[Critique] Starry Eyes

Starry Eyes (2014)

1 h 32 min | Horreur | 14 novembre 2014
Note
6/10
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Sarah Walker a un petit boulot sans avenir sous le joug d'un patron qui la prend de haut, elle subit des amitiés superficielles avec des acteurs concurrents et participe à des castings qui n'aboutissent à rien. Après plusieurs auditions humiliantes face à un duo pour le moins bizarre, elle décroche le rôle principal dans leur nouveau film. Malgré le fait qu'ils lui demandent de faire des choses de plus en plus étranges, elle sera prête à tout pour réussir, aveuglée par son fantasme de célébrité.

Petit film horrifique indie joliment emballé, Starry Eyes dévoile une manière très peu orthodoxe de percer à Hollywood, ce « Grand Satan » du divertissement de masse. On y suit Sarah, jeune actrice survivant grâce à un petit boulot ingrat et bercée par ses rêves de superproduction Hollywoodienne. Après avoir décroché un essai pour le premier rôle d’un supposé film d’horreur, elle va découvrir les dessous pour le moins diaboliques de l’industrie du cinéma.

Pour leur deuxième film après le confidentiel Absence (2009), Dennis Widmyer et Kevin Kolsch se lâchent du côté des références. Starry Eyes fait ainsi régulièrement penser à Rosemary Baby ou même Répulsion de Polanski. Le film dresse donc le portrait d’une femme de plus en plus rongée par une psychose et perdant progressivement pied avec la réalité. Pour citer des films plus récents, on se situe à la croisée de House Of The Devil et Contracted.
Du premier, on retrouve une partie du thème ainsi qu’une structure dérivant progressivement dans l’horreur et l’influence du second se ressent dans une impressionnante dégénérescence physique au féminin. Sur ce dernier point, la mise en scène en profite pour enchaîner au 2/3 du film quelques séquences bien cradingues avant d’embrayer sur un climax brutal.
Heureusement, le film sort un peu des sentiers battus en mettant également en scène une bande de potes tous wannabe superstar, livrant un contre-point léger et amer (la compétition ronge le cercle amical) à la déchéance physique et morale de son personnage principal.

Un after de soirée un peu difficile

Mais le film ne serait pas grand-chose, du moins il en resterait au stade de critique un peu vue et revue du système Hollywoodien (coucou Mullholland Drive !), sans la performance assez dingue d’Alexandra Essoe dans le rôle principal. Une prestation ambiguë du début à la fin, et rendant crédible le quotidien d’une wannabe pas super bonne actrice et un peu plus perturbée que la moyenne. En tout cas elle l’est suffisamment pour être vite noyée par l’influence malsaine d’une mystérieuse société de production au nom ésotérique et employant des individus pour le moins inquiétants.

Ray Wise n’étant pas dispo, la prod’ a trouvé un sosie

Histoire de ne rien gâcher, cette sympathique surprise se pare d’une ambiance musicale bardée de gros synthé sortis des eighties (les réalisateurs ont dû être traumatisés par le remake de Maniac). Bref, s’il ne révolutionne pas grand chose sur le thème du pacte Faustien, ce Starry Eyes est un divertissement horrifique hautement recommandable.

Critique par Alex B

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