[Critique] Summer Camp

Summer Camp (2016)

1 h 21 min | Horreur | 18 mars 2016
Note
7/10
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En espérant y vivre de nouvelles expériences, quatre jeunes acceptent de travailler comme moniteurs et monitrices dans un camp d’été. La propagation incontrôlable d’une infection qui rend chacun agressif va entraîner le groupe dans une spirale infernale d'horreur et de folie. Pour pouvoir trouver l’origine de cette infection tout en réussissant à rester en vie, chaque membre du groupe va devoir lutter contre le temps. Et contre eux-mêmes.

Summer Camp est un premier film espagnol (avec un casting en partie américain) réalisé par un certain Alberto Marini. Malgré qu’on soit face à sa première réalisation, Alberto Marini n’est pas un inconnu du paysage horrifique hispanique. En effet, il est principalement scénariste et a déjà travaillé sur certains films de Jaume Balaguero (Malveillance, A Louer) ou encore un de Paco Plaza (L’Enfer des Loups). On peut aussi signaler qu’il est le producteur délégué de la saga REC jusqu’à son troisième épisode. Nous sommes donc devant sa première tentative derrière la caméra et on sent l’influence de ses deux acolytes sur son film.

L’histoire de Summer Camp commence avec 4 moniteurs de colo qui arrivent dans une maison abandonnée en Espagne. Les préparatifs se passent bien jusqu’à ce que l’un d’entre eux devienne anormalement agressif… On ne vous en dira pas plus dans ce synopsis car c’est un film qu’il faut lancer sans trop en savoir. Une grande partie de son intérêt réside dans sa faculté à créer de fausses pistes et ça, dès la première scène du film. On découvre une femme, les mains attachées et les yeux bandés, avec quelqu’un qui lui court après à travers une forêt. Alors on pense immédiatement à une traque, mais en fait, pas du tout.  C’est simplement un jeu de confiance entres les moniteurs afin de mieux se connaître. Tout le début du film regorge de petites scènes de ce type pour alerter le spectateur. Sans grande incidence sur le récit en lui-même.

Mais le film ne s’arrête pas là dans ses intentions, non non non. Passé cette introduction, le scénario va continuer à faire des feintes mais cette fois-ci sur le cœur même de l’intrigue. Le premier REC aimait beaucoup faire cela également. On entre dans l’immeuble en pensant à un coup de folie d’une vieille dame, pour ensuite penser à l’invasion de zombie puis encore une autre chose (que nous ne spoilerons pas ici). Dans Summer Camp, c’est un peu moins bien réalisé, on a souvent une impression de WTF que d’une réelle progression dans l’histoire. Mais c’est aussi ce qui fait l’originalité et l’intérêt du film.

C’est pour toutes ces raisons qu’il vaut mieux ne pas trop en savoir sur Summer Camp avant de le voir. Nous sommes face à un film dont on reconnait l’identité espagnole directement. Si vous en êtes un adepte du genre, on vous encourage fortement à aller le découvrir. Sinon, on ne va pas se mentir, c’est un peu bordélique et à vouloir trop perdre le spectateur dans les retournements de situations, il risque d’en perdre pour de bon. De notre côté, on adore le cinéma fantastique hispanique alors on ne va pas bouder notre plaisir !

Par Benjamin Germany

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