[Critique] Scream 4

Scream 4 (2011)

1 h 51 min | Horror, Mystery | 11 avril 2011
Note
8/10
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Sidney Prescott, now the author of a self-help book, returns home to Woodsboro on the last stop of her book tour. There she reconnects with Sheriff Dewey and Gale, who are now married, as well as her cousin Jill and her Aunt Kate. Unfortunately, Sidney's appearance also brings about the return of Ghostface, putting Sidney, Gale, and Dewey, along with Jill, her friends, and the whole town of Woodsboro in danger.

10 ans se sont écoulés depuis les terribles meurtres commis par Ghostface. Sydney Prescott est parvenue à tourner la page mais c’est tout de même avec appréhension qu’elle retourne à Woodsboro pour le lancement de son premier roman. Ses retrouvailles avec sa cousine Jill ainsi qu’avec le duo de choc Dewey et Gale seront de courtes durées : Ghostface est de retour mais cette fois-ci les règles vont changer.

Déja plus de 10 ans après que Scream 3 ait laissé de nombreux fans de la franchise sur leur faim, Wes Craven a décidé de relancer une saga qui était jusqu’ici une trilogie. Pour tout recommencer sur de nouvelles bases tout en restant fidèle à l’esprit de la franchise, Craven s’est encore allié à Kevin Williamson pour construire son film avec un scénario solide.

C’est qu’il s’en est passé des choses en 10 ans de cinéma d’horreur : alors qu’a la fin des années 90, la vague du néo-slasher commençait à montrer ses limites, c’est du côté des remakes que les cinéastes en manque d’inspiration se sont tournés afin de donner à la jeunesse  d’aujourd’hui du sang frais tout en ne prenant pas trop de risques avec des histoires avant déjà fait leurs preuves il y a quelques dizaines d’années.
En parallèle, la mode des tortures-porn a aussi vu le jour depuis Saw et Hostel, et ces dernières années, les petits films gores ont pullulé dans les sorties DTV mais aussi avec la franchise Saw dont les 7 épisode sont TOUS sortis au cinéma. Enfin, depuis Paranormal Activity, les faux documentaires inspirés de Blair Witch ont voulu surfer sur le côté pseudo-réaliste et pas toujours avec réussite.

La force principale de Scream 4 (et à la manière du 1er épisode) est de reprendre à son compte une partie de l’histoire du cinéma d’horreur pour l’intégrer à son histoire de la plus belle des manières : non pas en en faisant une simple parodie mais en analysant ces divers phénomènes du cinéma avec un recul particulièrement saisissant. C’est ainsi que Craven passe au grill notamment la mode des remakes hollywoodiens et également les films tournés en caméra subjective.
Ce temps qui a passé, le réalisateur a choisi d’en faire une force : à nouvelle décennie, de nouvelles règles selon l’affiche. Scream se paye alors une véritable cure de jouvence et devient un slasher moderne et rafraîchissant. Le tueur est plus vif, plus sadique, les meurtres sont beaucoup plus sanglants et nombreux, ils rythment le film sans être non plus prévisibles.

Dans cet affrontement avec le passé, Craven a choisi de confronter les survivants de la 1ère génération (et donc avec les rides et le Botox en plus) à des petits jeunes d’aujourd’hui, bercés à l’Internet et aux Buzz en série. Toutes ces nouvelles têtes (à claques) ne sont pas fondamentalement différentes de celles de 1996 si ce n’est une soif de célébrité accrue qui justifie aujourd’hui tout et n’importe quoi.

Pas tout à fait une parodie, Scream 4 est malgré tout un film qui fait rire par son cynisme particulièrement bien développé : un cynisme face au constat des limites d’un certain cinéma, mais également d’un cinéaste face à ses propres erreurs qui sait en tirer parti pour mieux redémarrer. Car il en fallait de l’auto-critique pour oser revenir aux sources après un Scream 3 des plus mauvais, en nous servant sur un plateau un excellent divertissement.

De Scream 4 on retiendra particulièrement le tout début et la fin du film, tout simplement géniaux : la ( les ) scène d’ouverture hilarante semant le trouble dans les esprits des spectateurs; et le dernier quart d’heure du film surprenant et plein d’énergie. Scream 4 est en réalité un parfait épisode de transition dans la franchise de Craven, très fun et décomplexé, un peu lent par moments mais ça fait tellement plaisir de retrouver Scream au cinéma qu’on en redemande !

