Scary stories

Scary stories (2019)

  • Titre original: Scary Stories to Tell in the Dark
  • 1 h 50 min | Horreur, Fantastique | 8 août 2019
    Note
    3/10
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    Dans un manoir abandonné, un groupe de jeunes trouve un livre qui raconte des histoires terrifiantes. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie… La petite ville va alors faire face à une vague de morts particulièrement atroces, et chacun devra affronter ses pires peurs pour sauver les habitants et arrêter ce carnage.

    Peu connu en France, « Scary stories to tell in the dark » est une trilogie littéraire écrite par Alvin Schwartz, destiné à un jeune public. Fan de la trilogie papier, Guillermo del Toro produit cette adaptation cinématographique réalisé par André Ovredal ( Troll Hunter, the Jane Doe identity). Comparé à tort à « Chair de poule, le film », qui lui jouait sur la carte de l’hommage délirant avec succès, ce « Scary Stories » se veut plus sérieux, et s’avère être une énorme déception. Le postulat de base est des plus classique : des jeunes trouvent un livre dans une maison supposé hantée. Bien entendu, ce livre est maudit et tout ceux qui étaient présents cette nuit là vont disparaître chacun leur tour, à raison de un par jour.

    Image du film "Scary stories"

    © 2019 The Sean Daniel Company − Tous droits réservés.

    Et déjà là, le film trouve son premier défaut : la structure narrative est la même tout du long, c’est à dire que le schéma est le suivant : une enquête, puis une révélation censée faire avancer l’intrigue, puis le livre écrit tout seul une histoire faisant intervenir des monstres qui se répercute dans la réalité, et un des jeunes disparaît. Une répétitivité qui peut lasser à la longue, privant le film de tout suspens puisque tout est prévisible. On passera donc notre temps à deviner avec une facilité déconcertante qui sera la prochaine victime en suivant une intrigue assez peu intéressante, jusqu’au final qui ,en 2019, sent plus que le réchauffé.

    Les monstres justement, si certains sont superbes et crédibles, d’autres sont carrément ratés car réalisé en CGI immonde qui ne rendent pas justice à leurs designs pourtant réussi. La réalisation est à l’image des créatures qu’elle met en scène : le cul entre deux chaises. Si Ovredal est par moment inspiré ( les scènes avec l’épouvantail et la grosse dame), c’est terriblement mollasson lors des scènes d’exposition, et parfois même chaotique ( ne clignez surtout pas des yeux lors de l’attaque sous le lit). Si certains penseront que l’on en attendait trop de Scary Stories, car destiné à un jeune public, c’est pointer le principal problème du film. Si un adulte ne frissonnera pas un seul instant et sombrera dans l’ennui, le métrage propose malgré tout quelques scènes de « flippe » peut-être un peu trop intense pour un enfant.

    Image du film "Scary stories"

    © 2019 The Sean Daniel Company − Tous droits réservés.

    Restent les adolescents qui cherchent à se faire peur en salle, ils préféreront sans doute les Conjuring 12 et Annabelle 23, bref un film qui leur procurera des sensations fortes. Un beau gâchis ce Scary Stories :  film qui se cherche et qui ne se trouve malheureusement pas, de part sa répétitivité et son coté schizophrène autant sur sa qualité plastique que dans sa mise en scène. Si s’adresser à une catégorie de spectateurs n’est pas une mauvaise idée en soi, il échoue à trouver un
    public tout court en se coupant à la fois des adultes et des plus jeunes. S’adresser aus enfants ne signifie pas qu’on doit les prendre de haut ou bien encore qu’il faut manquer d’ambition. Les films comme Gremlins, Monster House, Coraline ou encore Wallace et Gromit: le mystère du lapin garou ont su faire preuve d’un dosage parfait pour faire frissonner les petits, et surtout plaire aux plus grands !

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