[Critique] The Grudge

The Grudge (2020)

1 h 34 min | Horreur, Mystère | 2 janvier 2020
Note
1/10
Notez ce film :
Nul !Très mauvaisMauvaisPas terribleMoyenPas malBonTrès bienExcellentChef d'Oeuvre (6 votes, moyenne 4,67 sur 10)
Loading...
Une nouvelle version tortueuse de ce classique du genre, de cette histoire horrifique, inspirée du film JU-ON : THE GRUDGE de Takashi Shimizu.

Nouvelle suite désastreuse d’une franchise devenue culte, The Grudge 2020 est le premier film de la saga marqué par l’absence de son créateur : Takashi Shimizu. Très éloigné de l’original ou même de la version américaine, The Grudge se noie dans cet océan de navets horrifiques appliquant sans cesse les mêmes codes marketing du genre.

Image du film "The Grudge"

© 2020 Ghost House Pictures − Tous droits réservés.

L’histoire de la malédiction exceptée, on ne retrouve rien de la franchise. Bien qu’il cherche à se placer à la suite des autres volets, le style tant éloigné de ce qui a fait la popularité de The Grudge rend difficile de faire le lien chronologique de cet univers. On déplore grandement le changement de maquillage des “fantômes”, un visuel blanc et froid marqué dans nos mémoires, remplacé par un visage semi-démoniaque terne. Une sorte de mélange entre Samara dans Le Cercle et Valak dans La Nonne. Des meurtres trop nombreux, sans mystère et moins dérangeants visuellement que dans les premiers volets. Des jumpscares tellement prévisibles qu’ils n’ont plus aucun effet. Et un visuel global plus lisse, plus aseptisé, sans charme. Non pas que l’objectif était de faire un copier-coller des films de 2003 et 2004, mais supprimer les éléments forts de The Grudge pour les remplacer par des tips déjà (trop) vus c’est non !

Image du film "The Grudge"

© 2020 Ghost House Pictures − Tous droits réservés.

Impossible de ne pas remarquer le total manque de prise de risque de ce film. A l’instar d’un nombre incalculable de productions de genre, on est en plein dans la facilité abusive. A croire que l’horreur est condamnée à devenir un genre creux, répétitif et fade. Heureusement on trouve encore de remarquables pépites (merci Ari Aster et Robert Eggers d’oser créer !) parmi les remakes, suites et préquels sans queue ni tête que nous balancent les studios. Bref, The Grudge ressemble plus à une insulte au cinéma qu’à une tentative de ramener sur le devant de la scène une malédiction déjà culte.

Pour ne pas être trop sévère on peut tout de même souligner que certaines scènes font preuve d’un visuel intéressant. Et bien que le film ne présente aucun intérêt, il peut divertir les moins passionnés par son rythme fluide et susciter quelques sursauts chez le spectateur. Sans vouloir défendre les puristes en clamant haut et fort “c’était mieux avant”, il faut reconnaitre que les remakes commencent sérieusement à devenir indigestes en massacrant les originaux sans rien apporter d’intéressant.  The Grudge est au paroxysme de ce type de film qu’il vaut mieux oublier au plus vite. On espère donc que 2020 sera plus tourné vers la création et abandonnera des films aussi mauvais que The Grudge.

Par Joanny Combey

Add to Collection

x

You must be logged in to collect content