[Critique] La Colline a des yeux

La Colline a des yeux (1977)

  • Titre original: The Hills Have Eyes
  • 1 h 32 min | Horreur | 22 juillet 1977
    Note
    4/10
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    En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

    Evoquer aujourd’hui La Colline a des yeux, deuxième long-métrage de Wes Craven après La dernière maison sur la gauche, n’est pas simple. Le film se heurte à deux problèmes majeurs et rédhibitoires : il a plutôt mal vieilli et doit faire face au remake réalisé par Alexandre Aja.

    Premier constat, le passage du temps ne sied pas à ce deuxième essai de Craven, un peu à l’image de son précédent La dernière maison sur la gauche, avec lequel le film entretient pas mal de points communs. Si son sujet reste étonnamment d’actualité, il n’es est pas de même quant à la forme du film. Outre son aspect poisseux, son image délavée et ses raccords à la limite de l’amateurisme par instants, La Colline… se veut reflet de son époque, notamment dans sa volonté de dépeindre une certaine idée de la famille américaine, son goût pour l’auto-défense, l’utilisation des armes à feu, la peur de l’inconnu…


    Des défauts embarrassants

    Ce témoignage de la fin des années 70 agresse l’oeil, tant les habitudes vestimentaires de l’époque (ah ! Ce tee-shirt seillant et ce petit short en jean moulant de Doug… , tout autant que la représentation du cannibale dégénéré, absolument ridicule tant dans le look que dans le comportement (malgré un Michael Berryman toujours aussi flippant) sont des obstacles pour le spectateur d’aujourd’hui. De plus, les personnages souffrent d’une caractérisation assez grossière, entre le grand-père flic et borné, amateur d’armes à feu, le gendre empoté qui devient force de la nature, la soeur braillarde et irritante…

    the-hills-have-eyes

    Des scories qui heurtent d’autant plus aujourd’hui que le remake est passé par là et a su contourner ces défauts avec une prise de recul très appréciable. Très fidèle au matériau d’origine, le film d’Alexandre Aja a su reprendre un sujet qui n’a pas pris une ride, tout en y ajoutant des détails qui en font un survival d’excellente qualité. L’oeuvre de Wes Craven serait-elle alors totalement dépourvue d’intérêt ?

    La gestion de la tension

    Heureusement non. Comme le prouveront plus tard Les griffes de la nuit, L’emprise des ténèbres ou encore la série des Scream, Wes Craven sait faire monter la tension, et les trente première minutes du film sont à cet égard toujours aussi efficaces. La gestion de la menace extérieure est remarquable, la nature et l’identité des assaillants étant dans un premier temps soigneusement cachés, suggérés. Un peu à l’image, toutes proportions gardées, du travail d’un Carpenter sur Assaut. A cet égard, la première véritable irruption des sauvages intervenant au tiers du film est d’une brutalité bienvenue et cauchemardesque.

    Dommage que la suite ait du mal à tenir la distance…

    CollineYeux

    L’irruption de la violence

    Dans un registre similaire à ce qu’il avait déjà fait sur La dernière maison sur la gauche, le cinéaste dépeint une cellule familiale troublée et désarçonnée par l’irruption de la violence, et dont les membres vont être contraints de se faire eux mêmes plus sauvages et sadiques que les agresseurs pour protéger et venger les leurs.

    Reste un survival très daté donc, qui reste néanmoins une pièce maîtresse de la filmographie de Craven, ne serait-ce que pour la vague de descendants qu’elle a engendré… à commencer par sa propre suite… comment dire… mieux vaut ne rien dire.

    Par Nicolas Mouchel

    Aucun commentaire

    1. Pour moi c’est le meilleur film d’horreur que j’ai vu. Super gore (surtout le premier, parce que le deuxième est un moins bien ficelé), bonne histoire. Et les tueurs sont supers bien fait. Chapeau!!! Dommage qu’il n’y ai pas un troisième. A revoir sans modération.

    2. Je peut me décider à ta place. Le film est EXELLANT ! J’ai passé un très très bon moment !

    3. Critique amateur :)

      Un bon film d’horreur bien stressant 🙂
      En revanche, je reproche au film de prendre beaucoup de temps à démarrer. Effectivement, c’est le temps nécessaire pour s’attacher aux personnages protagonistes, mais un peu trop long.
      Par contre, dès que le film se lance, alors là… PARFAIT.
      Stressant, effrayant, « gore » même si je n’aime pas ce terme.
      La scène du viol est un peu limite… elle passe très bien dans le scénario, mais même si on ne voit pas le coït, rien que d’y penser c’est monstrueux. Franchement c’est quelque chose que je ne comprend pas dans les films d’horreur, c’est les scènes de viols (ex: La dernière maison sur la gauche).
      Une fin de film pas du tout chiante, on reste quand même attentif.
      J’ai apprécié ce film à 100% dès l’attaque de la première nuit.
      16/20

    4. ce filme a été réalisé au maroc à ourazazat, la place ou a eu lieu presque toutes les scènes existe toujours.

    5. Réservé aux amateurs de gore uniquement… parce que sinon je le trouve bien pauvre niveau scénario. Mais bon, à voir une fois histoire de..

    6. film d’une rare cruauté ce film reste un classique du survival/horreur, la fin par contre reste peu probable quand le frère et la soeur monte un piège contre les cannibales. quelques années plus tard, alexandre aja en fera un remake très efficace avec pour thème les retombés nucléaires sur des gens rendus monstrueux rien à voir avec le premier film qui traite du cannibalisme. ce film qui dâte de l’année 1977 reste toujours efficace. note : 4,5/5

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