant, on passe un bon moment. pas la prétention de vous instruire mais de vous divertir… Normalement c’est fait pour ça le cinéma !!!

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