Vendredi 13 (1980)

Vendredi 13 (1980)

  • Titre original: Friday the 13th
  • 1 h 35 min | Horreur | 9 mai 1980
    Note
    6/10
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    En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, meurt noyé au camp de Crystal Lake. L'année suivante, les deux responsables du camp sont tués. Crystal Lake ferme. Mais en 1980, Steve Christy décide de le rouvrir un vendredi 13, jour anniversaire des décès survenus vingt-trois ans auparavant. Lors de la préparation du camp pour son ouverture, les moniteurs du centre disparaissent les uns après les autres pendant la nuit…

    Après avoir réalisé quelques films dans les années 70 et surtout avoir produit La Dernière Maison sur la Gauche de Wes Craven en 1974, Sean S. Cunningham profite de l’engouement du public pour le slasher.

    « Vendredi 13 » est le premier volet d’une série de 12 films produits jusqu’en 2009. Il s’agit d’un grand classique des films d’horreur qui sort en 1980, soit après « Massacre à la tronçonneuse » (1974) et « Halloween » (1978). Le panthéon du slasher en fait. Dans ces films, le tueur est un personnage assez atypique, un « boogeyman ». Il se distingue par son apparence (souvent un masque) et son arme. Mais ici, tout est chamboulé. Pourquoi le tueur ne serait-il pas Monsieur ou Madame tout le monde ?

    Image du film "Vendredi 13"

    © 1980 Paramount − Tous droits réservés.

    Le réalisateur Sean S. Cunningham décide de mettre le spectateur dans la confidence dès le début et partage ce que voit le tueur en filmant à la première personne. C’est ce qui est intéressant pour vivre « dans sa tête » et c’est en même temps frustrant car on ignore son identité. L’utilisation de la vue subjective en fait une entité malfaisante à la présence permanente. Dès que la caméra s’éloigne des personnages, nous nous retrouvons dans la peau du tueur, à les épier sans relâche et à attendre le moment propice pour frapper.  A la différence de John Carpenter pour « Halloween » qui mise tout sur l’ambiance et la mise en scène léchée, Cunningham s’inspire du giallo et du cinéma de Mario Bava, et en particulier du film La Baie Sanglante sorti en 1971, jusqu’à même copier certains meurtres.

    Image du film "Vendredi 13"

    © 1980 Paramount − Tous droits réservés.

    Lorsqu’on se penche sur son cas, Vendredi 13 premier du nom est vraiment un film à part. Car même si il introduit toute la saga, il n’entretient finalement que peu de similitudes avec les autres films. Là où les autres chapitres n’hésitent pas à montrer le tueur sous toutes les coutures, Sean Cunningham cultive le mystère jusqu’au bout. Du tueur, nous ne verrons qu’une silhouette un peu floue et ses mains, jusqu’à la toute fin. « Vendredi 13 » s’inspire des grands films de genre qui il’ont précédé dont « Black Christmas » mai aussi « Psychose ». Comme dans le film de Alfred Hitchcock, le tueur est toujours omniscient, il observe et il est prêt à passer à l’action à la moindre occasion. La comparaison avec Hitchcock s’arrête là puisque « Vendredi 13 » souffre grandement d’un manque de rythme (et de moyens ?). Mais qu’importe, puisque le but de Sean S. Cunninghamson était de choquer visuellement. Heureusement d’ailleurs… Ainsi, les meurtres seront graphiques, et plutôt nombreux pour l’époque.

    Image du film "Vendredi 13"

    © 1980 Paramount − Tous droits réservés.

    Au final, on retiendra surtout le premier quart et d’heure et les dernières minutes du film. Car le reste souffre de gros problèmes de rythme, mais il va crescendo. jusqu’à un double final devenu culte. Même si le film souffre du poids des années, il garde notre sympathie pour sa sympathie et son inventivité scénaristique.

    Elodie A.

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