Prometheus

Prometheus (2012)

Note
7/10
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Lorsqu'Elisabeth Shaw découvre un mystérieux lien entre plusieurs artefacts au cours de ses recherches, elle est persuadée qu'il s'agit d'un indice remettant en cause l'origine de l'humanité sur Terre. Une équipe de scientifiques supervisée par Meredith Vickers et l'androïde David se lance alors dans un voyage spatial fascinant aux confins de l'univers, vers un monde inconnu. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l'avenir de l'humanité les attends...

Depuis la sortie d’Alien en 1979 et le succès planétaire rencontré par le film mais aussi par toute la saga, on savait que Ridley Scott brûlait d’envie de revenir à la science-fiction et surtout à ses premières amours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Ridley nous a donné envie : à grands renforts de phrases telles que  » I’m going to scare the livingshit out of you », le réalisateur a su faire monter le leasing, bien aidé par une campagne marketing des plus réussies.

On a jamais vraiment su si il s’agissait d’un film qu’on pouvait assimiler ou non à la saga Alien car le projet, étant annoncé depuis 2009, avait changé de mains à de nombreuses reprises. Ridley Scott accepta finalement de réaliser la préquelle. C’est le scénariste Jon Spaihts qui proposa ses idées à Scott Free Productions et à la 20th Century Fox qui l’engagèrent alors pour écrire le scénario. En avril 2010, Ridley Scott avait lu plusieurs brouillons du scénario et racontait que le film aurait lieu trente ans avant Alien et expliquerait qui est le space jockey, l’extraterrestre fossilisé et vraisemblablement victime d’un chestburster, que l’on voit dans le premier Alien.

La compagnie Weyland (pas encore rejoint par Yutani) serait dans les balbutiements de la terraformation et le personnage principal serait une femme, mais pas Ellen Ripley qui n’était pas encore née. Mais en juin 2011, Damon Lindelof prétend qu’il s’agit bien d’une préquelle d’Alien, que les événements racontés se passent antérieurement, dans le même univers, mais ne sont pas liés au film puisque Prometheus n’inclut pas les éléments de la saga comme les facehuggers et chestbursters.

Bref, on y comprend plus rien. Pour être clair : Prometheus est une préquelle qui ne s’assume pas. Nier la paternité avec Alien est tout simplement ridicule mais compréhensible car on comprend que la Fox ait voulu repartir à zéro. Scott également puisqu’il a dit à plusieurs reprises sa frustration d’avoir vu toutes les suites de son film se focaliser uniquement sur les créatures xénomorphes et leur cruauté plutôt que de chercher à comprendre d’où elles venaient et pourquoi elles avaient été créées.

Mais est-ce qu’on avait vraiment envie de savoir? Est-ce que le mystère magistral du premier Alien ne se suffit pas à lui même ? Chacun répondra à sa guise, et chacun aura une réponse différente : ceux qui pensent que c’est une hérésie de dévoiler les origines de cette mythologie si riche, et ceux qui sont curieux de voir ce que Scott a encore à dire sur ses Aliens. Il se concentre donc sur les origines, sur un des éléments les plus intéressants de la saga : la découverte du Space Jockey dans Alien, le 8ème passager. Et c’est en creusant l’histoire de ces ingénieurs que Scott va choisir de construire son film : on va donc découvrir ces humanoïdes qui nous ressemblent plus qu’on pourrait le croire. D’ou viennent-ils ? Quels sont leur projets et surtout qu’ont-ils de commun avec nous, les humains ?

Ces questionnements vont servir de toile de fond à Prometheus, porté par le mythe grec de Prométhée et surtout par une problématique philosophique digne de Kubrick. Et les réponses habituelles : la religion et la science, sont là aussi mises à mal, montrant que l’homme doit parfois apprendre à accepter l’inacceptable. Cette thématique de la création digne des plus grands films de science-fiction renforce l’aspect « universel » du film.

