[Critique] DeadHeads

DeadHeads (2011)

1 h 32 min | Aventure, Comédie, Horreur | 29 avril 2011
Note
2/10
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Mike et Brent se réveillent pas tout à fait en vie, pas tout à fait morts au beau milieu d’une épidémie de zombies. Après avoir découvert une bague de fiançailles dans sa poche de manteau, Mike enrôle son nouveau pote Brent, pour l’embarquer dans une quête à la recherche de son amour perdu. Ils sont donc morts-vivants, ce qui ne veut pas dire que les deux amis ne peuvent pas se lancer sur la route à la recherche de l’amour perdu. Mais la route sera semée d’embûches et ils ne savent pas qu’ils sont poursuivis par d’impitoyables chasseurs de zombies.

La malédiction des Brothers s’en prend cette fois au film de zombies…

Strause Brothers, Butcher Brothers ou bien Viscious Brothers, le cinéma horrifique américain semble envahi depuis quelques années par des fratries de réalisateurs tous aussi nuls les uns que les autres… Avec ce Dead Heads, pourtant pétri d‘intentions aussi louables qu’opportunistes, les Pierce Brothers n’échappent pas à cette malédiction.

On imagine ainsi aisément les deux frérots découvrir Shaun of the Dead en Pay Per View lors d’une soirée Halloween bien arrosée, se prendre une claque et décider derechef de s’en inspirer pour leur premier long. Dead Heads garde ainsi le pitch de base, soit le duo de potes lancés sur les trace de l’ex-copine blonde de l’un, perdue en pleine apocalypse zombie, mais en y ajoutant un petit twist : les deux larrons sont morts et viennent de se réveiller zombifiés. Bien sûr, par la magie d’une raison bien foireuse, les deux personnages ne sont pas des zombies lambdas, soit un peu légumes et cannibales, mais ont conservé leurs facultés humaines. Twist oblige, ce n’est pas l’épidémie zombie qui va menacer leur road trip mais une armée de scientifiques et militaires (réduite pendant presque tout le film à trois personnes) lancée à leur poursuite.

deadheads

A partir de ce pitch de départ, le scénario abandonne toute idée de construction d’intrigue un minimum solide. Le film se contente d’avancer à coup de détails superficiels sans jamais les transformer en véritables enjeux, culminant dans une « résolution » expédiée en un coup de vent et abandonnant sur le côté tout un pan de l’histoire. Au lieu d’un scénario digne de ce nom, les frères Pierce s’essayent à l’absurde en confondant cliché et délire créatif et finissent par se contenter d’éparpiller les références entre deux scènes peuplées de personnages secondaires finalement assez inutiles. On retrouve ainsi dès le début La Nuit Des Morts Vivants ou bien Le Jour des Morts Vivants au détour d’une expérience scientifique complètement gratuite, cela quand le film ne reprend pas des extraits d’Evil Dead lors d’une séquence de Drive In…

Cette soif de démontrer une connaissance assidue du « geek pour les nuls » se ressent aussi dans les dialogues, souvent écrits comme des clins d’œil bien lourds vers des films tels que Terminator ou les Goonies. De plus, quand il ne surjoue pas l’anti-politiquement correct (les enfants prennent cher) et s’aventure sur le terrain de la pur comédie, Dead Heads peut devenir aussi embarrassant qu’un épisode de la franchise American Pie en DTV. On retiendra ainsi une discussion plus qu’en dessous de la ceinture avec un vieux vétéran du Vietnam.

Niveau réalisation, le film se montre assez dynamique et exploite correctement un budget que l’on devine très réduit. Dead Heads se permet aussi toute une série d’effets horrifiques plutôt réussis, épuisant toutes les possibilités offertes par un zombie en terme d’explosions sanglantes. Ici, le principal point faible est l’image en elle-même : toutes les séquences nocturnes souffrent d’un étalonnage verdâtre pour un rendu vidéo immonde. Dommage, ces scènes remplissent les trois quarts du film et le résultat fait un peu mal aux yeux.

Finalement, la seule raison de ne pas arrêter le visionnage de ce Dead Heads tient à son duo de comédiens principaux. Leur alchimie à l’écran fonctionne plutôt bien, renforcée par la présence d’un troisième personnage véritablement zombifié. Cette relation finie donc par susciter assez d’empathie pour impliquer un minimum dans les bribes d’intrigue émaillant le film. Mais cela reste bien trop maigre…

Film diffusé dans le cadre de la thématique «Inédits et avant-premières» de l’Etrange Festival 2011. Sortie zone 2 française chez Emylia le 15 janvier 2012

Critique par Alex B

Aucun commentaire

  1. Tout compte fait, pas mécontent de ne pas l’avoir gardé dans ma liste de films à voir à l’Etrange Fest !

  2. oui, en plus j’ai commencé le festival avec ce film, heureusement que ce n’est qu’un « accident de parcours »… C’est souvent ça avec les inédits, ils ne sortent pas en France parfois pour de très bonnes raisons…

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