[Critique] Possessor

Possessor (2020)

Note
8/10
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Tasya Vos est membre d'une organisation secrète : grâce à des implants dernier cri, elle peut contrôler l'esprit de qui bon lui semble. Jusqu'au jour où le système bien rôdé de Tanya s'enraye. Elle se retrouve alors coincée dans l'esprit d'un homme, dont le goût pour la violence se retourne contre elle.

En voilà un qu’on attendait beaucoup. Possessor est le nouveau long-métrage de Brandon Cronenberg (Fils de David Cronenberg) qui a déjà gagné la compétition de court-métrages à l’Étrange Festival l’année dernière. Avant l’Étrange, le film n’a été diffusé qu’une seule fois à Sundance. Avant la séance, un message de Brandon nous a été diffusé nous disant que son film risque d’être modifié au montage à cause de sa violence trop crue. Il était donc heureux de pouvoir nous présenter le film dans sa version « originale ».

Image du film "Possessor"

© 2020 Rhombus Media − Tous droits réservés.

Possessor, c’est le nom d’une organisation mystérieuse qui introduit l’esprit de ses agents dans le corps d’individus lambda afin de commettre des meurtres. Pas besoin d’en savoir plus mais on peut vous dire une chose : le film va loin, très loin. L’introduction démarre sur le vif. On a une illustration du concept, sans contexte, avec l’assassinat d’une personne et le retour de l’agent dans son corps. On enchaine avec un bilan de son état psychologique puis le titre. C’est très intelligemment construit. Sans blablatage, on nous dévoile le personnage, l’ambiance et les problématiques en quelques minutes. Comme son père, Brandon Cronenberg joue énormément sur l’anatomie et le « body horror » avec ce film. On peut penser notamment à Existenz (dont il reprend le concept de « branchement corporel ») ou encore Scanners, très dur dans sa violence physique. Et c’est sûr, pour des non initiés, Possessor n’est pas du tout un film facile à regarder. La violence y est très crue, certains diront peut-être too much, mais elle est nécessaire à la plongée psychologique de son personnage principal.

Image du film "Possessor"

© 2020 Rhombus Media − Tous droits réservés.

Car oui, en plus d’être visuellement hyper léché et impressionnant, le film ne laisse pas en reste le côté psychologique qu’un concept de ce type a à offrir. D’ailleurs, tout le récit passe par ce prisme. Encore une fois, on en trouve les failles dans la scène d’introduction. Les agents ont un « scénario » à accomplir, ils jouent un rôle. Et notre agent, prend une initiative inattendue dans la façon d’assassiner sa cible. Ce n’est pas normal. Puis l’hésitation aux réponses à son test psychologique, tout cela nous montre que cette pratique est très instable. Dans le même sens, on aura droit, au cours du film, à des séquences quasi oniriques qui sont d’une efficacité remarquable et élèvent encore plus le film et son impact.

Image du film "Possessor"

© 2020 Rhombus Media − Tous droits réservés.

Pour ceux que ça inquièteraient, l’introduction du film que l’on vous a exposé ne concerne que les 10 premières minutes, aucun spoil, pas de panique. Mais il était nécessaire de le dire pour illustrer la réussite d’un film assez superbe que l’on vous recommande plus que chaudement. Possessor n’a pas encore de date de sortie prévue en France mais on espère que vous aurez l’occasion de le voir en salle et dans sa version « originale ».

Par Benjamin Germany

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