Pourtant, on se retrouve dès le début du métrage ( si on oublie la scène pré-générique)  dans une atmosphère famillière et la construction narrative du film est pratiquement identique à celle du 1er Alien : présentation des équipes et des personnages, un androide dont on ignore les motivations profondes mais surtout une jeune femme, Elisabeth Shaw, qui fera office de Ripley. Celle-ci va devoir se battre non seulement contre les autres membres de l’équipe mais aussi contre ses certitudes, sa foi qu’elle va devoir remettre en question. Dans Prometheus, chauque personnage change, mue, évolue en quelqu’un de différent, au propre comme au figuré.

De grandes scènes mémorables sont au rendez-vous malgré parfois quelques maladresses, une identité visuelle qui vous scotchera sur votre siège, une richesse de thématiques et bien évidemment un grand plaisir à enfin découvrir sur grand écran l’inventivité de Scott et de son équipe. Prometheus est donc un film à voir pour les fans de la saga Alien mais aussi pour les autres qui découvriront un grand film qui, certes est loin d’être parfait, mais dont les qualités méritent amplement qu’on s’y attarde.

Aucun commentaire

  1. Bien d’accord sur la conclusion de votre article (film exceptionnel, bien qu’imparfait), pas du tout sur la phrase « Prometheus est une préquelle qui ne s’assume pas » : Au contraire, les références à Alien sont nombreuses, c’est juste un prequel (je crois que le féminin est une erreur pour ce terme) intelligent qui n’a pas la flemmardise de raconter ce qu’il se passe juste dix minutes avant le premier volet de la saga, mais tente plutôt de développer l’univers de celle-ci en s’aventurant sur de nouvelles pistes. Et si tous les autres prequels ou suites de célèbres franchises cinématographiques pouvaient faire cet effort et être d’une telle qualité, on sortirait bien moins souvent déçus de notre ciné préféré.

    Prometheus est donc un excellent film, si l’on s’évertue à le prendre pour ce qu’il est (et non ce que certains se croient faussement en droit d’espérer) ! C’est l’un des points que je soulève d’ailleurs dans mon humble critique, où je combats avec ferveur le jugement totalement à côté de la plaque de nombreux articles professionnels et amateurs. N’hésitez pas à me donner votre avis 🙂

    http://kick-assmovies.blogspot.fr/2012/06/prometheus.html

    Deuz

  2. Franchement je trouve les critiques très dures avec Prometheus. Entièrement d’accord avec ce qui est dit ici en fait ! Le film a des défauts évidents mais est vraiment bourré de qualités !
    Pour ceux qui n’auraient pas tout compris, tout est expliqué ici :
    http://oblikon.net/analyses/prometheus-analyse-et-explications-du-film/

  3. Il faut être fou pour donner une note pareille à un tel navet.

    Scott ridiculise purement sont œuvre de 1979.

    Ce film est vide de sens, sens aucune crédibilité, le jeu des acteurs est vide, la totalité du film est un mauvais copié collé de tous ce qui a fait le succès de Alien cela va même jusqu’à copier Ripley en petite culot blanche.

    Tout est lent et rien n’est exploité à fond ni expliqué avec cohérence.

    Une équipe de scientifiques risible, un équipage de vaisseau qui se sacrifie avec bonne humeur et même les bases des principes de l’exploration ne sont pas respecté, genre, on n’arrive pas sur une planète inconnu comme ça sent la moindre précaution, on n’enlève pas son casque sous prétexte que on s’est pas comment mais l’air est respirable.

    Quasi tout est à jeter, genre cette espèce de calamar qui devient on ne sait comment une super bêbête pour enfin pondre et faire naitre un prémices d’Alien déjà fini alors qu’à l’origine une phase embryonnaire (chestburster) devrait passer avant l’Alien adulte, donc monsieur Scott vous n’avez même pas eu la politesse de respecter votre création d’origine, création que nous devons à Giger (merci à lui).