Critique par Alexa

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On l’attendait avec impatience, ça y est, le Scream nouveau est arrivé ! Partant d’un pitch pas vraiment original mais résolument fidèle aux trois opus précédents et réunissant de nouveau le célèbre casting qui aura fait rêver toute une génération de geeks dans le milieu des années 90 (le trio Neve CampbellCourteney CoxDavid Arquette), Scream 4 se montre tout à fait digne de ces « nouvelles règles » qu’il dépeint avec beaucoup de justesse et d’humour, malgré ses quelques petites imperfections scénaristiques. Wes Craven, maître incontesté de l’horreur new age pour les uns, cinéaste raté pour les autres, n’en finit pas de déchaîner les passions en proposant une œuvre « satirique » qui, tout revendiquant son côté 100% fun, en profite pour aborder quelques-uns de ces sujets d’actualité auxquels nous ne pouvons décidément pas échapper, tant ils imprègnent nos modes de vie au quotidien.

Avant toute chose, ce dont tient à nous parler Craven, c’est de cinéma, et de cinéma d’horreur, bien entendu. En effet, le réalisateur de soixante et onze ans nous livre, via quelques petites (piques ?) répliques bien senties, son point de vue plutôt pessimiste sur l’industrie cinématographique : celle qui ressasse encore et toujours les bonnes vieilles formules qui marchent et nous les envoie à la gueule en tentant de nous les faire passer pour révolutionnaires (et le pire, c’est que ça marche !) ; avec ses franchises qui ne se lassent pas de donner suite à des films sans intérêt mais dont le nom seul suffit à faire vendre (euh, qui est la mauvaise langue qui a dit Saw ?) ; ou encore sur cette incorrigible mode du remake, qui se targue bien souvent à tort d’apporter quelque fraîcheur et nouveauté à l’œuvre originale tout en s’en appropriant les mérites sans vergogne (La Colline A Des Yeux ? La Dernière Maison Sur La Gauche ? Au choix…).

Et, bien sûr, Craven de ne pas oublier de préciser que les règles horrifiques next gen ne sont décidément plus celles d’antan, perdant l’intégralité de leur charge corrosive, celle-là même qui faisait tout le génie des films d’horreur des années 70, de même que tout sens et toute consistance véritables. On sent derrière ces répliques à l’acide une certaine aigreur de la part de celui sur qui il était « hype » de cracher dans le milieu de la critique, passé un temps ; aigreur sans doute due à un manque de reconnaissance flagrant et à trop peu d’indulgence à l’égard de ses essais pas toujours très concluants dans des styles divers.

C’est aussi pour Craven l’occasion de réfléchir sur le développement fulgurant des nouveaux médias qui envahissent le marché depuis la dernière décennie, avec son lot de voyeurisme, d’exhibitionnisme et de valeurs morales revues à la baisse. Le monde part en vrille et le cinéaste a visiblement ressenti le besoin de le souligner tout au long de Scream 4, en nous donnant à voir une génération « multimédia » s’étant complètement perdue dans sa course frénétique à la nouveauté et son errance virtuelle à la recherche de sensations toujours plus fortes, entre Smartphones, Iphones, webcams, Facebook et Twitter. Vieux bougon rétrograde, Wes Craven ? Pas nécessairement. Car la société qu’il dénonce avec beaucoup d’humour a franchement de quoi faire peur, peut-être plus encore que le boggeyman au masque blanc grimaçant de son film. D’ailleurs, en parlant d’humour, nous tenons justement ce qui constitue à mon sens la principale faiblesse de Scream 4

C’est un fait avéré, la trilogie des Scream se distinguait des autres slashers de son époque grâce à son second degré marqué et sa dimension réflexive, aucune raison donc pour qu’il n’en soit pas de même pour ce quatrième opus… Seulement voilà, Craven en fait trop. Certes, il est très appréciable pour le spectateur qu’il y est autant de clins d’œil auto-référencés à sa propre trilogie ainsi que de très nombreuses références à d’autres films considérés par toute une génération de cinéphiles comme appartenant au panthéon des films cultes, mais, malheureusement, les dialogues pourtant souvent très savoureux de Scream 4 n’échappent pas à la lourdeur. D’ailleurs, la scène d’introduction, revendiquant ouvertement ne pas se prendre au sérieux, a quelque peu tendance à désamorcer d’emblée la tension que l’on peut attendre d’un tel film, nous invitant presque à assister à une comédie horrifique, voire une parodie à la Scary Movie. Ce ton exagérément ironique peut répondre à l’absurdité des comportements qui nous sont donnés à voir, avec leurs focalisations excessives sur la gloire et le besoin obsédant d’être vu, mais peut également s’avérer déstabilisant de prime abord.

