[Critique] Le Blob

Le Blob (1988)

  • Titre original: The Blob
  • 1 h 25 min | Horreur, Science-Fiction | 5 août 1988
    Note
    8/10
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    Une météorite percute la Terre. Une masse informe s'en extrait et grandit en ingérant un à un les habitants d'une ville des États-Unis. Le Blob se glisse partout pour traquer ses proies et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Dans cette ambiance d'enfer, Meg Penny et Brian Flagg, tentent de survivre, alors qu'une mystérieuse équipe gouvernementale met la ville en quarantaine...

    Réalisé par Chuck Russel sur un screenplay co-écrit avec Frank Darabont et remakant un film des fifties, The Blob est certainement l’un des films d’horreur les plus cool des années 80, voire de tous les temps.

    The Blob semble en effet réunir tous les ingrédients du parfait film popcorn pour une petite soirée horrifique nimbée de nostalgie des années 80.

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    Un film avec des combinaisons anti-bactériologiques inutiles
    ne peut être que du grand cinéma

    Tout d’abord le pitch : après s’être crashée sur la paisible ville d’Arborville, ce qui semble être une navette spatiale libère une masse gélatineuse animée de viles intentions et se nourrissant d’êtres humains. Une idée de départ basique et ici traitée de manière très efficace puisque le Blob ne se pose jamais de questions existentielles, se contentant d’avaler tout ce qui passe à sa portée. Dénué de conscience, ce monstre sans forme autorise alors au film quelques incartades assez punks, éliminant ainsi dès la première bobine le jeune sportif sympa, héros bien trop parfait et rapidement dévoré sous les yeux de sa petite amie. Un petit côté anti-politiquement correct bien rafraichissant pour un film d’horreur où personne n’est à l’abri, pas même le gamin qui se croit très malin ou le vieux noir pré-Morgan Freeman et plein de sagesse (cliché ici bien détourné).

    En plus de ce mauvais esprit complètement réjouissant, le film est drôle et truffé de détails comiques à l’exemple de ce jeune homme interrompant un instant romantique passé dans sa voiture avec une jolie blonde pour aller se préparer un cocktail bien compliqué grâce à son coffre transformé en un véritable mini-bar ultra-fourni.

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    Le blob animera aussi vos soirées romantiques

    Propulsant une histoire menée sur un rythme enlevé, la réalisation de Chuck Russel – à l’époque associé au divertissement horrifique de qualité depuis son Freddy 3 : les griffes du cauchemar – se fait très créative quand il s’agit de trouver une nouvelle idée de mise à mort et généreuse en effets spéciaux. Le blob est une substance rose et carnivore, sorte de « slime » acide absorbant ses victimes et grossissant à chaque nouveau repas. Des caractéristiques qui permettent au film d’y aller franco sur les très nombreux maquillages gores. La facture visuelle du monstre en action est aussi de très haut niveau, qu’il soit de taille raisonnable, rampant à toute vitesse sur un plafond, jaillissant d’un évier bouché ou fracassant une cabine téléphonique, ou bien arrivé à une masse gigantesque, prêt alors à dévorer la ville entière.

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    Le genre de film où il ne fait pas bon d’être jeune, beau et sportif

    Pour une production horrifique, le casting tient la route et les deux personnages principaux sont assez bien campés. Il est aussi très plaisant de croiser furtivement quelques figures connues comme Bill Moseley, Paul McCrane (bad guy dans Robocop, flic dans The Blob), Art LaFleur et même Jack Nance (acteur fétiche de Lynch)…

    Si le côté eighties trop affirmé te rebute, cela ne sera pas trop un problème ici: The Blob ne paraît pas tellement daté quand on le compare avec d’autres productions de cette décennie. Cela est peut-être une conséquence de son budget de 18 millions de dollars d’ailleurs plutôt hallucinant compte tenu de ce que le film se permet niveau débordements sanglants. Finalement c’est presque le personnage principal qui aura le plus mal vieilli, sorte de blouson noir à mullet et sosie moche de Matt Dillon (petit coup d’IMDB et, oups, il se trouve qu’il s’agit de son frère, qui joue d’ailleurs aujourd’hui l’un des personnages principaux de la série Entourage).

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    En terme de pur divertissement horrifique, The Blob se pose donc en fleuron du genre et au lieu d’aller voir la dernière bouse siglée « cinéma bis » qui n’aura d’horrifique que sa qualité, découvre ou redécouvre plutôt ce petit classique bien visqueux. Cela avant que les studios nous pondent un remake et en lissent un peu trop le mauvais esprit…

    Critique par Alex B

    BONUS:

    Après toute cette violence, un poster pour faire du bien à tes yeux.

    The_Blob_TT-Poster

    Aucun commentaire

    1. AAAAAH ce film !
      Je suis un fan incontesté du Blob… Un grand moment, et sans doute une des seules fois ou on a pu voir un mec passer par un tuyau d’évier 🙂

    2. très fun ce blob de chuck russel, beaucoup de suspens, de très bons effets spéciaux et des acteurs emballants. note : 4/5

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