    Cette tête immense qui en fait ne sert à rien, ces espèces de jarres qui rappelle les œufs Alien mais qui en fait ne contienne qu’une morve noir inconnu et sur la quelle personne ne fait de recherche, par contre tous ces débiles de scientifique mettent les doigts dedans sans précaution, l’imbécile qui veux faire mumuse avec le genre de cobra blanc.

    Et le fameux Androïde si chère à la saga, alors lui aller savoir mais il parle et sais parfaitement utiliser la technologie des ingénieurs il ne fait même pas mine de tâtonner non non il sait ce qu’il fait et je ne dirais rien sur le vieux weyland avec son maquillage peut crédible.

    Bref il y a tellement à en dire qu’il me faudrait plusieurs page pour exprimer ma déceptions.

    Les seuls deux point à soulever sont les somptueux paysages que nous offre notre belle planète (ces grand paysages désertiques) et la découverte du Space jockey sous sont scaphandre qui pour ma part ma convaincu du moins pour son aspect physique.

    Ce film est à oublier et je me contenterais de télécharger le 2 s’il y a un 2 pour voir si le niveau serra remonté mais je ne payerais plus pour ça ………….. pauvre époque cinématographique je vous dis …….

  4. Après plus de 30 ans j’attendais forcément le retour de Sir Ridley à la SF et finalement je suis un peu mitigé du résultat… dommage, meme si dans l’ensemble le film est beau et le casting incroyable.
    Dans l’ensemble on est a peu près du même avis, vous pouvez d’ailleurs voir notre review vidéo « No PopCorn » de Prometheus sur youtube : http://youtu.be/Dm5Rbj7K4EE

  5. D’accord avec les précédents commentaires; film conceptuellement intéressant et promet(h)eur … Réalisé par le père du premier Alien (film qui, soit dit en passant, n’a pas pris une ride (je l’ai revu il y a peu)) … Vu au cinéma, donc et relativement chiant. On sent qu’il y a eu des efforts pour ce qui est de l’aspect visuel (beaux décors, plastique de certains personnages). Il paraît malheureusement atteint de ce virus qui infecte bon nombre d’oeuvres cinématographiques modernes dont les géniteurs seraient passés en quelques dizaines d’années du coup de génie au conformisme le plus plat; aucun personnage n’a de relief, le récit est inaudible, on n’y comprend à peu près que dalle … Etrange.