Malgré tout, Scream 4 ne déçoit pas : le gore est (relativement) au rendez-vous, et il faut bien avouer que c’est un vrai plaisir que de retrouver Sid, Gale et Dewey, même vieillissants, subir les assauts d’un nouveau Ghostface aux motivations obscures. Sans oublier un final délicieusement jouissif où la violence éclate comme du C4, entre les clins d’œil au premier volet qu’apprécieront à coup sûr les fans de Scream depuis 96 et une démonstration d’autodestruction à la Tyler Durden fort réussie. On regrettera cependant que l’éternelle survivante Sidney Prescott ne soit pas au top de sa forme niveau interprétation… En effet, sa personnalité duelle, à la fois vulnérable et étonnamment coriace, ne bénéficie pas d’un traitement aussi efficace que dans les trois premiers : ici, elle semble un peu paumée voire inconsistante, son jeu se contentant d’alterner entre Superwoman et Miss Victime de manière peu subtile et surtout peu vraisemblable. Néanmoins, Scream 4 demeure bourré d’action, ne laissant jamais au spectateur au comble du bonheur le temps de souffler entre deux meurtres bien sanguinolents ou deux répliques tout simplement brillantes. L’action s’enchaîne donc  à la vitesse de la lumière, ce qui suffit largement à rattraper les quelques faiblesses de cette nouvelle résurgence du slasher made in Craven.

Quinze ans après le premier Scream, on constate que le réalisateur tant controversé n’a pas perdu de son mordant et n’hésite pas à s’attaquer ouvertement à ce qu’il considère comme de l’anti-cinéma, tout en s’inscrivant lui-même dans un système qu’il sait pertinemment régi par des « règles » auxquelles il n’adhère pas forcément… Piquant, drôle, violent et délicieusement érudit, Scream 4 ne fera certes pas l’unanimité (comme d’hab’…) mais a néanmoins le mérite d’être parvenu à se renouveler tout en restant fidèle à l’esprit de la trilogie qui aura relancé la carrière de Wes Craven.

Par Emmanuelle Ignacchiti

25 plusieurs commentaires

  1. Cool, j’avais bien envie de le voir…

  2. yep, moi aussi !!!!!!!!!!!!!!

  3. Je viens de le regarder & c’est un bon divertissement pas trop gore =) –

  4. J’ai hâte de le voir !

  5. je trouve scream4 plutot bien mais il n’y a pas de scene gore ou de scene tres stressante . A part ca ce film est tres bien

  6. déçu par ce 4ème opus,
    la multiplication des mises en abimes ne m’a pas permis de rentrer dans l’histoire
    du coup, je n’ai pas eu peur lors des arrivées du tueur, mon seul sursaut c’est quand le geek à la webcam frontale se prend un pot de fleur à la fin du film. La musique aidant j’ai sursauté.
    Sinon je suis déçu d’une telle distanciation constante. Même si le genre est différent, j’aurai préféré qu’il fasse un « haute tension », qu’on rentre direct dans l’histoire. J’ai peur pour le 5 et le 6, que je n’irai pas voir.

  7. je trouve se film genial , l’une des scéne la plu gore quan il dit »je sui dan la panderie  » et apré elle se fé tuer , on voit les boilleau xD sa dechire

  8. J’ai vu ce film et il était génial. Aussi bon voir plus que les autres. Un bon mélange d’horreur et d’humour. Une fin surprenante, des meutres bien pensés tout en restant dans l’esprit de Scream, plein de références aux films d’horreurs, de nouveaux personnages attachants. En plus la salle était super dans l’ambiance c’etait juste un pur moment de bonheur. Comme quoi pas besoin de sexe et de torture mal faites ou alors de vu en caméra pou passer un moment incroyable! Vive gosthface. Cette suite à bien réussi ) évouler avec son époque et je dit bravo et à bientôt pour Scream 5 qui je suis sur sera tourné vu l’enorme succés de ce film!

