The Rage

The Rage (2007)

Note
6/10
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Pendant que le Docteur Viktor Vasilienko voit ses expérimentations scientifiques l’agresser violemment, cinq jeunes font la fête lors d’un concert en plein air. Au moment du retour, notre petite troupe repart dans son van et percute alors violemment un mutant fort mal en point. Leur véhicule en panne et poursuivis par des volatiles agressifs, les cinq amis vont être amenés à découvrir les abominables expériences du savant fou…

Un savant fou rejeté par la médecine se met en tête de fomenter des expériences scientifiques visant à inoculer le virus de la rage à des êtres humains qu’il capture et séquestre dans son laboratoire secret. Mais, un jour, l’expérience tourne mal et l’un de ses cobayes s’échappe. Le virus va alors se propager dans la forêt, contaminant humains et animaux qui se transforment en monstres assoiffés de chair et de sang.

Avec The Rage, Robert Kurtzman (The Demolitionist, Wishmaster, Buried Alive) voulait réaliser LA série B (voire Z) ultime, parfaite ; du genre de celles que l’on regarde un vendredi soir entre potes  en mangeant des pizzas, une bière bon marché à la main et, surtout, en se fendant la gueule.
Premier film fait-maison du réalisateur, loin des contraintes hollywoodiennes « qui détruisent la créativité », The Rage réussit le pari d’atteindre tous ses objectifs avec maestria.
En effet, The Rage est un film complètement barré, très fun, avec des scènes d’anthologie à mourir de rire. Robert Kurtzman pousse le concept de film indé à son paroxysme et ne recule devant rien pour accomplir son projet jusqu’au-boutiste ; allant jusqu’à mettre en scène des meurtres d’enfants (les siens !), ou encore des vautours enragés qui fracassent les vitres d’un van à coups de tête… Ça hurle, ça suinte et ça saigne à profusion, le tout dans une ambiance hyper-glauque et malsaine à souhait ; exactement ce qu’il fallait pour ravir le public d’éternels teenagers que nous sommes.

Côté scénario, le film comporte tous les ingrédients nécessaires à la recette d’une bonne série B digne de ce nom : un déroulement sans surprise cousu de fil blanc, des ados débiles et complètement creux, égarés dans leurs pulsions autodestructrices entre sexe, drogue et rock n’roll, des dialogues stéréotypés absolument savoureux («ouais, peut-être qu’on va mourir demain alors éclatons-nous ! »), un savant mégalo rejeté par ses pairs qui décide d’user de ses talents scientifiques pour se venger de l’humanité toute entière, des expériences démoniaques au fin fond d’un laboratoire de l’horreur, des zombies couverts de pustules purulentes qui tranchent, mordent, éviscèrent et déchiquètent tout ce qui bouge, un nain pervers, des lesbiennes décérébrées… Soit autant d’éléments déclencheurs de fous rires !
D’un point de vue technique, là encore, tout est pensé pour rester dans l’esprit low cost de la série B : rôles surjoués, doublages ratés et délicieusement ridicules, bande-son des plus banales mais néanmoins efficace, effets spéciaux old school plutôt réussis et vraiment fendards, CGI carrément consternants témoignant d’un manque de budget évident… Bref, tout est là pour nous faire passer un pur moment de détente et de divertissement sans prise de tête.

Le délire de The Rage atteint son apogée avec l’entrée en scène de vautours maléfiques qui attaquent sans répit la bande de ratés que nous suivons depuis la rave party archétypale de la série B. Savant mélange d’animatronic et de CGI foireux, les vautours sont tout bonnement à hurler de rire, tant par leur design grotesque que par leur manière de nous laisser imaginer le pauvre mec hors-cadre qui secoue activement les marionnettes pour rendre réalistes leurs attaques épiques.
Quelques longueurs viennent néanmoins casser le rythme effréné du film lors de scènes se voulant plus « sérieuses », notamment les longs monologues du docteur Viktor Vasilienko, interprété par le charismatique Andrew Divoff (Wishmaster I et II, Air Force One),  la véritable star de The Rage, absolument génial dans son rôle d’ersatz du savant obsessionnel Herbert West (Reanimator, réalisé par Stuart Gordon d’après la nouvelle de H.P Lovecraft).

The Rage est donc à considérer avant tout comme un pur produit de série B et peut-être même comme le parangon du genre, extrêmement gore et délirant, à consommer sans modération dans un cadre convivial et propice à la déconnade.

Par Emmanuelle Ignacchiti

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