  6. On va faire simple: bons points: l’intro déroutante ( moins le mini-slip: semblerait que nos ancêtres soient très timides, même au moment de se suicider!)les visuels de la planète, l’envol et le crash du vaisseau alien. Mauvais points: pas de personnages, que des caricatures ou des pions: Charlise est MÉCHANTE, Noomi est GENTILLE ( et elle a la Foi, avec une Grande Croix, ce qui fait qu’elle est même mieux que ça: elle est MAINSTREAM comme aiment les producteurs à qui le film a coûté bonbon) ce qui donne un aspect TRÈS suspicieux au message véhiculé. Si on y ajoute la vision homo-phobique qui colore le destin funeste des deux ahuris qui s’égarent (?!) dans le vaisseau alien, on se retrouve avec un sacré background pas du tout subliminal. Le minimum de réalisme qu’on était en droit d’attendre d’un film estampillé Science-Fiction ne résiste pas au fameux: » … L’air est respirable, on peut ôter nos casques… » ! Mais ils arrivent déjà PILE là où il faut… C’est peut-être un tout petit planétoïde ? Et leur absence totale de respect/dignité/fascination pour leur découverte: ils se contentent d’être déçus ou à peine intrigués. Je passe sur la césarienne improvisée ( un poulpe! on aurait pu croire qu’ils avaient retenus la leçon principale du premier film: c’est sa beauté qui fait que l’Alien est terrifiant !) Mais fallait bien une nouvelle séance de  » Face-Hugging » pour contenter les foules avides de pseudo sex-scenes ! Sinon il y a aussi la mise en scène poussive : les flash-back inutiles sur le passé de Noomi ( le vilain david – aussi grimaçant que dans « X-Men First Trash »mais c’est très subjectif !- espionne ses rêves !! Ils n’ont pas les réseaux de renseignements dont nous jouissons de nos jours, à leur époque ? Celle-là de vision futuriste utopique !). Et ce côté « je me la pète », il paraitrait que le « pipeau » du culturiste extraterrestre serait une référence à Michel-Ange… pardon! Mon esprit mal tourné l’avait automatiquement ajouté à la liste des objets contondants qui, dans ce film, s’acharnent à envahir les divers orifices de nos joyeux CosmoSchtroumpfs: mea culpa! Mais je pencherais plutôt pour Goliath que pour David, en ce qui concerne l’origine du look des Ingénieurs. Mon grain de sel personnel: l’hercule de foire qui se shoote aux acides ribonucléiques les premiers instants du film, je gage qu’il le fait sans autorisation ( vous avez vu le beau mais triste regard de cocker qu’il lance à la soucoupe amirale ? Trop craquant!). C’est sans doute pour ça qu’ils veulent nous exterzigouiller: on est comme eux mais en mieux ( la preuve: on a des Stephen Sondheim et des Kon Satoshi -entre autres bien sûr!). La suite logique de notre évolution voudrait qu’on supplante leur hégémonie au sein de la galaxie et c’est pour ça qu’ils sont colère! Après, je crois que l’un d’eux, un sénateur, va vouloir renverser la république, mais un jeune choux-fleur à bure de laine va tenter de l’en empêcher… Mais c’est une autre histoire ( pour enfants, aussi.). Passons les références lourdingues : Charlise raide comme un piquet, au détour d’un couloir, hommage à Ash… ou bien à Hannibal Lecter ?! ( mais fallait bien UNE tête d’affiche: on peut pas dire qu' »il(s) » se soi(en)t foulé(s) pour l’intégrer utilement au « scénario ». Si ÇA c’est pas franchement clair comme positionnement commercial!); le crâne, au sommet de la « colline », c’est bien le même que celui de: » La Nouvelle Arche » dans Ulysse 31 ?! Quitte à décevoir Scott ( qui doit s’en taper grave!), ce n’est pas sur le film proprement dis qu’on s’interroge, c’est sur le ratage complet ( scénario, mise en scène, montage, élaboration des personnages…) de l’exploitation de son sujet à l’origine plein de prétentions. Là il y a matière à réflexion. Et ce qui m’apparaît comme typique de la franche médiocrité de l’entreprise, c’est que ceux qui aime ressortent mot pour mot les critiques de la presse, elle-même complètement vautrée aux pieds du réal: » Vous comprenez, c’est Ridley Scott, quand même! Si ça vous plaît pas, c’est que vous avez pas compris les VUES du MAITRE !!… Nous aussi on s’est ennuyés, mais on lui fait la grosse confiance: c’était sûrement voulu… ». En résumé: point de S-F ici, juste un petit blockbuster simpliste, mais il faut bien relancer la franchise vers de nouveaux horizons… rentables à défauts d’être artistiques.