  9. Pour ma part, un peu déçu par ce 4e opus.
    Beaucoup trop de références qui cachent finalement un scénario bien maigre et un manque d’inventivité (ill ne suffit pas de parler de Facebook pour être dans le vent!).
    Bref, pas totalement déplaisant mais décevant !

  10. extrêmement décevant, ce n’est pas un film d’horreur, mais surtout un film comique. il n’y a aucun suspense. Puis les films sont trop répétitifs, toujours la même chose, tout le monde veut tuer Sidney, mais autant la tuer en premier vu que le tueur est toujours médiocre.Il aurait mieux valut en rester au 1.

  11. j’aim beaucoup rigolé au cinéma de ce film (jusqu’a ce qu’on m’envoie des Pop-corn –‘) c’est un film avec des meurtres beaucoup trop prévisible, un tueur prévisible et des répliques très drôles! A voir pour ceux qui aiment rigoler durant un film d’horreur 🙂

  12. Je ne l’ai pas encore vu, mais j’ai hate ^^

  13. Frenchement, je suis sorti de la salle de ciné et sa ma mit une grosse claque !!
    J’ai pas eu vraiment peur, mais je suis un fan de scream 1 et de Wes craven et frenchement enorme , apène sorti j ai voulu directe aller le revoir

  14. Un film trop médiocre et en aucun cas effrayant ! J’ai payé 10 € ma place de ciné pour m’ennuyer durant toute la longueur de ce navet pas très coûteux à réaliser ! à déconseiller !

  15. Wes Craven m’a surpris avec ce 4ème opus, que je suis allé voir uniquement pour me dire que je les avais tous vus, sans en attendre rien d’exceptionnel. Ca ne l’était pas, certes, mais j’étais agréablement surpris de voir à quel point il faisait plaisir à voir. Totalement différents de ses 3 ancêtres, Wes Craven a décidé de jouer la carte de l’auto-dérision. Plus de surprise, on connaît la chanson, on sait où se cache le méchant, et quand il va débarquer. Mais se regarde en toute simplicité.

  16. Wes Craven ma enormemon surpri avec scream 1 mais je trouvais quil était de moin en moin bien avec les opus suivant mais scream 4 ma vraiment surpi parsque je trouver scream 2 et 3 clairement était de la merde comparer au 1er opus lorsque scream 4 est arriver on voient se film je me suis dit quil en fais fort et c’est le cas jai du le voir 100 fois geniale surtout ma seine preferer quand il dit « jai jamais dit que j’était dans ta pendri » et il est chez la voisine aprer on la voi allanger sur le lit avec le ventre ouver en plus en voi les boiyo qui sortent gore pas super gore mais gore film a voir

  17. bonne année à toutes et à tous. je viens de voir le film, honnetement c’est un navet ! c’est pathetique et c’est encore et encore la meme histoire et surtout mal joué !!!!!!!!

    je sais pas ce que vous avez penser du debut mais j’etais un peu perdue, on aurait dit un lancement de film pour le 5eme volet, bref à eviter…..le meilleur reste le 1er !

  18. jadors tue alors jador sream

  19. Wes Craven n’a jamais été un maître du cinéma d’épouvante et ne le sera jamais ! La série des « Scream » est une pure arnaque, un pseudo film d’épouvante catalogué film d’horreur par Hollywood rien de plus. Une merde monumentale mais surement pas un pur slasher. ça sent le pognon à plein nez et ce sont les producteurs Hollywoodiens qui s’en mettent plein les poches, et ils ont bien raison, tant que des benêts hypnotisés par les médias continueront à dépenser leur fric pour aller voir de telles daubes. Les acteurs qui jouent dans cette arnaque sont aussi vides et sans âme que ce film. Vous voulez voir de vrais films d’horreur ?! piochez dans le cinéma indépendant !

  20. Super rattrapage! Vraiment intéressant celui là! Le suspense et l’énigme toujours présent. L’envie d’un autre Scream aussi. J’ai vraiment apprécié. Cette saga est super!
    Par contre quelque moment un peu bas, un peu sans dessus-dessous. Mais bon.. good!

  21. Je voudrais rajouter que, comme Vincent, je trouve aussi que ce 4e Scream surprend par rapport au autre.

  22. il est juste tros bien =)

  23. Pour moi c’est le meilleur Scream après le 1er, bien écrit, on revient aux bases !

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