Mamá

Mamá (2013)

  • Titre original: Mama
  • 1 h 40 min | Horreur | 18 janvier 2013
    Note
    6/10
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    Deux petites filles ont disparu dans les bois le jour où leur parents ont été tués. Des années plus tard, celles-ci sont retrouvées et adoptées. Mais une certaine Mama continue de leur rendre visite...

    Réalisé par le metteur en scène du court-métrage original et produit sous la houlette de Guillermo Del Toro, Mama est une sympathique déclinaison du film de possession, avec ses éternels enfants menacés par un esprit malveillant dans un cadre familial détourné en antre de toutes les horreurs. Un contexte propice aux terreurs les plus primales et sévèrement mis à mal par Hollywood via des productions aussi indigentes qu’impersonnelles telles le récent The Possession.

    Quand Mama revisite l’Enfant Sauvage

    Le papa des Hellboy et du Labyrinthe de Pan étant à la barre du projet, les auspices étaient plutôt bons. Premier effort : le film réinvente un minimum le canevas scénaristique. La possession tient ici du rapport maternel, possessif par essence, entretenu par un spectre avec deux gamines forcées de survivre cinq années à l’état sauvage suite à une tragédie familiale plutôt chargée. Ramenées à la civilisation, elles gardent dans leurs bagages un terrible secret : l’ectoplasme les a accompagnées et ne compte pas se faire éjecter de la cellule familiale aussi facilement.

    Face à ce challenge matrimonial d’un autre genre – on imagine le potentiel « Ça se discute » – le scénario réussit à imposer des personnages sortant un peu de l’ordinaire. Là où le navet standard aurait mis en contre-point de la vie sauvage une famille Nutella, Mama met en scène un jeune couple à moitié préparé à cette parentalité imposée par le sort. A moitié, puisque que seul le père de substitution, interprété par Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister dans Game of Thrones), est dévoué à 100% à cette nouvelle cause, son frère décédé étant le père biologique de ces deux orphelines. Dans l’ombre, sa compagne (Jessica Chastain), n’y voit quant à elle que de nouvelles contraintes pour sa vie de couple et sa carrière de rock star. Mais, face à une menace surnaturelle de plus en plus vindicative, elle devra prendre sur elle et faire face à ses nouvelles responsabilités…

    Trop dure la vie avec Jessica Chastain

    Ces enjeux prometteurs, le film ne les transforme qu’à moitié. Faute notamment à une direction d’acteur et une écriture de personnage bâclant un peu le rôle de Jessica Chastain, ici transparente et peu crédible en punkette molle du genou et au désœuvrement digne d’une Avril Lavigne lyophilisée. Il faudra attendre le dernier tiers pour que le personnage prenne une ampleur bienvenue.

    Les tests de démarche pour la créature étaient pourtant prometteurs…

    On en veut aussi à cette direction artistique qui rate la plupart du temps la mise en scène de sa créature principale, certains plans débordant de CGI baveux indigne d’une production 2012. Et pourtant, cela commençait bien grâce à des idées de mise en scène jouant habilement sur le hors-champ et exploitant le fait que la Mama ne se révèle pendant un temps qu’aux enfants. Mais, une fois la bête affichée intégralement, difficile parfois de ne pas sortir du film tant le résultat manque sincèrement de corps à l’écran.

    Une dernière réunion familiale avant le grand final

    Cette faiblesse, ajoutée au fait que l’on ne craint pas grand-chose pour les gosses pendant une partie du métrage en raison du caractère protecteur de la Mama, ou bien que les victimes collatérales n’aient été que pauvrement développées (et cette idée d’aller enquêter de nuit dans une forêt alors même qu’on a déjà été confronté à l’être surnaturel), fait que Mama n’est pas vraiment un grand film de terreur. Il arrive cependant à se sortir un peu les tripes et à faire oublier ses grosses ficelles scénaristiques (l’enquête sur les origines du monstre étant quand même bien facile) via un final joliment mélancolique évitant le happy ending total et laissant le spectateur sur un sentiment ambiguë, ce qui est déjà pas mal…

    Critique par Alex B

    BONUS : Trailer

    La Mama a un crush pour Jessica Chastain

    Aucun commentaire

    1. J’ai beaucoup aimé ce film. Je l’ai trouvé très beau comme film. Même si la fin m’a fait versé des petites larmes.

    2. mama à reçu le grand prix de gerardmer et c’est tout à fait mérité. on sursaute d’effroi lorsque mama apparaît et terrorise notre couple d’adoption. les deux fillettes font peur également. la fin est un grand moment d’émotion et le scénario est limpide comme de l’eau de roche. vraiment une bonne surprise. note : 4/5

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