  7. Et j’ajoute que ceux qui aiment ne soulèvent aucun des points qui divisent l’opinion et parlent « d’ambiance », de  » scènes gores qui resteront »… C’est pas des arguments, ça, c’est des avis personnels, un parti-pris qui dépend des goûts de chacun. Il n’est pas ici question de « point de vue » ou « goûts personnels », il est question d’un film annoncé comme un évènement et qui cumule les incohérences, tant au niveau de sa réalisation que de l’exploitation de son sujet ( et il y avait de quoi faire!). Voilà des arguments, des « faits » tirés du film: il ne s’agit pas de ma perception, il s’agit de ce qu’on me montre. D’autres exemples du « je m’en foutisme » de Scott avec cette petite troupe de scientifiques bardés de diplômes qui n’a à aucun moment un comportement « scientifique »: les géologues se perdent ( et ce malgré de super-gadgets qui flottent dans les airs et cartographient instantanément l’environnement !), des biologistes qui, face à une sorte de cobra extraterrestre ( j’imagine que c’est ce que mon esprit d’humain moyen aurait perçu après 100 000 ans d’expérience inscrite dans mes gènes!) ont comme réaction primaire d’aller lui caresser la tronche! Une autre qu’on nous présente à grand coups de flash-back laborieux et d’œillades humides comme une espèce de gentille pétrie de foi qui, juste après avoir perdu son compagnon de manière assez traumatisante, accouche en catastrophe ( après avoir mis suffisement K-O ses deux infirmiers/geôliers -d’une manière aussi réaliste que le reste!- pour qu’ils ne sonnent pas l’alerte!), se shoote et débarque dans l’indifférence générale à la sortie d’hibernation d’un Guy Pearce au maquillage plus qu’improbable! Quid du calamar enfanté ? Tout le monde s’en fout, David n’a même pas un mouvement de curiosité et zou, on passe à autre chose. Et que fout la méchante ( MÉCHANTE!) Charlize dans cette affaire alors qu’elle pourrait, comme elle le dit si bien elle-même, être tranquillement installée aux commandes de la société, bien à l’abri sur Terre ?! Et Weiland a monté toute l’affaire dans le but de devenir immortel ?! rien que ça, c’est ridicule: il lui suffisait de rester gentiment en hibernation le temps que l’expédition se fasse et que ses mandataires creusent la question: on arrive pas à sa supposée position de pouvoir en s’exposant en première ligne. Le géologue re-débarque transformé en Hulk et on l’incinère puis on l’oublie lui aussi: personne ne s’interroge sur ce qui l’a transformé et si, le cas échéant, ils n’ont pas été exposés aussi. Après tout, ils passent leur temps à patauger dans ce goudron génétique ( qu’ils doivent avoir trimballé jusque dans leurs quartiers puisse qu’ils se baladent AVEC leur scaphandre sur le dos dans les zones de vie de leur vaisseau!). Ce vaisseau, d’ailleurs, dont la soute SANS sas de décompression s’ouvre directement sur l’extérieur! Et ça, ce n’est que le scénario. On m’annonce un film de Science-Fiction, je suis en droit d’attendre un minimum de réalisme: j’en conclu qu’on se moque de moi dans le cas présent. Mais il y a aussi « Le Message » !! Il me semble très inquiétant que la foi pour le moins simpliste de l’héroïne soit à ce point étalée sur l’écran ( on avait compris son « ingénuité » dés le début, merci au voyeurisme sans fondement de David). Surtout quand on nous présente (lourdement) une théorie créationniste vu et corrigée maintes fois depuis l’invention de l’anticipation, et qu’on y ajoute le traitement pour le moins réactionnaire infligé à l’improbable couple formé du géologue et du biologiste ( les scènes de drague du premier par le second sont parmi les rares moments réalistes de tout le film d’ailleurs: le scabreux de leur trépas n’en est que plus dérangeant…). Alors que leur plan sexe se finit par la mort, l’autre couple caricatural ( la patronne blanche qui a tout le pouvoir et le petit employé noir qui n’a que le prestige de sa fonction -il est capitaine, d’accord, mais c’est quand même le seul noir de l’équipe- arrivent à conclure en laissant Roméo et Roméo sans surveillance: si ÇA ça vous parait crédible… Surtout que le-dit capitaine n’a rien d’un amateur: il ira quand même se jeter sans aucune hésitation contre le Dérelict… Quelle conscience professionnelle!). Mais si on a pas compris que la foi ( chrétienne !) et une sexualité « normale » ( comprendre hétérosexuelle ET surtout hygiénique, hein : il n’est pas question de sentiments: ils ne sont ni du même milieu, ni surtout de la même COULEUR !) garantissent une forme de « salut » face à l’adversité, alors c’est qu’on a pas compris le film parce que, en dehors de cette morale à deux balles, qu’est-ce qu’il reste ? Des monstres qui s’introduisent en vous sans demander la permission et des androïdes au comportement ambigu qui continuent à fonctionner une fois décapités , déjà vu 20 000 fois, sauf que d’habitude c’est le  » clou » du spectacle alors il y a un peu plus de suspense. Scott n’assure même pas cette partie-là. Il est alors d’autant plus regrettable que le reste du sujet du film, annoncé comme un exercice « philosophique », se révèle un simple matraquage idéologique de plus au service d’une idéologie franchement néfaste. Cette conclusion EST mon point de vue personnel, mais qu’en est-il des arguments qui l’étayent ? Suis-je de parti-pris ou restez vous vraiment trop à la surface des choses ?  » Prométhéus n’est pas un film parfait mais il tire sa force de ses imperfections. » ?? C’est la formule employée par quasiment TOUS les articles dans la presse spécialisée qui rechigne à admettre l’échec flagrant de Scott et n’en finit plus de noyer le poisson:  » Le film a des défauts, MAIS… », « On demeure un peu sur sa fin, MAIS une suite devrait révéler… » et ça continue comme ça sur des pages. Ne trouvez-vous pas que ça sonne un peu ( beaucoup !) comme une lâche esquive ?

