[Critique] The Demon Inside

The Demon Inside (2019)

  • Titre original: The Assent
  • 1 h 29 min | Horreur, Thriller | 23 octobre 2019
    Note
    2/10
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    Après trois années passées en prison pour la mort d’un enfant lors d’une séance d’exorcisme qui a mal tournée, le Père Lambert cherche sa rédemption auprès de Joel, un jeune père de famille qui soupçonne son fils d’être possédé...

    En ces temps troublés de pandémie, tous les gros distributeurs ont décidé de décaler aux calendes grecques la majorité de leurs productions, laissant un véritable boulevard aux petits films indépendants, aux productions françaises laborieuses et aux dessins animés moches et abrutissants, produits entre 2 pauses déjeuner. Du coup, il fallait bien trouver une alternative à l’horreur sans se contenter de films déjà sorti 4 mois avant (Invisible Man). S’il on exempte le ridicule The Hunt, qui fait plus office de série z trashouille que de véritable film d’horreur, il ne restait plus que l’improbable The Demon Inside pour contenter les amateurs du genre.

    Sorti de nul part, tel un aveux d’impuissance, The Demon Inside, réalisé par Pearry Reginald Teo dont la quasi totalité de la filmographie est inédite en Europe, raconte le calvaire de Joel, père de famille esseulé élevant son fils avec difficulté. Sans emploi sérieux, schizophrène et pris de crises de migraines remplies de visions malsaines, il va devoir faire face à un cauchemar plus important encore lorsque son enfant va se mettre à changer radicalement, comme s’il était possédé par une entité malfaisante. Un prètre désavoué, fraîchement sorti de prison après un exorcisme qui aurait mal tourné, va se porter volontaire pour lui venir en aide afin de réparer son erreur passée.

    Le décor ainsi planté, attaquons le sujet qui fâche. Car, qu’on se le dise, le film est très mauvais. La trame narrative est molle (on passe bien trois quarts d’heure à vide), les acteurs sont insupportables et les effets visuels carrément indigestes. Les crises de migraine du père sont un parfait exemple du chaos ambiant qui se dégage de l’entreprise. On a rarement ressenti autant d’ennui lors d’une projection de ce type, accentué par une salle complètement déserte. Ils nous tentent même le coup du twist final qui n’en est clairement pas un tant on le voit venir à des kilomètres. On pourrait vous parler des décors et de la musique mais encore une fois, c’est ni fait ni à faire. On ne trouve aucun argument valable pour sauver ce sous, sous, sous, sous « L’Exorciste » du naufrage auquel il est destiné.

    Actuellement en salles, on ne conseille The Demon Inside à personne, si ce n’est aux curieux boulimiques de films, en possession de cartes illimités, sans quoi l’initiative n’a aucun intérêt. Et encore, même là, faut avoir du temps à perdre.

    Par Mark Asensio

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