Sucker Punch

Sucker Punch (2011)

1 h 50 min | Action, Fantastique, Thriller | 25 mars 2011
Note
2/10
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Internée contre son gré, Babydoll n’a toutefois pas perdu la volonté de vivre. Déterminée à se battre pour recouvrer sa liberté, elle pousse quatre autres jeunes filles — Rocket la grande gueule, Blondie la débrouillarde, Amber la fidèle des fidèles et Sweet Pea toujours hésitante — à se regrouper pour tenter d'échapper à leur destin terrifiant, à la merci de leurs geôliers, Blue, Madame Gorski et le High Roller. Entraînées par Babydoll, les filles engagent une bataille fantastique contre l’univers fantastique, des samouraïs aux serpents, avec un arsenal virtuel à leur disposition. Ensemble, elles doivent décider de ce qu’elles sont prêtes à sacrifier pour rester en vie. Mais, avec l’aide d’un Sage, leur incroyable voyage — s’il réussit —les conduira à la liberté.

Pour s’échapper d’un asile pour jeunes filles et d’une lobotomie prochaine, la jeune Babydoll (Emily Browning) se projette sur plusieurs niveaux d’imaginaires. Accompagnée de ses quatre bombasses de potes, soit Sweet Pea (Abbie Cornish), sa sœur Rocket (Jena Malone, ex-copine de Donnie Darko), Amber (Jamie Chung) et Blondie (Vanessa Hugdens), devenues  des guerrières quasi-invincibles, notre héroïne part récupérer quatre éléments pour pouvoir espérer gagner sa liberté.

Le public jeune et gavé de MTV semble être la cible de ce long clip fort en guimauve et traversé de proto-Pussycat Dolls. Cela justifierait alors le rôle prépondérant accordé à la BO, cela dès la scène d’ouverture défilant comme un clip sombre sur une reprise de Sweet Dreams. Une utilisation au moins aussi consternante et anti-climatique que le choix des titres alignant remixe hip hop de Queen – plus pompier tu deviens dingue – comme reprise pop guimauve de Where Is My Mind des Pixies, poussant le massacre jusqu’à une reprise des Stooges par ces has been de Skunk Anansie.

sucker punch

Zack Snyder livre un Brazil à la sauce Coyotte Girl et invente un pompiérisme apocalyptique presque aussi kitsch qu’un clip de Pink, recyclant sans aucune idée neuve tous les clichés de l’imagerie geek. Du rétro-futurisme au style Dungeon & Dragon en passant par le cyberpunk.

Laid et surchargé, le film s’enfonce dans une grandiloquence esthétique qui fait souvent de la peine. Sans direction artistique encadrée par un matériel de base aussi fort que le Watchmen de Moore ou le 300 de Miller, Snyder est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, brisant tous ses jolis jouets un à un sur une trame narrative mièvre et riquiqui, accumulant les scènes d’actions grandioses mais dénuées du minimum de viscéralité obligatoire pour impliquer le spectateur. Une conséquence du principe même du film et de sa mise en scène : dans l’imagination d’une jeune femme refusant la violence du réel, cette dernière se retrouve oblitérée du film tout comme son impact émotionnel. Pour le reste, si tu es encore impressionné par un plan séquence full 3D (Blade 2 le faisait déjà) digne d’une cinématique à la sauce cyber de God Of War, alors tu pourras apprécier ces séquences synthétiques de fight contre le vide. Sinon, hormis une séquence fébrile et brutale décimant quelques dizaines de soldats zombies en pleine tranchée, difficile de rentrer dans l’action et d’y trouver la moindre tension.

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Niveau casting, nos cinq filles font ce qu’elles peuvent pour exister entre le fond vert et leurs doublures numériques, Jamie Chung et Vanessa Hudgens assurant l’option « pot de fleurs », le tout pour un résultat finalement aussi sexy qu’une bande de poupées en plastique trop maquillées. Pour ce qui concerne les personnages secondaires, difficile de rester sérieux devant Scott Glenn, éternel second rôle, ici en David Carradine du pauvre et débitant à chaque rencontre des punch lines digne d’un guide de sophrologie zen pour les débiles ou bien devant Carla Gugino et son pastiche d’accent polonais. On regrettera la sous-exploitation de Jon Hamm, le Don Draper de Mad Men apparaissant deux minutes dans le film.