  8. Au delà du manque total de cohérence pour un film de science fiction, qui m’a néanmoins laissé un très mauvais arrière goût, ce qui fait de ce film une bouse déconstruite c’est avant tout son réalisateur ! (bien que je ne doute pas qu’il ait laissé une équipe de scénaristes sous sels de bains lui pré-macher sa bouse)
    J’avais personnellement beaucoup de respect pour le travail de Ridley Scott avec des films comme Le Huitième Passager et Gladiator, mais on avait senti le vent tourner avec un Robin des Bois qui en plus de se vouloir être une pâle copie du dernier grand péplum de Scott laisser présage une débâcle totale d’un réalisateur en pleine ascension de son délire mégalo.

    Et cela nous a été confirmé par Prometheus, qui piétine le rêve de quatre grands réalisateurs (Scott avant qu’il ne vendent son âme, Cameron, Fincher et Jeunet), en leur piquant des idées d’une façon tellement éhontée et pitoyable que c’en était à gerber dans la salle.
    Pour commencer le début archéologique et surtout la présentation de Welland qui plagie vaguement Alein vs Predator premier du nom (qui n’est d’ailleurs pas la daube qu’il est trop souvent qualifié d’être à mon goût), la scène du robot qui joue super bien au basket piquée a Alien Résurrection, la présentation de l’équipage pompée sans aucune originalité à Alien premier du nom, le robot décapité qui parle à l’héroine ruine la scène géniale de Fincher.

    Pourquoi ces mauvaises références m’agacent autant? Car quand Scott dit qu’il va se servir uniquement de son film comme base scénaristique, brisant au passage l’univers génial mis en place par Cameron (Giger a d’ailleurs respecté son travail dans les deux films suivant, preuve de son professionnalisme et de son talent contrairement à Scott), on est en droit d’attendre qu’il le fasse à peu près correctement.

    Et bien non Scott s’en fout, il pose des idées avec la grâce d’un bombardier et ne les exploite jamais :

    – Des aliens géants sont venus gentiment nous filer les coordonnées de leur planète tous les milliers d’année juste pour le plaisir de nous voir dégoûtés, de nous latter la gueule sans raison, de partir dans l’idée de nous rapatrier la tronche à l’âge de pierre à grand coups de mutagènes pour finir par se faire empoulper !

    – En parlant de poulpe, qui va oser m faire croire que toute la série de coïncidences farfelues , est plausible à savoir: tube en forme d’oeuf suintant de la merde noire–> robot schizophrène barman qui tente un cocktail à la vodka et à la dite merde noire –> test hautement scientifique sur un membre d’équipage sans aucune observation du sujet ensuite–> insémination du poulpe parce que rapport purement ludique sans protection (merci la morale chrétienne !)–> et là tout s’enchaîne dans un bordel incroyable, la machine de Steron réservée aux hommes qui ne différencie pas une appendicite d’une larve de calamar mutant–> des heures plus tard l’empoulpage fortuit du géant en silicone –> naissance style accouchement sans césarienne d’un proto alien croisé avec un piranha sous amphètes

