[Critique] Housebound

Housebound (2014)

Note
8/10
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Une cambrioleuse à la petite semaine est assignée au domicile parental pour purger sa peine. Mais cette demeure en apparence tranquille se révèle habitée par un (des ?) curieux invité(s)...

Parmi les bonnes surprises du PIFFF cette année, nous pouvons citer Housebound.
Premier film du réalisateur néo-zélandais Gerard Johnstone (à qui l’on doit la série The Jackie Brown Diaries), Housebound suit Kylie, une jeune adolescente rebelle qui se voit contrainte, après un braquage raté, de retourner vivre chez sa mère. Mais une étrange présence semble leur tenir compagnie ce qui va conduire Kylie à mener l’enquête en compagnie d’un flic obsédé par le paranormal.

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La séquence d’ouverture annonce la couleur : c’est un film devant lequel on va rire. Mais qui réserve aussi son lot de frissons. Car c’est là toute la singularité de Housebound : son décalage perpétuel entre comédie et épouvante. Gerard Johnstone joue avec les codes des films de maison hantée pour ensuite, en une fraction de seconde, bifurquer vers la pure loufoquerie.
Ainsi certaines séquences sont proprement jubilatoires et l’ensemble parvient généreusement à maintenir tout du long cet équilibre savoureux entre humour et terreur. Autant dire que les zygomatiques sont sollicitées !

Pas surprenant dès lors que le film ait été adoubé par Peter Jackson quand on songe à ses premiers travaux furieusement barrés (Braindead, Bad Taste). Housebound est cependant moins axé sur la surenchère gore mais plus proche de The Frighteners (1996). D’ailleurs, force est de constater que l’intrigue, censée se dérouler en 2013, prend place dans un décor vraiment digne d’un film d’épouvante des années 80-90. Une bâtisse labyrinthique (Le Sous Sol De La Peur, The Frighteners) avec sa cave sombre et poussiéreuse (Amityville)…

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Également généreux en twists et fausses pistes (une maison hantée… êtes vous sûr ?), Housebound fait progressivement monter la sauce jusqu’à un final désopilant. Un mélange des genres survolté et tellement plaisant qu’on lui pardonne de bon cœur ses quelques incohérences. Déjà lauréat du Grand Prix au NIFFF 2014 et du Prix du Public au FEFFS 2014, le film de Gerard Johnstone se forge une jolie réputation mais ne connaîtra pas les honneurs d’une exploitation en salles, sa sortie Direct to DVD étant prévue pour le premier trimestre 2015. Dommage car il aurait bien mérité une distribution digne de ce nom.

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Vous l’aurez compris, Housebound est une agréable surprise. Une combinaison habile des genres (horreur-thriller-comédie) avec suffisamment de personnages décalés et de rebondissements pour ne pas s’ennuyer. Peut être un poil trop sage par moments mais pour un premier film aussi rafraîchissant, on ne va pas chercher la petite bête.

Critique par Sébastien D

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Aucun commentaire

  1. C’est un excellent film doté d’un scénario bien ficelé !
    Je le conseille fortement !
    Merci pour cette découverte Sebastien !

  2. Merci pour cette découverte que j’ai été dénichée sur internet suite à ton article… pas bien ! … tout comme les zombies beavers, merci et continue ton rôle de chineuse

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