Bref, quelques bonnes idées de mise en scène ne sauvent pas ce film consternant dans son ensemble. Mais Sucker Punch n’étant pas arrivé en tête du box-office US dès sa première semaine d’exploitation et les partis pris extrémistes (cela même dans le mauvais goût) suscitant toujours l’intérêt avec un recul chargé de 36ème degré, attendez vous à ce que dans cinq ans ce film soit décrit par certains comme le « grand métrage malade de Snyder. Culte et mésestimé. »

Critique par Alex B

Aucun commentaire

  1. Emmanuelle Ignacchiti

    Lol excellent !!! C’est exactement ce à quoi je m’attendais après avoir vu la super bande-annonce moche à en crever et racoleuse de surcroit…
    En tout cas ta critique m’a bien fait rire Alex ! 🙂

  2. alors là je suis déçu par ta critique ( d’habitude je ne le suis jamais ).
    Tout d’abord je trouve le film très bien réalisé et on retrouve tout ce que l’on aime chez ce réalisateur.
    Encore faut il apprécier ces films.
    Pour ma part je trouve le début tout simplement génial, et la reprise de sweet dreams ( chanter par l’actrice ) va très bien avec la narration de cette babydoll. Et pourtant je ne suis pas fan de la génération MTV.
    L’histoire est particulièrement bien faite. Cette héroine qui préfère s’évader dans un monde imaginaire plutôt que d’affronter les pires sévices.
    Alors d’accord on arrive pas à entrer dans son monde imaginaire a chaque fois, mais il faut avouer que les images sont très belle avec des mondes bien différent. Et je ne pense pas que ces actrices sont des pot de fleurs.
    Emily Browning et Jena Malone ( Donnie Darko,Les Ruines) livrent de bonnes interprétations.
    Un second visionnage complètement différent est peut être nécessaire pour comprendre les effets de miroir et ainsi prouver que les apparences sont trompeuse du début jusqu’à la fin du film.

  3. Non, personnellement, je suis fan des trois autres films de Snyder. D’où le fait de tomber de très haut à la vision de Sucker Punch où les visuels badass m’ont semblé se transformer à l’écran en vignettes kitshs sur le thème « la culture geek pour les nuls ». Après j’ai lu comme tout le monde les interprétations des effets de miroir et sur l’identité de la véritable « héroïne » de l’histoire, cela n’enlève rien à ce que je trouve mauvais dans ce métrage…

  4. Ca m’etonne pas ! Ca fait vraiment le vieux film plines de bonasses, mais qui ne presente rien d’interessant a part les jolis decolletés des demoiselles.

    Il tombe bien bas Snyder..

  5. En effet, ça sent la grosse daube !

  6. Ah non!!!! d’habitude je suis assez d’accord avec les critiques de ce site mais là pas du tout! Le coté sexy des personnages ne fait que renforcer le coté assez glauque de l’histoire (c’est pas juste pour les geek en manque). Le film débute dans un univers très malsain dans l’hôpital et tout à coup, avec le coté sexy des filles ,le maquillage, les tenues, il se transforme en un film fantastique, assez magique finalement mais reste très malsain (la prostitution de baby doll, les meurtres…). Bref ce film est le meilleur que j’ai pu voir cette année il est magnifique!

  7. Qu’est-ce que t’as contre skunk anansie?

  8. Naaah. J’aime aucun des films de Snyder , à part justement Sucker Punch. Y’a une tension sexuelle de malade qui parcourt le film, l’intro est géniale (pour une fois chez lui) puis les décors sont sympas. J’suis pas hyper fan des passages de ‘danse’, mais pour tout le reste (la planification de l’évasion, les affrontements entre les filles / le reste du monde, la croupe des actrices) je dis OUI!

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