    – En parlant de proto alien censé être l’origine de la plus parfaite créature d’horreur et de science fiction de toute l’histoire du cinéma, quelqu’un peut m’expliquer comment Scott ne compte pas passer pour un débile total en foutant Naomi Rapace dans une combinaison d’ingénieur et en créant une série de incohérences totales pour la faire revenir sur LV-223 et repartir sur LV-426.
    Ou encore pire en nous faisant un remake de cette merde d’AvP requiem genre les ingénieurs viennent voir ce que c’est que ce bordel, ramassent l’alien, se faisant tous tuer ou transformer en oeufs (Scott est visibement attachés à cette connerie fort heureusement coupée au montage d’Alien 1) avant de se planter à la verticale avec leur vaisseau en forme de donut sur LV-426.
    Et tout ça en oubliant la sculpture d’alien que l’on peut observer sur cette page même !

    C’est juste du foutage de gueule absolu, Ridley Scott a méprisé les spectateurs, les fans de la saga et toutes les personnes qui ont collaboré à sa création, il s’est contenté de faire un film pour lui et son compte en banque et il a sans doute l’intention de RECIDIVER avec une horreur du style Prometheus 2 le retour de l’origine de la résurrection avec seulement une actrice et une tête !

    Je suis le très souvent entièrement d’accord avec les critiques de ce site, elles m’ont permit de découvrir plein de films supers et je viens régulièrement les lires. Cependant voir ce film se faire attribuer la même note que les quatre films de la saga Alien m’a particulièrement déçu. Cependant ce n’est que mon avis et je respecte les vôtres, d’autant plus que ma critique est basée sur les attentes d’un fan d’avoué de l’univers d’alien !

  9. HAAAAAHH !! Ça fait du bien ! Merci Reader 117 !

  10. Philippe Brasseur

    Un très beau film de science fiction, qui va bien au-delà de ce que nous avions l’habitude de voir. Des décors et des couleurs fantastiques. Quelques invraisemblances dans le scénario: mais enfin ! nous au cinéma, pas dans la réalité !
    Très peu de rapport avec « Alien » sinon que dans « Alien » 1 c’est un vaisseau des « ingénieurs » de « Prometheus » qui a té infecté par les aliens d’une et qu’il semble d’autre part que la base militaire des « ingénieurs » a été elle aussi été infectée par des aliens. Une très très belle histoire, qui fait rêver, à voir et à revoir pour mieux la comprendre. Bravo.

  11. moi j’ai surtout été décu par la maniere dont ridley scott a montré les space jockey,dans le premier alien on voyait vraiment que le space jockey n’avait rien avoir avec un humain ou humanoide c’était réellement etre d’un autre monde.en montrant ces space jockey prochent des humains,ridley a gaché l’interet qu’on avait pour la saga alien.

  12. impossible de faire mieux qu alien tout le monde le sait. ridley scott a tenté l’impossible et il a le mérite malgré tout de s’en sortir avec un scénario pourtant très risqué.il arrive à s’en dépatouiller grace à une direction artistique de grande classe, quant à savoir si le film est une réussite sur tous les plans il faudra attendre prometheus 2. alors patience. note : 4,5/5

  13. ridley scott se laisse aller à son défaut majeur hérité de la pub, de belles images et des effets spéciaux ne suffisent plus à rendre un film original, on dirait un cocktail de clichés de tout ce qui marche en ce moment : du new-age, du 2001 à la recherche d’un hypothétique dieu ou jésus extra-terrestre(carpenter a fait mieux et moins cher avec le prince des ténèbres), une héroïne courageuse en culotte et des effets spéciaux vous-allez-voir-ce-que-vous-allez-voir, il ne manque plus que des zombis ou des ados vampires. Ridley Scott se stevenspielbergise ou pire se james cameronise, heureusement que michael fassbender est un bon acteur.

  14. PROMETHEUS ; C’est une grosse blague ce film

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